Communiqués de presse - Septembre 2003 - Des Coraux bulles aux poissons clowns - 30 Sep 2003 - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Des Coraux bulles aux poissons clowns - 30 Sep 2003

Nairobi/Londres – 30 septembre 2003 -

Plus de 20 millions de poissons tropicaux et quelques 1471 espèces allant de la demoiselle bleue au chelmon à bec médiocre sont capturés chaque année pour approvisionner le marché aquariophile marin de plus en plus important aux Etats-Unis et en Europe.

Selon l’étude la plus complète jamais entreprise jusqu’ici, 9 à 10 millions autres animaux marins, dont le mollusque, la crevette et les anémones, et touchant quelques 500 espèces, sont vendus pour décorer des bacs à domicile, des aquarium publics et des cabinets dentaires.

Selon le rapport présenté aujourd’hui par le Centre mondial de surveillance de la conservation du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE-WCMC), chaque année, environ 12 millions de coraux durs sont récoltés, transportés et vendus.

‘Des mers aux aquariums : le commerce mondial d’ornements marins’ estime que le commerce des animaux marins d’aquarium rapporte $200 à $330 millions par an. Le rapport paraît à la veille de la sortie en Grande Bretagne de la superproduction Disney, À la recherche de Nemo, qui a déjà remporté un succès foudroyant aux États-unis.

Le film raconte les aventures d’un poisson clown, une espèce qui, avec la magnifique demoiselle bicolore, est la famille de poissons tropicaux la plus vendue.

Le rapport révèle que l’Asie du Sud reste le premier point de départ du commerce mais que les espèces ornementales marines sont de plus en plus capturées le long d’îles nations du Pacifique et de l’Océan indien. Les États-Unis, l’Europe et dans une moindre mesure le Japon sont les marchés où la demande est la plus forte.

Klaus Toepfer, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement, a déclaré à l’occasion : « Pour la première fois, nous avons à notre disposition une évaluation juste du nombre de poissons, de coraux et d’autres animaux tirés des récifs coralliens et aménagés dans des aquariums publics et des bacs à poissons à travers les USA et l’Europe. »

« Collectionner des poissons tropicaux donne du plaisir à des millions de personnes. De plus, cette pratique donne des ailes à une industrie importante et essentiellement légitime, ajoute-t-il. Ces précieuses nouvelles données devraient permettre une prise de décision mieux informée et plus efficace au niveau des politiques, des industries et des consommateurs. Le commerce mondial d’espèces marines, d’une part, représente un risque non négligeable aux écosystèmes des récifs coralliens, mais, d’autre part, présente une opportunité en tant que source de revenus grandement nécessaires aux communautés de pêcheurs locaux. »

« Il représente donc une arme supplémentaire importante dans la guerre contre la pauvreté et pour atteindre non seulement les Objectifs du millénaire pour le développement adoptés par les Nations Unies mais aussi le Plan de mise en œuvre du Sommet mondial pour le développement durable. »

Contrairement aux espèces d’aquarium d’eau douce, 90 pour cent desquelles bénéficie d’un élevage en pisciculture, la grande majorité des aquariums marins est peuplée d’espèces sauvages. Cette activité, si elle n’est pas entreprise de manière appropriée, peut endommager de façon irréversible les récifs coralliens.

Colette Wabnitz, un des auteurs du rapport, note que : « Une minorité de pêcheurs, situés dans des pays tels que l’Indonésie, se servent de cyanure de sodium pour capturer ces poissons. Une dose presque mortelle de poison est versée dans le récif corallien qui abrite les poissons. Les poissons sont alors immobilisés, ce qui permet ainsi leur prise et exportation, mais peut également tuer le corail et d’autres espèces. Les poissons peuvent survivre le processus d’exportation mais meurent souvent de défaillance du foie peu après leur achat. »

Les récifs coralliens, les forêts tropicaux des fonds de mers, ont à faire face à une panoplie de menaces allant de la pollution et de la sédimentation, au blanchissement du corail, la surexploitation des pêcheries et le tourisme. Les récifs de l’Asie du Sud sont particulièrement vulnérables et il est essentiel que l’aquariophilie ne vienne pas exacerber ces problèmes.

Le nouveau rapport du Centre du PNUE met également en lumière la valeur (et les opportunités) économique que pourrait présenter un commerce des aquarium marins.

