Discours - Avril 2005 - Le PNUE, le Sport et l'Environnement - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Le PNUE, le Sport et l'Environnement

Présentation de M. Eric Falt,
Directeur de la Communication et de l’Information du PNUE
à l’Occasion du Symposium sur le Sport et l’Environnement
Organisé par le Comité Olympique de Tunisie
Gammarth, Tunisie - 16 Avril 2005

Monsieur Slama, Président du Comité National Olympique de Tunisie,

Monsieur Chetali, Vice-président du Comité National Olympique de Tunisie,

Mesdames et Messieurs,

J’espère que vous me pardonnerez de ne pas pouvoir m’adresser à vous en langue arabe. C’est en tout cas pour moi un honneur d’être parmi vous aujourd’hui et de vous parler des activités du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) en relation avec le sport.

La protection de l’environnement est essentielle à la réalisation de tous les objectifs de développement de l’ONU, et le système des Nations Unies reconnaît le rôle primordial que doit jouer le sport dans la poursuite de ses objectifs.

Grâce au leadership du Gouvernement tunisien, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l’année 2005 «Année internationale du Sport et de l’Education physique » afin de promouvoir l’éducation, la santé, le développement et la paix.

Lors de la même session, l’Assemblée générale a également réaffirmé le rôle du sport et de l’idéal Olympique dans l’édification d’un monde meilleur et pacifique.

A cet égard, le PNUE est fier d’être associé depuis 1994 au Comité International Olympique et sa Commission sur le Sport et l’Environnement.

Il y a quelques mois, nous avons eu le privilège de recevoir M. Jacques Rogge, le Président du CIO, au siège du PNUE au début de l’année. Cela nous a permis de cimenter davantage nos relations et de finaliser les préparatifs de la 6ème Conférence mondiale sur le Sport et l’environnement que le PNUE accueillera à son siège de Nairobi au mois de Novembre prochain.

Lors de la dernière Conférence mondiale du CIO sur le Sport et l’Environnement en décembre 2003 à Turin en Italie, 250 représentants de comités nationaux olympiques, d’associations et de fédérations sportives internationales ont adopté « les engagements de Turin sur le Sport et l’environnement, et se sont convenus de mettre sur pied des activités du développement durable.

Mesdames et Messieurs,

Un peu plus d’une dizaine d’années se sont écoulées depuis que le Congrès centenaire olympique a mis l’accent sur la problématique Sport et environnement et à peine 6 ans depuis que le mouvement olympique a publié sa propre version de l’Agenda 21. Même à cette époque, les principes de viabilité environnementale s’étaient déjà ancrés dans la conscience et la planification du mouvement olympique.

Parallèlement, la stratégie du PNUE relative au Sport et à l’environnement a également mûri et s’est élargie.

Notre stratégie reconnaît deux points fondamentaux.

Premièrement, l’environnement affecte le sport.

Il est un fait, par exemple, que la pollution nuit à la santé des enfants du monde entier. Pour nombre d’entre eux, la pollution et d’autres facteurs négatifs qui les affectent signifinte qu’ils n’atteindront pas leur cinquième anniversaire. Des millions d’autres n’atteignent pas leur plein potentiel physique et intellectuel à cause de la mauvaise qualité de l’air, d’un manque assainissement inadéquat ou par la faute de maladies qui pourraient être prévenues par vaccination.

Même dans des pays plus privilégiés, tels que les Etats-Unis, les conditions environnementales peuvent compromettre les succès sportifs. Le Lancet par exemple, un journal scientifique britannique, a révélé récemment que les enfants les plus athlétiques dans certaines communautés polluées de Californie ont trois fois plus de risque de développer de l’asthme que ceux ne pratiquant aucune activité physique. Nous trouvons là un grave paradoxe.

Je pourrais vous citer bien d’autres exemples, mais voici brièvement le message que je voudrais faire passer : des corps et des esprits sains – la base et l’objectif de toute activité sportive exigent un environnement sain.

Le second fait, que le Mouvement olympique reconnaît de plus en plus et dont il tient compte, est que le sport affecte l’environnement.

Vous avez peut-être lu les conclusions de l’Evaluation des écosystèmes au début du millénaire , publiée récemment par les Nations Unies. Ce projet de quatre ans a conclu que la société humaine exerce une pression de plus en plus importante sur les écosystèmes irremplaçables et primordiaux du monde. Dans de nombreux cas, les dommages sont irréversibles.

