Communiqués de presse - Novembre 2005 - Feu vert donné à un système d’alerte rapide pour la grippe aviaire - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Feu vert donné à un système d’alerte rapide pour la grippe aviaire

La Conférence de la Convention sur les espèces migratoires

21 – 25 novembre 2005

Nairobi/Bonn, le 20 novembre 2005 – Un système d’alerte rapide pour la grippe aviaire, capable de prévenir les pays et les communautés de l’arrivée imminente d’oiseaux sauvages potentiellement infectés, va être développé par une alliance d’organisations menées par les Nations Unies.

Le système sera conçu de façon à avertir les autorités sur différents continents que des oiseaux d’eau migrateurs sont en route.

Des cartes spéciales seront préparées pour des pays spécifiques indiquant les endroits précis, tels que les lacs, les marécages et les zones humides, où les oiseaux pourraient se poser.

Munis de cette information, les agences sanitaires et environnementales locales sur les continents africain, asiatique et latino-américain par exemple, seront à même de mieux identifier les priorités en terme de planification et de prise d’action, y compris conseiller les groupes vulnérables dans des ‘points chauds’ potentiels.

Elles pourront par exemple conseiller aux fermiers d’éloigner leur volaille des principales zones humides, afin de réduire au maximum le risque d’infection de la volaille par des oiseaux migrateurs, ou pourront instruire les chasseurs sur comment manipuler les oiseaux attrapés.

Le système d’alerte, qui a été dévoilé lors d’une conférence internationale sur les espèces sauvages qui se tient dans la capitale kenyane, Nairobi, sera développé par la Convention sur la conservation des espèces migratrices avec le soutien et le financement du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

Des experts d’autres organisations spécialisées telles que Wetlands International, Birdlife International et International Council for Game and Wildlife Conservation participeront également au projet.

Klaus Toepfer, le Directeur exécutif du PNUE qui accueille la réunion, a déclaré : « A ce jour, différentes organisations, agences et associations détiennent des données détaillées sur la migrations d’oiseaux, y compris leurs sites de repos et leurs ultimes destinations. Il est absolument essentiel que ces informations soient rassemblées de façon à ce qu’elles viennent en aide à ceux qui doivent faire face à la menace de pandémie, et qu’elles soient soutenues par une cartographie précise et de grande qualité. »

« Nos connaissances scientifiques sur les voies migratoires de certaines espèces laissent beaucoup à désirer. Nous devons urgemment combler nos lacunes dans ce domaine aussi. Je suis convaincu que cette initiative pourra ainsi contribuer significativement à l’effort mondial de faire reculer cette menace de pandémie, ajoute-t-il. »

Robert Hepworth, le Secrétaire exécutif de la Convention sur la protection des espèces migratrices, a déclaré : « Avec l’aide du PNUE et d’autres partenaires, nous mettrons le développement de ce système d’alerte rapide à la tête de nos priorités. Sa réalisation complète pourrait prendre deux années. Mais nous savons qu’il est nécessaire et que la question de la grippe aviaire et d’infections semblables est un problème à long terme. Un tel système devrait donc être utile non seulement à court terme, mais à long terme aussi. Nous espérons qu’il sera particulièrement utile aux pays en voie de développement qui, plus que d’autres, sont sous pression d’optimiser l’utilisation de ressources limitées.»

Il a déclaré que le PNUE et la CMS entameront également des discussions avec d’autres organisations (l’Union Européenne par exemple) qui auraient exprimé leur approbation d’un tel système, afin d’assurer que leurs efforts concordent et d’éviter toute duplication.

Les mécanismes précis du système n’ont pas encore été décidés. Toutefois, le temps des migrations peut varier d’année en année et de saison en saison selon différents facteurs, tels que les conditions climatiques.

Un système d’alerte rapide efficace devra prendre en compte les observations des sites d’hivernage en Europe, en Asie et en Amérique du Nord pour évaluer le moment où les oiseaux d’eau commencent leur migration et communiquer cette information aux pays de destination de ces populations.

Le projet a été annoncé alors que des centaines de délégués, dont le ministre anglais de l’environnement Jim Knight, sont réunis à Nairobi à l’occasion de la huitième Conférence des parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS).

La Conférence, qui se clôture le 25 novembre, se penchera également sur un projet d’accord entre 13 pays visant à protéger l’éléphant d’Afrique de l’ouest ; un nouveau rapport sur les menaces aux dauphins, aux marsouins et autres petits cétacés ; et des études évaluant l’état de conservation des rapaces africains et eurasiatiques.

Un nouveau prix d’une valeur de 10 000 Euros sera également attribué au scientifique américain Zeb Hogan pour ses recherches doctorales portant sur le poisson-chat géant du Mékong, le poisson d’eau douce le plus grand et une des espèces les plus menacées du monde.

Deux sessions extraordinaires sur le rapport entre changements climatiques, les maladies animales et les espèces migratrices ont eu lieu pendant le weekend. Dimanche, les délégués ont participé à une réunion informelle au cours de laquelle plusieurs partenaires de la Convention ont fait des présentations sur les espèces migratoires. Au nombre des partenaires présent : Whale and Dolphin Conservation Society, World Wide Fund for Nature et l’Union internaionale pour la conservation de la nature.

Les espèces migratrices, des animaux qui traversent frontières et eaux territoriales, sont menacées par un éventail toujours grandissant de dangers existants et émergeants, allant du braconnage, de la perte d’habitat et de la pollution, aux changements climatiques, aux turbines éoliennes et aux lignes à haute tension.

La conférence examinera également la possibilité de nouvelles mesures de protection et de classification pour plusieurs espèces, dont trois espèces de chauve-souris africaines, le requin pèlerin et le gorille.

Notes aux éditeurs :

Pour en savoir plus sur la conférence : www.cms.int

La Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage est une convention liée au Programme des Nations Unies pour l’environnement qui siège à Bonn (Allemagne) et qui compte 90 pays membres.

Pour en savoir plus, veuillez contacter Nick Nuttal, porte-parole du PNUE, Bureau du Directeur exécutif, au Tel: 254 20 623084, Mobile: 41 79 596 5737, courriel: nick.nuttall@unep.org

Ou, pendant la conférence, Veronika Lenarz, Information sur la CMS, au Mobile: 254 (0) 724259762 ou par courriel: vlenarz@cms.int

Communiqué de presse du PNUE