Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques : Créer un climat de coopération - United Nations Environment Programme (UNEP)
Programme des Nations Unies pour l'environnement
l'environnement au service du développement Rechercher 
Salle de presse
 
 Accueil
 Contacts Médias
 Communiqués de  presse
 A la une
 Discours
 Photos
 Audiovisuels
 Films et Vidéos
 RSS / Baladodiffusion
 Affiches
 E-Cards

 

 

 Imprimer [English]
 

Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques : Créer un climat de coopération

La 11e Conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tient à Montréal du 28 novembre au 9 décembre 2005, représente un jalon important dans l’histoire des négociations internationales sur les changements climatiques.

Organisée en collaboration avec la ville de Montréal, COP 11 devrait attirer quelque 10 000 personnes. Délégués gouvernementaux et négociateurs, chefs de gouvernements tels que premiers ministres et gouverneurs, organisations non gouvernementales, industriels, scientifiques et autres spécialistes apportent leur contribution à cette première conférence internationale depuis l’entrée en vigueur de la Convention de Kyoto, en 1997.

Cette 11e Conférence des parties signataires de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 11) est également la première réunion mondiale depuis l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto. Montréal 2005 ouvre donc un nouveau chapitre dans l’histoire du dialogue international noué pour combattre les changements climatiques. Il s’agit également de concevoir et mettre en œuvre les mesures d’adaptation ou les nouvelles infrastructures qui s’imposent dans les régions les plus touchées, depuis l’Arctique canadien jusqu’aux terres australes.

Créer un climat de coopération
de Klaus Toepfer
Directeur exécutif du Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE)

à l'occasion de la Conférence historique des Nations Unies sur les changements climatiques
28 novembre - 9 décembre 2005
Montréal, Canada

Une semaine se termine rarement sans qu’un phénomène météorologique extrême ne fasse la une des médias. A travers le monde, des inondations, des feux de brousse, des sécheresses et des tempêtes font des ravages, aussi bien du point de vue financier qu’humanitaire. Séparément, aucune de ces catastrophes n’est une preuve suffisante du changement climatique, mais combiné à d’autres événements, telles que la fonte alarmante de la banquise sur les deux hémisphères et la disparition, dernièrement confirmée, du permafrost sibérien sur de vastes étendues, une image ressort clairement : le monde se réchauffe progressivement.

Les conséquences potentielles du changement climatique sont profondes, particulièrement pour les peuples des pays les moins développés. La question n’est donc pas de savoir si le changement climatique est en cours, mais plutôt comment y répondre. Une double stratégie s’impose. Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre, et par conséquence, modifier notre façon de vivre et de commercer. Nous devons également évaluer de manière réaliste les implications des changements déjà observés et nous adapter en conséquence.

L’adaptation est particulièrement importante, parce que même si les pays réalisent toutes les cibles convenues dans le Protocole de Kyoto – cibles généralement considérées comme un pas en avant et non une solution – l’inertie massive du changement climatique signale qu’il continuera de monter en puissance dans les décennies à venir malgré tous nos efforts. Que l’on prédise des tempêtes plus intenses et plus fréquentes, ou des pénuries d’eau généralisées au fur et à mesure que les banquises fondent et les terres semi-arides se dessèchent davantage, nous apprenons, souvent à nos dépens, qu’il nous faut absolument prendre des précautions.

La capacité de prévenir les catastrophes va de pair avec la coopération. Les grandes catastrophes incitent souvent une réaction immédiate. La réponse internationale massive et immédiate au tsunami de l'Océan indien en est un exemple patent. Mais, comme le montre la polémique sur le texte de la déclaration du Sommet Mondial de 2005 et le retard dans la ratification du Protocole de Kyoto, réaliser la coopération et les engagements au plan international pour résoudre les problèmes de développement à long terme est bien plus qu’une bataille.