Pourtant, nous dépendons de ces écosystèmes. L’atmosphère, le sol, la faune et la flore, les lacs, les rivières et les mers sont en fin de compte, avec l’humanité elle-même, ce que nous possédons de plus précieux.

Notre responsabilité en tant qu’individus et organisation, doit donc être la même que celle des médecins: «primum non nocere » (D’abord ne pas nuire).

Cet adage a guidé le comportement des médecins pendant des siècles. Il est important que nous reconnaissions tous ensemble que nous, et nous seuls, sommes responsable de la santé de la planète.

Chacun de nos actes a une conséquence sur l’environnement. Nous devons faire preuve de prévoyance et de considération afin que notre impact soit positif.

Cette responsabilité a été consacrée par la Charte olympique et inspire la stratégie du PNUE relative au sport et à l’environnement.

Le but de la stratégie est triple :

- Promouvoir l’intégration de considérations environnementales dans le sport.

- Profiter de la popularité du sport pour susciter une sensibilisation et le respect de l’environnement chez le public en général, mais plus particulièrement chez les jeunes.

- Et promouvoir la conception de complexes sportifs soucieux de l’environnement tout autant que de matériel sportifs respectueux de l’environnement.

Nous avons réalisé des progrès considérables à tous ces égards, grâce surtout à la participation enthousiaste de notre grandissante coalition de partenaires.

La Tunisie est pour nous un partenaire précieux et nous observons avec un grand intérêt les efforts du gouvernement tunisien, sous la direction du Président Ben Ali, et ceux du Comité National Olympique tunisien, que je remercie de m’avoir invité. Ce symposium est certainement l’une des expressions de votre engagement et sachez que notre organisation a depuis déjà longtemps noté toutes les actions que vous entreprenez.

Depuis le droit à l’environnement sain, que votre Président a érigé en principe, jusqu’à toutes les actions de terrain que j’ai pu constater moi-même –en particulier en faveur des jeunes- la Tunisie montre à n’en pas douter l’exemple à beaucoup de pays.

Intégrer les considérations environnementales et le sport

Mesdames et Messieurs,

J’ai déjà mentionné notre partenariat avec le CIO, qui est visible dans les travaux de la Commission sur le Sport et l’environnement et au travers de la Conférence mondiale sur le sport et l’environnement.

Nous avons également renforcé nos liens avec certains Comités nationaux olympiques, en particulier avec la ville italienne de Turin, qui accueillera les Jeux d’hiver en 2006.

Au cours de l’année passée, nous avons également travaillé avec le Comité organisateur des Jeux d’Athènes, ainsi qu’avec de nombreuses organisations non gouvernementales grecques soucieuses de l’environnement.

La mention d’Athènes me rappelle d’ailleurs de vous inviter à travailler en harmonie avec la société civile et les ONGs actives dans le domaine de l’environnement, dans un esprit de partenariat plutôt que de confrontation.

Grâce au leadership du mouvement olympique et plus précisément aux exemples de Sydney et de Lillehammer, il est juste de dire, je crois, qu’aucun événement sportif majeur n’est organisé de nos jours sans tenir compte de l’environnement.

Les villes candidates aux Jeux d’été de 2012 ont largement mis en exergue leur souci pour l’environnement et ont également témoigné de leur intérêt à collaborer avec le PNUE.

Il est remarquable que les 5 dossiers finalistes de candidature à l’organisation des Jeux 2012 montrent l’intérêt de ces villes à ce que les Jeux ne nuisent pas à l’environnement et aient au contraire un impact positif sur l’environnement local.

Examinons si vous le voulez les concurrents d’est en ouest. Moscou elle-même s’est déclarée pleinement engagée à respecter les principes du développement durable.

La candidature de Paris, pour sa part, a élaboré son propre Agenda 21 et une Charte pour l’environnement et le Développement durable. En promettant que le village olympique et les nouveaux sites soient des « modèles en matière de développement durable », Paris s’est engagé à être une « véritable vitrine pour des solutions environnementales innovantes ». Paris s’engage tout particulièrement à offrir des Jeux neutres en émission de gaz à effet de serre et à adopter des approches respectueuses de l’environnement en ce qui concerne l’eau, l’air, la gestion des déchets et la préservation du patrimoine.

