Communiqués de presse - Octobre 2005 - Les Ministres africains évaluent le poids de l’environnement dans le débat sur l’annulation de la dette du G-8 - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Les Ministres africains évaluent le poids de l’environnement dans le débat sur l’annulation de la dette du G-8

Nairobi, le 26 octobre 2005 – Les discussions pour s’assurer que l'environnement - de la dégradation des sols aux changements climatiques- compte parmi les nombreuses initiatives découlant de l’annulation de la dette du G8 constitueront l’ordre du jour principal d’une réunion de ministres africains ce jour.

La réunion, organisée par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), réunira les ministres de pays bénéficiaires de l’effacement de la dette de plusieurs milliards de dollars ainsi que des partenaires tel que la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Le Sommet du G-8 tenu à Gleneagles (Ecosse) de cette année a décidé d’annuler 40 milliards de dollars de dette, due par les pays sélectionnés au Fonds Monétaire International (FMI), à la Banque Mondiale et à la Banque Africaine de Développement. La Banque mondiale et le FMI ont récemment approuvé cette décision et prennent des mesures concrètes pour réaliser les buts fixés.

La décision G8 constitue l’une des remises de dette les plus importantes jamais enregistrée, susceptible d’améliorer, de manière significative, les conditions de vie des populations les plus démunies de la Planète

Dix-huit nations, dont quatorze se trouvent en Afrique (Bénin, Burkina Faso, Ethiopie, Ghana, Madagascar, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, Ouganda et Zambie), sont les premiers à bénéficier de cette mesure. Ces pays ont atteint le point d'achèvement dans le cadre de l’Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) lancée, en 1996, par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.

Neuf autres nations africaines (Burundi, République Centrafricaine, Comores, République du Congo, Côte d’Ivoire, Libéria, Somalie, Soudan et Togo) classés comme au stade de la pré -décision, en vertu des critères de définition de pays pauvres très endettés, pourraient être qualifiés pour une annulation intégrale de leur dette d’ici les 12 à 18 prochains mois.

Onze (11) pays supplémentaires pourraient être éligibles, s’ils parviennent à se conformer aux exigences de bonne gouvernance et d’éradication de la corruption. C’est, en fin de compte, 38 pays au total qui pourraient bénéficier de l’effacement total de leur dette

Entre 1970 et 2002, l’Afrique a reçu des prêts à hauteur de 540 milliards de dollars. Au cours de la même période, l’Afrique a remboursé 550 milliards de dollars, capitaux et intérêts réunis. En 2002, Les emprunts contractés par les pays africains se chiffraient à $295 milliards de dollars.

Les fonds proviendront de différentes sources. Les Etats Unis prévoient le versement, sur 10 ans, d’une contribution de 1.75 milliards de dollars. Ce montant constitue leur quota d'une promesse faite par les nations riches de verser 16.7 milliards de dollars en contrepartie des remboursements de dette qu’auraient dû effectuer les 18 pays concernés. Le FMI paiera le montant le plus élevé, soit 6 milliards de dollars à partir de ses “ ressources propres ”.

Pour les pays concernés, cette nouvelle donne est censée faire faire des économies de l’ordre de 1 milliard 500 millions de dollars chaque année. L’on s’attend à ce que ces ressources additionnelles soient dépensées pour relever le niveau de leur éducation, leur couverture sanitaire, améliorer le rendement de leur agriculture, et de se doter de meilleures infrastructures.

L'environnement a un rôle dans chacun de ces secteurs. Par exemple la fréquentation scolaire, surtout parmi filles, peut être impulsée par des améliorations dans l’approvisionnement en eau douce; le taux de malaria sera vraisemblablement affecté par le déboisement, le réchauffement de la planète et la décharge sauvage des déchets tels que les sacs et vieux récipients en plastique; l'agriculture peut être redynamisée par des mesures pour combattre la dégradation, telles qu’une meilleure conception et planification dans la plantation des bancs de fourrage et la réalisation des infrastructures en tenant compte des changements climatiques.

Klaus Toepfer, Directeur Exécutif du PNUE, a affirmé : « L'environnement est la base économique pour toutes nos vies, particulièrement celles des pauvres. Des investissements ciblés dans le « capital naturel » tels que les forêts, l’eau, et les sols peuvent permettre aux pays d’atteindre les objectifs de développement internationalement convenus».

« L’annulation de la dette peut, éventuellement, ouvrir d’autres opportunités de renforcement de la coopération/collaboration avec nos partenaires, en particulier les gouvernements. J’espère que cette réunion va permettre de dresser une stratégie claire sur la manière dont nous pouvons tous travailler ensemble, pour assurer les bénéfices environnementaux de l’annulation de la dette et évaluer des instruments économiques novateurs tels que le concept de la “conversion des créances pour le financement des mesures de protection de la nature », a-t-il déclaré.

« J'espère aussi que la réunion nous apportera une meilleure compréhension de la décision du G8, notamment la source des fonds, ce qui est attendu des pays bénéficiaires et la nature de l’information de base absolument nécessaire sur chacun des pays » a-t-il conclu.

Note aux éditeurs:

La réunion consultative des Ministres de l'Environnement de ces pays en Afrique qui bénéficient de l'initiative de l'annulation de la dette du G-8 constitue le point culminant d'une série de rencontres ministérielles qui se sont tenues au Siège du PNUE ce week-end.

Ces réunions étaient organisées sous les auspices de la Conférence ministérielle africaine sur l'environnement (CMAE). Les réunions préparatoires à la septième Conférence des parties à la Convention de Nations Unies de Lutte contre la Désertification et la onzième Conférence des parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ainsi que la première Réunion des parties au Protocole de Kyoto avaient pour but de délibérer sur les questions pertinentes pour le continent, qui feront l’objet de discussions à ces différentes conférences et réunions des parties. Les discussions au cours des rencontres préparatoires entendaient aboutir à une harmonisation des vues, au développement de stratégies, et à l'adoption d'une position commune africaine pour les Conférences et réunions des parties susmentionnées.

Une attention particulière a été portée aux questions relatives à la dégradation des sols et à la désertification qui figurent parmi les problèmes environnementaux plus sérieux de l’Afrique.

Pour en savoir plus, prière de contacter : Nick Nuttall, porte-parole du PNUE, Bureau du Directeur Executif, au Tel: 254 20 623084, Mobile: 41 79 596 5737 ou courriel: nick.nuttall@unep.org.

Si une réponse ne vous parvient pas immédiatement, veuillez contacter Elisabeth Waechter, Chargée des relations presse et de l'information au PNUE, au Tel: 254 20 623088, Mobile: 254 720 173968, courriel: elisabeth.waechter@unep.org

Au Bureau régional pour l’Afrique, veuillez contacter Angèle Luh- Sy, Chargée de l'Information au Tel: 254 20 624292, mobile : 254 722 429 770, courriel: Angele.Luh@unep.org