Communiqués de presse - Février 2005 - Le 23ème Conseil d'administration examine la mise en oeuvre des OMD dans le contexte de l'environnement - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Le 23ème Conseil d'administration examine la mise en oeuvre des OMD dans le contexte de l'environnement

La protection de l’environnement : le fil conducteur des objectifs du millénaire pour le développement

Nairobi, le 18 février 2005 – L’importance d’un environnement sain pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement aura une place d’honneur la semaine prochaine lorsqu’une centaine de ministres de l’environnement se réuniront au siège du Programme des Nations Unies pour l’environnement à Nairobi (Kenya).

Une révision quinquennale des objectifs qui portent sur des questions aussi variées que l’éradication de la pauvreté, l’approvisionnement en eau salubre, l’autonomisation de la femme et la protection des espèces, se tiendra à New York en septembre lors d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générales de l’ONU.

La réunion la semaine prochaine à Nairobi, qui verra la participation de ministres de l’environnement des six continents, examinera comment soutenir l’environnement aux niveaux régional, national et mondial afin d’améliorer les perspectives de réussite des objectifs d’ici 2015.

Des études, initiées par le Projet des Nations Unies pour le millénaire en vue de la révision quinquennale de septembre, démontrent parfaitement que l’environnement est une condition sine qua non à la réussite de la plupart des objectifs.

Klaus Toepfer, le Directeur exécutif du PNUE, a noté aujourd’hui : « L’environnement était perçu, par le passé, quelque peu comme un luxe. La philosophie était que les pays devaient d’abord développer leurs économies avant même de penser à réhabiliter sol, atmosphère ou voies d’eau. »

« Il me semble que ce point de vue unidimensionnelle est révolu et qu’il est de plus en plus évident qu’ un développement économique et social soutenu, à plus forte raison l’éradication de la pauvreté et de la faim, ne seront pas possible sans un environnement sain et viable. Ceci est particulièrement vrai dans les pays en développement où un grand nombre de personnes sont tributaires de la nature pour leur alimentation, leur médicament ainsi que pour l’approvisionnement en eau et en énergie », a-t-il ajouté.

« Je n’oserai pas prétendre que l’atteinte de tous les objectifs du millénaire pour le développement repose sur l’environnement. Assurer la scolarisation des jeunes filles demande un important soutien financier, une prise de conscience et d’autres mesures pratique », a noté M. Toepfer.

« Toutefois, nous sommes conscients que dans les pays en développement, ce sont les femmes et les enfants qui sont responsables de la collecte d’eau et de carburant nécessaire à la survie de leurs familles. Des ressources en eau plus propres et plus abondantes et des sources d’énergies plus viables et fiables ne peuvent qu’améliorer les chances qu’ont les filles de bénéficier d’une scolarisation plus régulière. L’environnement a donc un rôle à jouer, que ce soit dans la question d’alphabétisation, que celle de la mortalité infantile, de la santé maternelle et du combat pour faire reculer la propagation de maladies. »

Le droit et les objectifs du millénaire pour le développement

Ces points ont également été soulignés par une réunion internationale de juges de la Cour Suprême qui organisée par le PNUE à l’avance de l’assemblée de ministres de l’environnement la semaine prochaine.

Dans leurs rapports, ils appellent les gouvernements à renforcer le travail du PNUE dans la promotion de l’Etat de droit, étape qu’ils considèrent essentiel à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement.

Selon eux, une relation critique lie l’environnement, la loi et les droits juridiques d’une part, et l’approvisionnement adéquat d’eau salubre, l’affectation équitable des terres, la réduction de la pauvreté, la santé maternelle et le recul de maladies infectieuses.

« Nous réaffirmons le rôle primordial du système judiciaire pour arriver à un équilibre entre considérations en matière d’environnement, de société et de développement nécessaires pour atteindre un développement durable. Qui plus est, assurer l’existence d’un judiciaire informé et énergétique est essentiel à la réalisation des OMD », soutiennent les juges.

Ils invitent le PNUE à présenter leurs conclusions à la réunion du Sommet pour l’examen des objectifs en septembre prochain.