Londres a épousé le concept des «Jeux Olympiques pour une seule Planète » dans le but d’organiser, ce qu’ils appellent « les premiers Jeux durables », qui respecteraient les limitations écologiques et la diversité culturelle et laisseraient « un héritage pour le sport, l'environnement, ainsi que pour les communautés locales, nationales et mondiales »

Le Comité organisateur de Londres propose un Système de gestion durable, où les « critères de viabilité » représentent les « valeurs fondamentales » du Comité, et guident toute la réglementation, la mise en œuvre, le suivi et le contrôle, et englobe des activités telles que la gestion des déchets, l’achat durable, ainsi qu’une réelle prise de conscience en matière de l’environnement et un engagement actif de tous les acteurs.

Pour sa part, la candidature de Madrid veut profiter des Jeux pour créer « une ville plus ‘verte’ et plus durable ». Elle prône la mise en œuvre d’évaluations d’impact environnemental, l’exploitation efficace des ressources, des transports respectueux de l’environnement, la réhabilitation du paysage et la création de nouveaux espaces verts tout en développant l’éducation et l’engagement écologique.

New York aussi met l’accent sur son identité écologique. Sa candidature souligne que la ville est déjà un leader et un innovateur en matière d’environnement et promet d’entreprendre, grâce aux Jeux, l’extension des zones vertes, de convertir les friches industrielles, de susciter une prise de conscience environnementale et montrer l’exemple en matière d’innovation environnementale et de meilleures pratiques

Et ce ne sont pas seulement les Jeux Olympiques qui ont été converti à la cause.

L’Allemagne, qui accueillera la Coupe du Monde en 2006 veut assurer que la compétition soit aussi respectueuse de l’environnement que possible, en réduisant strictement la production d’émissions et de déchets ainsi que l’utilisation de produits chimiques, de sources d’énergie et d’autres ressources.

Elle veillera à limiter les produits chimiques utilisés dans le traitement des terrains, à minimiser le conditionnement des produits vendus lors des matchs et à maximiser le recyclage des déchets.

Le PNUE et le Comité organisateur de la Coupe du Monde FIFA 2006 se préparent ainsi à signer un mémorandum d’entente pour susciter une prise de conscience environnementale et un suivi adéquat des programmes environnementaux.

Les sociétés seront tenues de suivre les directives de la FIFA en matière d’environnement. Les ressources en eau seront préservées et l’énergie sera essentiellement tirée de sources renouvelables. Des systèmes de parking avec navettes permettront de limiter la circulation et la pollution.

La valeur de tels projets pour les communautés concernées a déjà été établie.

Par exemple, une étude du Centre pour la prévention et le contrôle des maladies aux Etats-Unis a démontré qu’une hausse dramatique des moyens de transport publics plutôt que privés pendant les Jeux Olympiques d’Atlanta a apporté une amélioration de la qualité de l’air en zone urbaine et une baisse de 42 pour cent des visites d’enfants en salle d’urgence pour problèmes asthmatique.

De même, les Jeux Olympique de Beijing en 2008 ont donné de l’élan à une campagne sur la qualité de l’air dont les résultats sont d’ores et déjà très prometteurs.

Le plan quinquennal de Pékin pour contrôler la pollution lors des Jeux comprend l’expansion du transport public, la limitation des émissions nocives des véhicules et des mesures sévères contre les sociétés les plus pollueuses.

Le Sport : outil de sensibilisation aux questions environnementales

Le sport a aussi le potentiel de susciter une prise de conscience environnementale à un plus large public, ainsi que de promouvoir les grands idéaux d’éducation, de santé, de développement et de paix, ce qui est le thème de l’Année Internationale du Sport et du développement.

J’y ai pensé l’autre jour en lisant un journal, à la une duquel un article proclamait : « Un enseignant propose l’interdiction des matches de football de la Ligue des champions aux mois de 18 ans ». A y bine réfléchir, cette proposition n’est pas si stupide.

En tant que père, je suis très conscient des messages négatifs que transmettent les scènes de violence que je voie parfois à la télévision. Je suis sûr que c’est aussi votre cas.

Comment pouvons-nous enseigner à nos enfants les principes du fair-play, quand leurs héros profitent de toute occasion pour tricher et insulter les autorités.

Et pourtant, quelques minutes à peine après avoir lu cet article, je me suis aussi trouvé devant un poster des Nations Unies où figure Ronaldo, l’attaquant de Real Madrid et du Brésil, nous interpellant à lutter contre le SIDA.

Voilà bien en quelques mots, les deux faces du sport. Positive et négative.

Le côté positif est heureusement souvent à l’honneur. Il était en évidence l’année dernière lors des Jeux d’Athènes.