Selon Mark Collins, le Directeur de WCMC-UNEP, « l’industrie des aquariums, si gérée convenablement, peut apporter un soutien non négligeable à la conservation et à l’exploitation durable des récifs coralliens à travers les régions qui n’ont accès qu’à des sources de revenus limitées. Certaines techniques de collection ont un impact minime sur les coraux. Et bien que la quantité pêchée par l’industrie dans son ensemble est relativement petite, elle est d’une très grande valeur monétaire. »

Suivant le même thème, Des Océans aux aquariums, met en lumière certaines études de cas. L’œuvre rapporte qu’en l’an 2000, 1 kg de poissons d’aquarium provenant des Maldives rapportait presque $500, alors que 1 kg de poissons récifaux comestibles avait une valeur de $6. De même, le commerce de corail vivant rapporte $ 7 000 par tonne contre $60 par tonne pour le corail calcifié.

Un autre exemple est celui du Sri Lanka qui reçoit près de 5,6 millions de dollar par an en exportant des poissons récifaux vers 52 pays. Selon le rapport, 50 000 personnes au Sri Lanka sont directement impliquées dans l’exportation d’ornements marins. Cette activité est une source d’emplois dans les régions côtières à faibles revenus et incite largement au maintien des pêcheries et des milieux récifaux.

Le rapport recommande de développer et de vulgariser la certification par tierce partie agréée qui habilite les consommateurs à choisir. De plus, au niveau des pays d’origine, la mise en œuvre de quotas, de tailles limites de la prise, le classement de réserves marines et la mise en vigueur de permis. Enfin, afin d’atténuer la pression mise sur les stocks sauvages et d’éviter d’éliminer les moyens de subsistances de communautés locales, la pisciculture des espèces les plus commercialisées est nécessaire.

Les données incluses dans le nouveau rapport proviennent essentiellement de la Base de Donnée mondiale d’aquarium marin, un effort entrepris par le PNUE-WCMC, le Marine Aquarium Council (Conseil des aquariums marins ou MAC) et les membres de différentes associations de commerce d’aquariums.

Ed Green, qui a lui aussi contribué à la rédaction du rapport note que : « Les poissons certifiés par le Marine Aquarium Council sont en meilleur santé et ont une meilleure chance de survivre car ils sont tirés, traités et transportés selon les normes internationales adoptées à partir de meilleures pratiques. Nous encourageons les commerçants à adopter les normes de certification du MAC et le public à n’acheter que de marchands honorables. Ce n’est qu’en prenant de telles mesures que nous pourrons assurer un commerce, des ses débuts dans les récifs coralliens jusqu’à la vente des animaux marins, qui soit durable et qui bénéficie à tous.

Le rapport est disponible enligne sur www.unep.org et http://www.unep-wcmc.org/resources/publications/UNEP_WCMC_bio_series/17.htm

Pour plus de précisions veuillez contacter: Robert Bisset, Porte-parole du PNUE en Europe - Tel: 33 1 44377613, Mobile: 33 6 22725842, E-mail: robert.bisset@unep.fr. Eric Falt, Porte-parole et Directeur de la Division de la Communication et de l’information - Tel: 254 20 623292, Mobile: 254 (0) 733 682656, E-mail: eric.falt@unep.org ou Nick Nuttall, Chef de la Section Media - Tel: 254 20 623084, Mobile: 254 (0) 733 632755, E-mail: nick.nuttall@unep.org.

Au PNUE-WCMC, contactez Will Rogowski, Directeur du Marketing et de la Communication - Tel: +44 (0) 1223 277314, Email: will.rogowski@unep-wcmc.org ou Rachel Holdsworth/Gayle Nicol, tel 01954 202789, rachel@holdsworth-associates.co.uk.

Note aux Editeurs

Des Océans aux aquariums tire ses conclusions en partie à partir des données de la Base de donnée des aquariums marins mondiaux (GMAD) qui fut développé en conjonction avec le Marine Aquarium Council (MAC) afin de promouvoir un commerce durable. La base de donnée contient plus de 100 000 données provenant de sociétés d’import et d’export. La base de donnée est disponible en ligne : www.unep-wcmc.org/marine/GMAD/.

MAC — une organisation internationale à but non lucratif dédiée à la protection des poissons marins et des récifs coralliens de climat tropical – a développé le premier système de certification des espèces vivantes marines qui permet aux consommateurs d’identifier les vendeurs qui fournissent des organismes observant les normes de qualité et de protection de l’environnement, du récif jusqu’à la vente.

Récemment, Sierviskwekerij Waterweelde B.V., une société d’import basée à la Haye, a été la première compagnie en Europe à recevoir la Certification MAC. D’autres compagnies certifiées par le MAC sont situées au Canada, aux Philippines et aux Etats-Unis. Une liste complète et à jour des compagnies peut être téléchargée à partir de www.aquariumcouncil.org.

Communiqué de presse du PNUE 2003/53f

 
 

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