« Le droit, son implémentation et son renforcement ne peuvent être sous-estimés. Plus de 500 traités, accords et conventions internationaux en matière d’environnement régissent une variété de questions, allant du partage de ressources en eau communes au trafic en espèces menacées. Si ils ne sont pas incorporés dans les législations nationales, si les juges et les avocats ne sont pas conscients de leur existence ou sont incapables d’agir en conséquence, ce ne sont que des tigres en papier. Je ne doute pas que leurs conclusion représenteront une contribution de valeur à notre travail et à l’examen des OMD en septembre, » a ajouté M.Toepfer.

Le Conseil de Sécurité

La 23ème session du Conseil d’administration et le Forum ministériel mondial sur l’environnement focaliseront sur la pauvreté, l’autonomisation des femmes et les objectifs relatifs à l’environnement. Les conclusions alimenteront les débats de la prochaine Commission du développement durable et la réunion du Sommet du mois de septembre.

Les dernières données de l’ONU indiquent que dans certaines régions du monde de véritables progrès ont été accomplis dans la réalisation des cibles convenues en 2000, à atteindre d’ici 2015.

L’Afrique du Nord ainsi que l’Asie occidentale, l’Amérique latine et les Caraïbes et les Etats asiatiques de l’ancienne Union Soviétique sont sur la bonne voie pour atteindre l’Objectif 2 qui vise à assurer l’éducation primaire pour tous.

Mais une région reste à la traîne. En Afrique subsaharienne, tous les indicateurs montrent que la région a enregistré un recul par rapport aux OMD.

L’Objectif 7, assurer un environnement durable, se distingue également par des progrès inégaux.

Le Conseil d’administration

La 23ème session du Conseil d’administration et le Forum ministériel mondial sur l’environnement focaliseront sur la pauvreté, l’autonomisation des femmes et les objectifs se rapportant à l’environnement. Les conclusions alimenteront les débats de la prochaine Commission du développement durable et la réunion au Sommet du mois de septembre.

Les dernières données de l’ONU indiquent que dans certaines régions du monde de véritables progrès ont été accomplis dans la réalisation d’ici à 2015 des cibles convenues en 2000.

L’Afrique du Nord ainsi que l’Asie occidentale, l’Amérique latine et les Caraïbes et les Etats asiatiques de l’ancienne Union Soviétique sont sur la bonne voie pour atteindre l’Objectif 2 qui vise à assurer l’éducation primaire pour tous.

Mais une région reste à la traîne. En Afrique subsaharienne, tous les indicateurs montrent que la région a enregistré un recul par rapport aux OMD.

L’Objectif 7, assurer un environnement durable, se distingue également par des progrès inégaux. (dans les meilleurs des cas.)

L’environnement

L’eau salubre

Seul l’Asie australe, y compris l’Inde, le Bangladesh, le Bhoutan et le Népal, sont sur la voie de réduire de moitié le pourcentage de la population rurale qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable.

En 1990, 64 pour cent de la population rurale avait accès un approvisionnement en eau potable adéquat. Les dernière données indiquent 80 pour cent de la population a aujourd’hui accès à de l’eau salubre, une amélioration de 16 pour cent.

Les Forêts

Seuls l’Asie occidentale et les anciennes républiques soviétiques d’Europe et d’Asie arriveront à inverser la tendance à la perte des forêt d’ici la date limite. Selon les données les plus récentes, en Asie occidentale, la couverture forestière a connu une croissance de plus de 1,5 pour cent depuis le milieu des années 1990. Dans les deux autres régions, la croissance a été de quelques dixièmes de pour cent.

Ailleurs, on note une perte continue de la couverture forestière, la plus importante ayant été enregistré dans le sud-est asiatique où se situent le Vietnam, l’Indonésie et le Myanmar. La couverture est passée de 54 pour cent à un peu plus de 48,5 pour cent.

Assainissement

Alors que l’Afrique du Nord, l’Asie du sud-est, du sud et de l’ouest ont atteint ou sont sur la bonne voie d’atteindre l’objectif de réduire de moitié la proportion de personnes en zone urbaine sans accès à un système d’assainissement, le reste du monde ne l’est pas.

