Communiqués de presse - Mai 2005 - Les écosystèmes et le bien-être de l'homme - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Les écosystèmes et le bien-être de l'homme

Message de Klaus Toepfer, Directeur exécutif du PNUE, à l’occasion de la Journée des Nations Unies pour la diversité biologique

Le message salue également le lancement du rapport « Les Ecosystèmes et le bien-être de l'homme : Rapport de synthèse sur la biodiversité » de l’Evaluation des écosystèmes en début de Millénaire

19 mai 2005 – La Journée internationale de la Biodiversité biologique, célébrée le 22 mai, a toujours été un événement important.

Mais cette année, la Journée revêt une signification particulière, une importance nouvelle et une urgence croissante.

Dans une affaire de quelques mois, des chefs d’Etat se réuniront à New York pour débattre de la réforme des Nations Unies et pour faire le point sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Les Objectifs touchent à toutes sortes de questions qui vont de l’éradication de la pauvreté à l’approvisionnement adéquate en eau salubre, en passant par l’autonomisation de la femme et le recul des maladies.

En l’an 2000, l’année 2015 a été convenue comme la date à laquelle le monde devait accomplir ces cibles importantes.

En oeuvrant dans cette optique, l’environnement et les écosystèmes de la planète ressortent clairement comme étant un des piliers fondamentaux sur lesquels ces Objectifs seront bâtis ou s’écrouleront.

Dans son rapport intitulé, « Dans une liberté plus grande », préparé pour la réunion au sommet, le Secrétaire général déclare : « Nous sommes fondamentalement tributaires des systèmes et des ressources naturelles pour notre existence et notre développement ».

« Les efforts que nous déployons pour vaincre la pauvreté et réaliser un développement durable seront vains si la détérioration de l’environnement et la destruction des ressources naturelles se poursuivent au même rythme », ajoute-t-il.

Cette conclusion est de nouveau soulignée dans les rapports du Projet des Nations Unies pour le nouveau millénaire, un ensemble de groupes de travail, composés d’experts, qui élabore des cartes de route pour atteindre les Objectifs.

Celle portant sur l’Objectif 7, « Assurer un développement durable », maintient que l’environnement est le fil conducteur qui relie tous les autres.

Mais dans quelle condition se trouve se fil ? Est-il solide et luisant ?

Malheureusement, non. Le fil est plutôt rouillé et corrodé.

C’est une réalité qui est renforcée par l’Evaluation des écosystèmes en début de Millénaire et la série de rapports qui émergent de cette tâche difficile. Le dernier en date de ces rapports importants est rendu public aujourd’hui.

Cette nouvelle étude, intitulée, à juste titre, « Les écosystèmes et le bien être de l’Homme », affirme que les réserves mondiales de poissons ont, incroyablement, baissé de 90 pour cent depuis l’avènement de la pêche industrielle.

Elle ajoute qu’un tiers des amphibiens, plus d’un cinquième des mammifères et près d’un quart des conifères sont menacés d’extinction.

Le rapport, qui a impliqué plus de 1 300 scientifiques de près d’une centaine de pays, souligne également que, plutôt que d’engager le frein, le monde insiste à choisir l’accélérateur, nous mettant tous sur la voie vers un avenir effroyable.

Selon le rapport, suite aux activités humaines, la biodiversité a évolué plus rapidement ses 50 dernières années qu’à n’importe quelle autre période de l’histoire.

L’évaluation d’ensemble, lancée en mars dernier, déclare que plus que 60 pour cent des services que nous rendent les écosystèmes du monde et qui assurent notre bien-être sont soit dégradés ou en voie de le devenir.

Ces services comprennent aussi bien la régulation du climat et l’épuration de l’eau et de l’atmosphère, que le contrôle des bestioles et des catastrophes naturelles.

Si les zones humides, les forêts, les rivières et les récifs coralliens étaient des usines, et les autres écosystèmes prestataires de services étaient des galeries d’art ou des universités, nous considérions criminel notre façon de les traiter.

