Communiqués de presse - Septembre 2003 - Le tourisme vers les régions les plus menacées du monde croît de 100 pour cent en une décennie - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Le tourisme vers les régions les plus menacées du monde croît de 100 pour cent en une décennie

Washington, DC/Durban - 12 septembre 2003 - Le tourisme vers les ‘points chauds’ de la diversité biologiques, des régions extrêmement riches en espèces endémiques qui sont également très menacées, a connu une croissance de plus 100 pour cent entre 1990 et 2000.

Tourisme et Biodiversité : Tracer les empreintes mondiales du tourisme, rapport qui met l’accent sur ce fait inquiétant, a été lancé aujourd’hui par Conservation International et le Programme des Nations Unies pour l’environnement. Tourisme et Biodiversité : Tracer les empreintes mondiales du tourisme est l’étude la plus détaillée de son genre focalisée sur les retombées du tourisme sur la diversité biologique. Dans certaines régions, la croissance a été stupéfiante. Ces dix dernières années, le tourisme a augmenté de plus de 2000 pour cent au Cambodge et à Laos, de près de 500 pour cent en Afrique du Sud, de plus de 300 pour cent au Brésil, au Nicaragua et en El Salvador et de plus de 128 pour cent en République Dominicaine.

Le tourisme représente à elle seule 11 pour cent du Produit national brut mondial, emploie 200 millions de personnes et déplace quelques 700 millions de voyageurs par an – un nombre qui devrait doubler d’ici 2020. Il est considéré comme une, sinon la plus importante industrie mondiale. Les voyages écologiques et d’aventure étant les secteurs de l’industrie du tourisme connaissant la plus grosse croissance, les activités liées au tourisme ne pourront que s’étendre dans les régions dans lesquelles la diversité biologique est grande mais particulièrement fragile. Bien que le tourisme peut potentiellement créer des opportunités pour la conservation de la nature, le développement du tourisme, quand il est mal entrepris, peut être une menace majeur aux efforts de conservation de la diversité biologique.

Selon Costas Christ, Directeur supérieur de l’Écotourisme à Conservation International et rédacteur en chef du rapport : « En ce moment, nous sommes à carrefour des derniers fiefs de la biodiversité, où la nature, des communautés en difficulté et le monde en expansion du tourisme se croisent. En liant le développement du tourisme à la préservation de la biodiversité et au bien être des communautés locales, nous pouvons élaborer des stratégies qui œuvreront à conserver les écosystèmes les plus menacés et à contribuer de manière significative à l’allégement de la pauvreté. »

Un développement touristique mal planifié a un éventail de conséquences négatives sur les points chauds de la diversité biologique. Parmi ces conséquences : le défrichage de forêts jusqu’alors intactes afin d’ériger des infrastructures, la pollution, l’introduction d’espèces envahissantes, les pénuries d’eau et la dégradation de l’approvisionnement en eau.

En plus, le développement du tourisme est lié de plus en plus aux économies des pays en développement, pays qui abritent souvent les régions à grande diversité biologique. Le tourisme est la source de revenu principale de 49 des pays les moins développés et la première source de revenu de 37 pays d’entre eux. Bien que économiquement significatif, le tourisme peut aussi s’avérer volatile pour les communautés locales. Le développement du tourisme peut déraciner les peuples indigènes, inciter les monnaies à fluctuer et perturber l’ordre social et culturel.

Mr. Klaus Toepfer, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement, a déclaré : « Le tourisme a le potentiel de faire soit énormément de bien ou énormément de mal. Tous les partis, l’industrie en particulier, ont intérêt à ce que le pouvoir économique du tourisme au 21ème siècle soit pleinement exploité au profit des populations locales et des espèces endémiques. Le tourisme dépend de la stabilité et de la santé des communautés et de l’environnement. Il ne peut pas détruire le paysage et les espèces mêmes que les visiteurs paient pour voir et ensuite déménager vers un autre endroit. Heureusement, il y existe de nombreux exemples où le tourisme a trouvé un équilibre entre les besoins de l’industrie et les besoins des hommes et des espèces. Nous devons encourager et propager ces exemples à travers le monde pour qu’ils ne deviennent pas des îles d’ actions exemplaires dans une mer de dépérissement de l’environnement. »

Tourisme et Biodiversité : Tracer les empreintes mondiales du tourisme comprend des cartes qui tracent la croissance du tourisme à travers les environnements les plus riches en diversité biologique et propose des directives à l’intention des gouvernements, des sociétés privées, des bailleurs de fonds et des communautés locales et visant à appuyer un développement plus durable du tourisme.

Le rapport démontre comment le développement du tourisme, guidé par les principes associés à l’écotourisme, à dire la durabilité de l’environnement, la protection de la nature et le soutien au bien-être des populations locales, peut avoir un impact positif sur la conservation de la diversité biologique et fournir des alternatives économiques importantes aux communautés locales.

Russ Miettermeier, Président de Conservation International, a déclaré : « Intégrer la préservation de la biodiversité à la planification touristique peut aboutir à de meilleurs revenus pour l’industrie, alors que détruire l’environnement serait l’équivalent de tuer la poule qui pond les œufs d’or. »

La croissance du tourisme international étant passée de 25 millions en 1950 à plus de 450 millions aujourd’hui, la capacité du tourisme à atteindre les dernières régions intactes de la planète a mis l’industrie à l’ordre du jour des groupes de conservation de la nature et de celui du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Fondé sur deux ans de recherches, le rapport vise à appuyer l’élaboration de stratégies pour le développement favorable du tourisme.

Des images et des cartes de qualité sont disponible sur demande

A propos des Organisations

Conservation International est une organisation internationale oeuvrant dans plus de 30 pays à travers le monde à protéger la diversité biologique et à démontrer que les sociétés humaines peuvent vivre en harmonie avec la nature. L’organisation développe des solutions scientifiques, politiques et économiques visant à protéger les écosystèmes naturels menacés qui sont riches en diversité biologique. Consultez www.conservation.org pour en savoir plus.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement est la voix environnementale de la famille des Nations Unies. Basé à Nairobi (Kenya), l’Organisation emploie plus de 650 personnes et a un budget annuel d’environ 80 millions de dollars. Parmi ses activités : la surveillance et l’évaluation de l’environnement, l’élaboration d’instruments politiques et de lois, la sensibilisation et l’échange de renseignements, le renforcement des capacités et des institutions et l’assistance technique. Consultez www.uneptie.org pour en savoir plus.