Combattre le changement climatique est indispensable à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Les catastrophes climatiques réduisent radicalement nos chances d’éliminer la pauvreté et la faim, d’améliorer la santé des mères et des enfants et d’assurer la viabilité écologique. C’est pour cette raison qu’il est important de souligner qu’œuvrer en vue de limiter les émissions de carbones en promouvant des carburants plus efficients, l’énergie renouvelable et autres technologies écophiles est une politique sans regret, qui profitera à tous.

Heureusement, une prise de conscience accrue que le moment est venu d’agir se fait sentir. Le climat politique mondial connaît une mutation presque aussi rapide que le climat ambiant. Cette année, le Protocole de Kyoto est enfin entré en vigueur. En juillet dernier, le G8 a décidé de se pencher sur les questions du changement climatique et du développement en Afrique, signalant clairement qu’en s’attaquant au changement climatique, on adresse également la réduction de la pauvreté. Et le même mois, l’Australie, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis, l’Inde et le Japon ont annoncé le Partenariat d’Asie Pacifique pour un développement propre et le climat.

Le Partenariat met l’accent sur des mesures non obligatoires et pratiques pour promouvoir le développement et la mise en application de technologies et de pratiques plus efficaces et plus soucieuses de l’environnement. C’est une preuve supplémentaire que la situation bascule dans la bonne voie. Le monde entier reconnaît aujourd’hui que le changement climatique est réel et que nous devons y répondre rapidement et en collaboration.

Des initiatives non obligatoires sont fondamentales à cette prise d’action. Par exemple, un nombre croissant de compagnies à travers le monde embrasse le développement écophile et l’applique à leur avantage financier. Elles veulent s’assurer qu’elles resteront à l’avant-garde alors que nous progressons vers un monde plus écologique et plus viable.

Toutefois, il est important de souligner que de telles initiatives sont complémentaires au Protocole de Kyoto et non des alternatives. Kyoto demeurent la fondation et le point de référence à tous nos efforts pour arrêter et renverser le réchauffement planétaire. Il fournit les mécanismes nécessaires pour réduire les émissions et promouvoir le développement écologique. De plus, ses cibles et délais couvrent la transparence et l’obligation réditionnelle nécessaires pour obtenir le soutien absolu du monde développé, et surtout des grandes économies d’Asie.

Actuellement, notre sécurité environnementale, économique et physique est menacée par la dépendance mondiale sur les combustibles fossiles. La Convention-cadre sur les changements climatiques et son Protocole de Kyoto servent de fondation importante pour une collaboration en vue d’un avenir plus propre et viable.

Maintenant que le Protocole est entré en vigueur, le regard du monde entier est sur les pays de l’Annexe I. L’ampleur de leur engagement de respecter leurs obligations de réduire leurs émissions et de financer le transfert de technologies affectera directement la volonté des Parties du monde développé à assumer leur propres responsabilités maintenant que l’attention porte sur la prochaine seconde phase d’engagements.

Lors de la première Réunion des Parties au Protocole de Kyoto qui se tiendra à Montréal en fin novembre, tous les esprits doivent être centré sur l’avenir. Le changement climatique est un problème long terme qui demande des solutions à long terme. Cette année a connu des évolutions favorables. Si nous pouvons bâtir dessus, et renforcer les fondations que nous offrent le Protocole de Kyoto, je suis convaincu que nous avons des chances réelles de nous montrer à la hauteur de ce qui est certainement le plus grand défi jamais affronté par l’espèce humaine.

Pour en savoir plus, veuillez contacter Nick Nuttall, porte-parole du PNUE, Bureau du Directeur exécutif, au Tel: 254 20 623084, Mobile: +254 733 632755 ou +41 79 596 5737, courriel: nick.nuttall@unep.org

Si une réponse ne vous parvient pas immédiatement, veuillez contacter Elisabeth Waechter, Chargée des relations presse et de l'information au PNUE, au Tel: 254 20 623088, Mobile: 254 720 173968, courriel: elisabeth.waechter@unep.org