Communiqués de presse - Février 2005 - La réglementation des métaux lourds parmi les décisions clé du Conseil d’administration du PNUE - United Nations Environment Programme (UNEP)
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La réglementation des métaux lourds parmi les décisions clé du Conseil d’administration du PNUE

Les gouvernements ont également convenu de renforcer le budget du PNUE et son action dans des domaines aussi divers que l’eau, les femmes, l’état d’alerte face aux désastres, l’évaluation scientifique

Nairobi, 25 février 2005 – Les gouvernements ont pris aujourd’hui une décision importante pour la réduction des risques sanitaires et environnementaux liés au mercure, un métal lourd en rapport avec un grand nombre de maladies.

Dans le cadre d’un programme élargi sur le mercure, ils ont demandé au Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) de mener une étude sur la quantité de mercure commercialisée et disponible dans le monde.

Le mercure, un métal lourd qui peut avoir des effets tels que des lésions cérébrales chez les enfants en bas âge, est utilisé dans des produits aussi divers que les ampoules électriques, les plombages dentaires et les thermomètres.

Des actions devront également être prises afin de renforcer la communication sur les risques du mercure envers des groupes plus vulnérables. Ceux-ci inclus les femmes enceintes dont les enfants risquent d’avoir des malformations si elles mangent trop de poissons ou de mammifères marins tel que les phoques contaminés par le mercure.

Les gouvernements ont également convenu de promouvoir les meilleures techniques disponibles pour réduire les émissions de mercure produites par les usines chimiques et autres sites industriels.

D’un commun accord ils ont décidé de développer des partenariats entre les gouvernements, les organisations internationales et le secteur privé visant à réduire la pollution due au mercure. Les premiers projets pilote devraient voir le jour des septembre prochain.

Il est probable que parmi ces partenariats certains se proposent de réduire les émissions de mercure provenant de centrales électriques à charbon, le mercure des effluents de fabriques de chlore et la pollution liée à l’extraction d’or.

Dans le cadre de ces partenariats, les gouvernements mettront des experts et des techniques écologiques à la disposition des pays et des industries qui les demandent.

Le mécanisme de partenariat focalisera également sur les déchets et le surplus des réserves de mercure. Il veillera aussi à promouvoir la recherche afin de mieux comprendre comment le mercure circule dans l’atmosphère.

Le PNUE a également été chargé de développer des campagnes publicitaires et un site web dans le but de sensibiliser le public sur les réalisations des partenariats.

Les Gouvernements, qui participaient à la 23ème session du Conseil d’administration du PNUE et au Forum ministériel mondial sur l’environnement, ont également convenu d’examiner, dans deux ans, le niveau de réussite du nouveau programme.

Ils décideront alors si des actions supplémentaires seront nécessaires. Si c’est le cas, différentes options seront évaluées, y compris la possibilité d’un traité juridiquement contraignant.

Plus d’un millier de délégués venus de près de 140 pays y ont participé. Wangari Maathai le prix Nobel de la paix 2004 et vice ministre kenyan de l’environnement était également présente.

Klaus Toepfer, Directeur exécutif du PNUE, a déclaré aujourd’hui : « A l’ouverture de ce Conseil d’administration, j’ai appelé les gouvernements et les délégués à assumer le rôle de responsables de l’environnement mondial afin d’accomplir les Objectifs de développement des Nations Unies pour le millénaire relatifs à la pauvreté, l’eau et la santé. »

« Il me semble qu’ils ont réalisé des progrès sur un nombre important de questions, y compris les métaux lourds, l’eau et l’assainissement, l’autonomisation des femmes et l’évaluation scientifiques de ce monde toujours en mutation », a-t-il ajouté.

M. Toepfer s’est déclaré ravi que les gouvernements aient officiellement adopté le Plan stratégique de Bali en matière de soutien et de renforcement de capacité technologiques. Le plan guidera le travail du PNUE portant sur le soutien de pays au niveau national.