J’ai eu la chance d’être invité à la magnifique cérémonie d’ouverture. L’image de ce jour, les pays du monde entier rassemblés et marchant ensemble sous la bannière olympique pour célébrer leur unité, est bien sur inoubliable.

Je ne peux pas m’imaginer un outil plus efficace que le sport pour motiver et enseigner les aspects les plus positifs de la vie.

Au PNUE, nous souhaitons canaliser cette puissance afin de promouvoir le message environnemental.

Je me rappelle, par exemple, que l’année dernière nous avons pu profiter de l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations (dont vous vous souvenez certainement!) pour promouvoir le programme du PNUE sur le sport et l’environnement dans le magazine officiel de la compétition.

Nous y avons fait figurer des informations sur le Camp de nature et de sport mis en place par le PNUE au Kenya --le Camp sportif Sadili Oval qui permet aux enfants des bidonvilles de Nairobi de pratiquer de nombreux sports et de bénéficier d’un entraînement et de matériels sportifs qui ne leur sont pas habituellement disponibles.

Il leur permet également de prendre conscience de l’importance de l’environnement et de devenir des citoyens responsables.

Pour compléter leur formation, les enfants de ce camp participent à de nombreuses autres activités, comme les débats, le théâtre et la danse, qui leur permettent de prendre de l’assurance et de discuter et chercher des solutions aux problèmes qui les affectent directement, à savoir la gestion des déchets, l’assainissement, la pollution et bien d’autres questions telles que le VIH/SIDA.

Grâce au projet, les enfants participent activement au nettoyage de sites naturels, à des plantations d’arbres et au recyclage des déchets.

En même temps, la toxicomanie et l’absentéisme scolaire sont en baisse et les filles obtiennent de meilleurs résultats et poursuivent leur scolarisation.

Leurs prouesses sportives n’en sont pas moins impressionnantes : 26 des enfants ont atteint la ligue nationale de tennis et les Flammes de Sadili forment l’équipe la plus jeune dans la ligue nationale de basket-ball.

Les Camps de nature et de sport se sont inspirés du modèle de l’Association sportive de jeunes de Mathare (MYSA), que vous connaissez peut-être.

MYSA comporte non seulement l’équipe la plus forte de la Ligue professionnelle de football du Kenya, et fournit de nombreux joueurs à l’équipe nationale, mais elle est également composée de 14.000 joueurs membres de 1.008 équipes.

Ces garçons et filles grandissent dans un des quartiers les durs et les plus défavorisés de Nairobi. Et leur exemple est vraiment une inspiration.

Pour entrer dans le club, ils peuvent soit se charger de l’entraînement d’enfants plus jeunes qu’eux, soit participer à des nettoyages de l’environnement. A travers ces activités, ils gagnent des points qui leur permettent de progresser au sein des ligues de football.

Le PNUE travaille étroitement avec MYSA depuis 1987. En 1992, MYSA a obtenu le prestigieux prix Global 500 du PNUE. Je note au passage que les autres récipiendaires du Prix Global 500 comprennent le prix Nobel de la paix 2004, le Professeur Wangari Maathai du Kenya ainsi que les Comités organisateurs des Jeux de Lillehammer et de Sydney.

Nous sommes convaincus que des exemples tels que MYSA et les camps de sport et de nature du PNUE sont d’excellents modèles pour allier sport et développement durable, particulièrement dans les communautés les plus démunies.

Ces initiatives offrent non seulement une formation en leadership et des opportunités sportives, mais permet également aux jeunes de prendre part à des activités concrètes dont les bénéfices personnels et communautaires sont durables.

Nous sommes convaincus que des exemples tels que MYSA et le camp de sport et de nature du PNUE sont d’excellents modèles pour allier sport et développement durable, particulièrement dans les communautés les plus démunies.

Ces initiatives offrent non seulement une formation en leadership et des opportunités sportives, mais permet également aux jeunes de prendre part à des activités concrètes dont les bénéfices personnels et communautaires sont à long terme.

Promouvoir le développement d’installations et la production de matériel sportifs respectueux de l’environnement

Le PNUE est aussi entré en partenariat avec l’Alliance mondiale des sports (Global Sports Alliance) dans le cadre de son programme de camps de nature et de sport.

Nous nous sommes également associés à cette organisation très dynamique, basée au Japon, pour organiser le Sommet sportif sur l’environnement qui se tiendra du 30 au 31 juillet à EXPO 2005 au Japon.