L’impact de notre insouciance est plus important encore. Notre insouciance, du point de vue économique, est une folie. Comme le note l’Evaluation, un hectare intacte de mangroves dans un pays comme la Thaïlande, par exemple, vaut plus de 1 000 dollars.

Une fois converti à l’exploitation agricole intensive, on estime que sa valeur chute à près de 200 dollars l’hectare.

Le rapport présente des comparaisons économiques semblables dans le cas de zones humides et autres écosystèmes.

La valeur économique d’écosystèmes intacts et sains et leur importance vitale ont également été soulignées à la suite du tsunami qui a frappé l’Océan indien.

Les écosystèmes, donc, offrent bien plus que de la beauté et un certain contentement d’esprit. Comme le démontre ce rapport, ils contribuent aussi au bien-être de tous les hommes.

Ceci est particulièrement vrai pour les pauvres du monde qui dépendent des écosystèmes pour leur mode de subsistance, leur production vivrière, leur source de médicaments et pour une gamme de matériaux importants.

Ainsi, la dégradation des écosystèmes représente un obstacle formidable à la réalisation des OMD.

L’Evaluation des écosystèmes en début de millénaire, le produit d’un large partenariat comprenant le PNUE, le Centre Mondial de Surveillance de la Conservation de la Nature du PNUE, d’autres organisations multilatérales, nombre de conventions relatives à la préservation de la diversité biologique (dont la Convention sur la diversité biologique) ainsi que des agences non gouvernementales et des institutions privées, tire à sa fin.

Mais notre travail dans le domaine doit continuer.

Nous devons mieux comprendre les effets et les conséquences de nos actions sur les systèmes qui maintiennent la vie sur notre planète.

Nous savons aussi que nous ne pouvons nous permettre d’attendre la dernière goutte de connaissance ou la dernière parcelle de preuve. Pas si nous comptons réaliser les OMD ou atteindre les cibles convenues lors du Sommet mondial sur le développement durable pour arrêter l’appauvrissement de la diversité biologique d’ici 2010.

Confronté au problème du réchauffement planétaire, le PNUE et l’Organisation météorologique mondial ont, en 1988, initié le Groupe d'experts Intergouvernementaux sur l'évolution du climat.

Depuis, le Groupe est devenu un pont vital entre les communautés scientifiques et politiques, menant à des actions concrètes pour combattre cette menace mondiale des plus grandes.

Il est grand temps pour une action similaire en matière de biodiversité.

Nous devons agir à une échelle supérieure. Nous devons nous engager avec une nouvelle urgence, veillant à rapprocher la science à la politique.

Le PNUE est en voie d’élaborer un système de surveillance améliorée de l’environnement planétaire, baptisé Environment Watch, qui renforcera également les liens entre chercheurs et décideurs.

Mais nous devrions peut-être faire encore plus, en examinant d’urgence le besoin de créer un pont entre les scientifiques et les politiciens, un pont semblable à celui qui existe dans le domaine de l’évolution climatique.

L’ampleur du problème est tel, le taux de perte si rapide et les risques au bien-être des populations si manifestent que nous ne devrions considérer aucune autre alternative.

Pour plus d’information, veuillez prendre contact avec Eric Falt, Directeur de la Communication et de l’Information du PNUE au Tel: +254-20-62-3292, Mobile: +254-733-682-656 ou +1-917-434-9338, courriel: eric.falt@unep.org; ou

Nick Nuttall, Porte-parole du PNUE/Responsable des relations media au Tel: +254-20-62-3084, Mobile: +254-733-632755, courriel: nick.nuttall@unep.org

 



 

 

Autres Liens

Message du Secrétaire général des Nations Unies
à l'occasion de la Journée internationale de la Diversité biologique 22 May 2005 (en anglais)

"Les Ecosystèmes et le bien-être de l'homme"
Rapport de synthèse de l'Evaluation des écosystèmes en début de millénaire
Résumé pour les décideurs (pdf - 1,703Ko)

Convention sur la diversité biologique

PNUE et les Objectifs du millénaire pour le développement
*en anglais

L'ONU et le Projet objectifs du Millénaire

 

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