Par exemple, en Afrique subsaharienne, seul 55 pour cent de la population urbaine a accès à un meilleur système d’assainissement contre 54 pur cent en 1990.

L’Asie du Sud par contre, où en 1990 le taux est également à 54 pour cent, aujourd’hui la proportion de la population urbaine ayant accès à un système d’assainissement est de 66 pour cent. Une augmentation de 12 pour cent.

Pour ce qui est d’améliorer la vie d’habitants de taudis d’ici à 2015, seuls l’Afrique du Nord et l’Asie du sud-est sont sur la bonne voie.

Aires protégées

Des progrès ont été réalisés en ce qui concerne la proportion de la surface de la Planète faisant actuellement parti de Parcs nationaux, de réserves et autres aires protégées.

Les dernières données en date, recueillies par le Centre de surveillance continue de la Nature du PNUE et présenté au Service statistiques des Nations Unies en préparation à la révision de septembre, indique que près de 13 pour cent du globe bénéficie d’une forme de protection, une hausse de près de 2 pour cent par rapport aux années 1990.

Certaines régions ont mis de côté une superficie substantielle pour protéger la faune et la flore.

Vingt-trois pour cent de l’étendue de l’Asie occidentale, qui comprend la Turquie, les Émirats arabes unis et le Yemen, est aujourd’hui une aire protégées. En Amérique latine et les Caraïbes, le chiffre s’élève à 18 pour cent.

On retrouve les proportions les moins élevés de surfaces protégées en Océanie suivie des anciennes républiques soviétiques asiatiques où, respectivement, seuls 2,5 pour cent et 4 pour cent de la région ont été mis de côté pour conserver la biodiversité.

La région d’Asie occidentale qui comprend la Chine et la Mongolie a connu la croissance la plus importante de l’étendue des parcs nationaux. Au milieu des années 1990, la proportion était de 8 pour cent. Aujourd’hui, elle s’élève à 14,5 pour cent.

En Afrique subsaharienne, l’évolution est quasiment nulle. Au Kenya, par exemple, la couverture actuelle de 11 pour cent est équivalente à celle des années 1990.

Les Succès réalisés dans la protection de la couche d’ozone

Un autre indicateur de la réussite de l’objectif 7 est la consommation mondiale de chloroflurocarbones (CFC), substances qui appauvrissent la couche d’ozone, le bouclier protecteur de la planète.

Grâce au respect de calendriers d’élimination progressive, la consommation dans les pays développés atteint presque zéro pour cent aujourd’hui. Elle était de 150 tonnes au milieu des années 1990 mais représente moins de 90 tonnes aujourd’hui.

Notes aux éditeurs

La 23ème session du Conseil d’administration et le Forum ministériel mondial sur l’environnement se tiennent du 21 au 25 février 2005 au Complexe des Nations Unies à Gigiri (Nairobi, Kenya). Pour en savoir plus sur la session ainsi que la table ronde sur le rôle de l’Etat de droit dans l’avancement des OMD, consulter http://www.unep.org/gc/gc23/french

Des conférences de presse seront organisées quotidiennement à 13h00 dans la Salle de presse des Nations Unies.

De nombreux rapports seront rendus publics à l’occasion. Le 21 février verra le lancement d’un rapport sur la découverte scientifique de nouveaux liens entre la dégradation environnementale et la hausse de maladies infectieuses. Le 22 février sera lancé l’évaluation de l’impact environnemental des raz de marée dans l’océan indien. Une stratégie d’élimination des sacs plastiques et de gestion des déchets au Kenya sera divulguées lors d’une conférence de presse le 23 février.

Pour plus d’informations, veuillez prendre contact avec : Eric Falt, porte-parole du PNUE et Directeur de la Division de la Communication et de l’information – Tel +254 20 623292 ou par courriel eric.falt@unep.org; ou Nick Nuttall, Responsable des relations médias, aux Tel + 254 20 623084, Mobile 254 (0) 733 632755 ou par courriel nick.nuttall@unep.org.

Communiqué de presse du PNUE 2005/09