« Nos activités liées à l’alerte face aux catastrophes, telles que les tsunamis, ont également obtenu le soutien des gouvernements», a-t-il dit.

Les finances du PNUE ont été renforcées, suite à la décision des gouvernements d’allouer 144 millions de dollars US au financement de base du PNUE, le montant le plus élevé jamais attribué. En effet, toutes sources de financement comprises, le budget total de l’organisation pour la période biennale de 2006-2007 atteint près de 300 millions de dollars US.

M.Toepfer s’est félicité du succès de l’Institut de l’environnement, un événement nouveau au Conseil d’administration consistant d’ateliers de formation destinés aux participants et à quelques invités, mais aussi à des membres de la communauté de Nairobi.

« Nous souhaitons être des partenaires exemplaires pour le Kenya et la ville de Nairobi, où siège le PNUE. Je pense que la contribution de l’Institut de l’environnement, un événement qui a été très suivi, souligne de nouveau cette intention. »

La mise en place de projets relatifs à d’autres métaux lourds a également été décidée aujourd’hui. A noter en particulier : la demande d’élaborer une évaluation mondiale sur le transport du cadmium et du plomb.

Les gouvernements souhaitent mieux comprendre comment ces deux métaux se dispersent dans l’atmosphère, les fleuves et les mers. Ils pourront ainsi établir si une action concertée est nécessaire à l’échelle mondiale pour répondre aux conséquences environnementales et sanitaires.

Le cadmium, qui est présent dans de nombreux produits y compris les batteries, est un élément toxique connu, lié à des troubles respiratoires et gastro-intestinaux et qui, dans les cas les plus graves, atteint les reins et le squelette.

Le plomb est associé à plusieurs problèmes de santé dont des lésions cérébrales chez les enfants en bas âge et des maladies des systèmes cardiovasculaire et reproductif.

Notes aux éditeurs

Le PNUE a sorti une évaluation mondiale du mercure en février 2003.

Selon le rapport, les centrales électriques à charbon et les incinérateurs rejètent 1,500 tonnes, ou 71% des émissions atmosphériques de mercure provenant d’activités humaines. La part du lion provient aujourd’hui des pays en développement. Avec 860 tonnes d’émissions, l’Asie est en première place.

L’extraction artisanale d’or et d’argent, de plus en plus courante dans les pays les moins développés, rejette également une quantité importante de mercure (400 à 500 tonnes) dans l’atmosphère, dans le sol et dans les voies d’eau.

Une fois dans l’atmosphère, ce métal lourd dangereux peut parcourir des milliers de kilomètres, contaminant des régions très éloignées de là où le mercure a été produit.

Une étude aux Etats-Unis, citée dans le rapport du PNUE, a trouvé qu’une femme sur douze ou un peu moins de 5 millions de femmes, ont des taux de mercure dans leurs corps considérés dangereux par l’Agence de protection de l’environnement des Etats-Unies.

Il y a trois ans seulement, le Conseil de Recherche des Etats-Unis a estimé que près 60,000 enfants nés aux Etats-Unis risquent des lésions cérébrales.

Cependant, selon des études plus récentes publiées par le US Centers for Diseasse Control and Prevention, le nombre de nouveaux nés à risque s’élèverait à 300,000. A l’échelle mondiale, le chiffre pourrait atteindre les millions.

Pour en savoir plus sur le rapport lancé le 3 février 2003, consulter www.unep.org

Le site web de la 23ème Sesssion du Conseil d’administration: www.unep.org/gc/gc23

Pour plus d’informations, prière de contacter : Eric Falt, Porte-parole et Directeur de la Division de la Communication et de l’Information, Tél. 254 20 623292, e-mail eric.falt@unep.org ou Nick Nuttall, Responsable des relations médias, Tél. 254 20 623084, Mobile 254 (0) 733 632755, e-mail nick.nuttall@unep.org