Le Sommet est l’une des grandes contributions du PNUE à l’Année Internationale du Sport et de l’éducation physique.

Il regroupera les directeurs d’organisations sportives internationales, de haut fonctionnaires des Nations Unies et beaucoup d’acteurs de la question sport et environnement afin d’évaluer le rôle du sport dans la promotion du développement durable.

A la fin du Sommet, les participants publieront une déclaration de leurs engagements envers la protection de l’environnement.

A trois reprises ces cinq dernières années, le PNUE et l’Alliance mondiale des sports ont en outre organisé le Forum Mondial sur le sport et l’environnement. Les deux premiers se sont tenus au Japon et l’année dernière il s’est réuni à Lahore et Sialkot, au Pakistan.

Le Forum 2004 a été organisé en coopération avec la Fédération mondiale de l’industrie du matériel sportif et des fabricants de matériels sportifs du Pakistan. Deux cents cinquante participants du monde entier ont délibéré sur l’impact et la contribution potentielle de l’industrie du matériel sportif sur l’environnement.

Il suffit de regarder le chiffre d’affaires de cette industrie qui représente 3 pour cent de l’ensemble de l’activité économique mondiale, pour réaliser que les pratiques utilisées dans la fabrication de matériels, de vêtements et d’équipements sont d’une grande importance.

Un des résultats clés du Forum mondial sur le Sport et l’environnement de 2004 a été la Déclaration de Lahore et Sialkot sur la responsabilité des entreprises envers l’environnement.

La Déclaration adoptée par l’industrie du matériel sportif à Sialkot, où 60 pour cent des ballons de football du monde sont fabriqués, reconnaît l’importance de prendre en compte les questions de viabilité environnementale dans les principes de travail. Améliorer par exemple la consommation d’eau et d’énergie ou aider à une prise de conscience environnementale parmi leurs travailleurs conduisent à une vraie différence.

Aussi, les signataires ont-ils convenu de faire de l’environnement un facteur clé dans l’élaboration de rapports non financiers, d’introduire des technologies plus propres et de réduire la quantité de substances toxiques et chimiques émises lors de la production.

Ils se sont également engagés à parrainer et à promouvoir des activités pour les jeunes et enfants faisant un lien entre une bonne santé au sport et l’environnement.

Grâce au Forum mondial, le PNUE a également pu forger une bonne relation de travail avec la Fédération mondiale de l’industrie du matériel sportif. La Fédération œuvre à promouvoir la question de la responsabilité de l’entreprise envers l’environnement parmi ses membres à travers le monde. Il travaille avec le PNUE pour établir l’ordre du jour et le lieu des Forums à venir.

Conclusion

Voilà donc un bref exposé du travail du Programme des Nations Unies pour l’environnement dans le cadre de son programme sport et environnement. Je vous encourage à visiter notre site Internet pour en savoir plus.

Nous produisons également une revue pour les jeunes, intitulée Tunza, qui, l’année dernière, a consacré un numéro aux questions liées au sport et à l’environnement. Des athlètes y prennent la défense de l’environnement et d’autres articles offraient des exemples pratiques d’événements sportifs, d’industries de matériels sportifs et de consommateurs qui sont devenus plus respectueux de l’environnement.

Mesdames et Messieurs,

De plus d’une manière, le sport est une question de leadership. Le sport vise à montrer l’exemple à suivre. Des exemples portant sur le courage, l’autodiscipline, et le travail d’équipe. Le sport se doit être source d’inspiration pour le monde entier.

Le PNUE est fermement convaincu que les organisations telles que le CIO, la FIFA, l’Alliance mondiale des sports et la Fédération mondiale de l’industrie du matériel sportif, sans oublier les enfants des bidonvilles de Nairobi, en montrant l’exemple, peuvent avoir un impact profond et de longue durée. La Tunisie a son rôle à jouer.

Au PNUE, notre devise est l’environnement au service du développement. L’expression est très proche de la phrase de votre Président qui figure sur l’affiche derrière moi, « Un environnement sain au service du développement durable ».

Nous sommes convaincus qu’en oeuvrant ensemble et en canalisant le pouvoir du sport, nous pouvons fonder un monde où nos enfants pourront jouir d’un environnement propre et sain, dans une atmosphère de paix et de respect mutuel, où chacun pourra mener une vie productive, bénéficiant d’opportunités équitables de travail – et de loisir.

Je vous remercie.