Communiqués de presse - Août 2006 - La communauté internationale donne son feu vert au plan pour le nettoyage des côtes libanaises. - United Nations Environment Programme (UNEP)
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La communauté internationale donne son feu vert au plan pour le nettoyage des côtes libanaises.

La réunion conjointe de l’Organisation maritime internationale (OMI) et du PNUE avalise un plan d’action anti-pollution de 50 millions d’Euros.

Athènes, 17 août 2006 - Un plan d’action d’assistance aux autorités libanaises pour le nettoyage des côtes touchées par la marée noire a été mis en place aujourd’hui dans le cadre d’une réunion internationale qui s’est tenue à Athènes, Grèce.

Des représentants officiels et des experts des Nations Unies, des pays riverains et la Commission européenne , ont endossé un plan destiner à gérer les 10.000 à 15.500 tonnes -selon les estimations - de fuel qui se sont déversées dans la Méditerrané à la suite du bombardement, du 13 au 15 juillet derniers, des réservoirs d’une centrale électrique située à 30 km au sud de Beyrouth. On estime que la marée noire qui s’en est suivie a touché 150 km de côtes et qu’elle s’étend au nord jusqu'aux côtes syriennes.

Le plan a été élaboré par le groupe de travail d’experts qui travaillent sous la supervision du Centre régional méditerranéen pour l’intervention d’urgence contre la pollution - qui est géré en partie par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation maritime internationale (OMI) qui ont organisé conjointement la réunion d’aujourd’hui.

Achim Steiner, Directeur exécutif du PNUE, qui a participé à cet événement accueilli par le Ministère de la Marine Marchande grecque au Pirée, a affirmé que « Tout d’abord nos pensées vont aux populations des deux cotés de ce conflit qui ont souffert pendant ces dernières semaines. Mettre en place tous les efforts possibles afin de leur apporter l’aide d’urgence nécessaire est une priorité absolue »

« Toutefois, il est également triste que l'environnement en ait été la victime, ce qui est si ostensiblement souligné par les nappes de pétrole et le littoral noirci et abîmé, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur la vie des populations et leur santé, le développement économique, les écosystèmes, la pêche, le tourisme et les espèces rares et menacées ».

« Maintenant que les bombes ont cessé de tomber et que les armes se sont tue nous avons la possibilité d’évaluer rapidement l’ampleur réelle du problème et de mobiliser enfin des moyens pour commencer le nettoyage et la restauration du littoral. Les experts sont en stand-by et aujourd’hui la communauté internationale a approuvé un plan d’action. J’espère sincèrement que nous avons les garanties économiques nécessaires pour pouvoir rapidement et de manière compréhensive tenir la promesse faite au peuple libanais, et répondre a la demande d’assistance des autorités libanaises aux Nations Unies.» a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Efthimios Mitropoulos, s'est quant à lui félicité que les participants à la conférence se soient entendus sur un plan d'action « qui jette les bases d'une large assistance aux autorités libanaises, et dans une moindre mesure syriennes, qui en ont tant besoin ».

Les coûts des opérations de nettoyage.

Les experts provenant des Nations Unies, des centres de recherche, des organisations non-gouvernementales et du secteur privé, estiment le coût initial de l’opération de nettoyage à 50 millions d’Euros avec probablement un nouveau besoin de financements en 2007.

Ces estimations sont en partie basées sur les coûts de nettoyage engendrés par l’échouage du pétrolier Haven en 1991. Suite à cet accident entre 10.000 et 20.000 tonnes de brut s’étaient répandues sur le littoral italien dans les environs de Gènes. Pendant l’accident du Haven de nombreuses zones des côtes de la Ligurie en Italie et du sud de la France avaient été souillées.

Priorité et actions à court terme

Des simulations assistées par ordinateur montrent que prés de 20 pour cent du pétrole s’est probablement évaporé, que 80 pour cent s’est répandu sur le littoral avec environ 0.25 pour cent ou environ 40 tonnes encore dans la mer.

Cependant des images satellites, confirmées par le témoignage d’experts d’organisations présentes sur place telles que IUCN – World Conservation Union, suggèrent qu’en réalité d’importante quantité de fuel pourraient être encore dans la mer.

Le Plan d’action recommande qu’un observateur qualifié et indépendant survole la zone afin d'évaluer précisément la quantité de pétrole non évaporée.

Le Plan appelle également à la mise en place d’un groupe permanent constitué d’au moins trois experts dans le domaine de la lutte contre la pollution. Ces spécialistes apporteront une assistance dans les enquêtes au niveau local et interviendront comme conseillers auprès du Ministère de l’environnement libanais.

Plusieurs pays ont déjà offert des équipements pour la dépollution et l’endiguement du fuel. « L’idéal serait que chaque pays donateur mette à disposition un ou plusieurs experts pour former le personnel local à la mise en œuvre du matériel » affirme le Plan.

Parmi les autres actions prioritaires à court terme on peut citer :

• Une approche bien définie en matière de transport, collecte, stockage et incinération des déchets récupérés lors des opérations de nettoyage.

• D’ultérieures analyses des échantillons de pétrole pour vérifier s’ils contiennent des Polluants Organiques Persistants (POPs) en particulier des Bi-phénols Polychorides étant donné que le fuel provient des cuves d une centrale électrique.

• La récupération des nappes de pétrole qui flottent dans les ports, la décontamination de zones d’intérêt économique et touristique ainsi que de sites gravement touchés par la marée noire. Les autorités libanaises ont identifie 7 sites qui doivent être considérés comme hautement prioritaires et 13 autres sites qui ont été déclarés de « priorité secondaire ».

Pour en savoir plus, veuillez contacter :

Luisa Colasimone, Chargée des relations presse et de l'information PNUE-MAP, Tel. +30 210 7273 148, Mobile: +30 69 49 122746 ; Courriel : luisa.colasimone@unepmap.gr

Nick Nuttall, porte-parole du PNUE, Bureau du Directeur exécutif au Tél: 254 20 7623084, Mobile: 254 (0) 733 632755, ou, +41 79 596 57 37, courriel: nick.nuttall@unep.org

Lee Adamson, Chef, Service de l’information, OMI, on Tel:+44 207 587 3153, Courriel : Media@imo.org

 



 

 

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Dossier du PNUE sur les conséquences pour l’environnement de la situation au Moyen-Orient.

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Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution (REMPEC)

Commission européenne
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"Convention pour la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée".
(Convention de Barcelone)

Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (POPs)
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