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La capture et le stockage du carbone de manière naturelle

Un nouvel atlas du PNUE montre comment l'investissement dans des écosystèmes riches en carbone peut à la fois combattre le changement climatique et la perte de biodiversité

Poznan/Nairobi/Cambridge, 5 décembre 2008  - Des cartes localisant les zones à la fois riches en carbone et en biodiversité ont été lancées aujourd'hui par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

La recherche donne une première indication des endroits où l'investissement pour la réduction des émissions de la déforestation peut non seulement contribuer au combat contre le changement climatique, mais également aider à la conservation de la biodiversité, des amphibiens, des oiseaux et des primates.

L'atlas, qui est probablement le premier du genre, arrive au moment où les nations se rencontrent à Poznan, Pologne, pour les négociations de l'ONU pour une convention sur le climat.

Près de 20 pour cent des émissions de gaz à effet de serre sont le résultat de la déforestation. Les négociateurs cherchent à avancer des plans pour financer le Programme pour la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD) dans un accord post-2012 sur le climat.

L'atlas de démonstration Carbone et Biodiversité a été produit par le Centre de surveillance continue de la conservation mondiale de la nature (UNEP-WCMC)avec le soutien du gouvernement allemand et des fonds initiaux de la Humane Society International. Des copies imprimées et électroniques (sur CD et à l'adresse www.unep-wcmc.org) sont disponibles.

Achim Steiner, Secrétaire Général Adjoint et Directeur exécutif du PNUE, a dit : « En cette période de préoccupations économiques où les ressources financières sont rares, chaque dollar, euro ou roupie doit donner des dividendes doubles, ou même triples. L'investissement intelligent dans les forêts est un exemple clé d'endroit où des bénéfices pour le climat et les écosystèmes peuvent être atteints avec une seule 'transaction'.»

Il a ajouté qu'il est primordial pour le succès de REDD d'assurer des sauvegardes pour les personnes locales et indigènes afin qu'elles puissent bénéficier de tout arrangement futur sous REDD.

« Néanmoins, en localisant les endroits où des hautes densités de carbone chevauchent des hauts niveaux de biodiversité, l'atlas met en lumière les endroits où les gouvernements et les investisseurs peuvent aborder deux crises pour le prix d'une. Ceci n'inclut pas les autres bénéfices provenant de l'investissement dans les "infrastructures" d'écosystèmes forestiers, de la stabilisation des sols et de la conservation et l'accroissement de l'approvisionnement en eau », ajoute-t-il.

L'Atlas inclut des cartes régionales ainsi que des cartes nationales pour six pays tropicaux (voir ci-dessous) indiquant les endroits où le stockage de carbone est élevé et coïncide avec des régions d'importance pour la biodiversité. Il montre également les endroits où des régions protégées existantes sont riches tant en carbone qu'en biodiversité. L'atlas inclut de nombreuses statistiques tirées de ces cartes démontrant les différents types possibles d'informations qui peuvent être fournies.

Carbone et biodiversité - Opportunités régionales et nationales

On estime que les écosystèmes terrestres de la Planète stockent 2,000 milliards de tonnes (gigatonnes) de carbone (GtC) dans la biomasse au-dessus du sol et dans le sol, avec une proportion importante de ce carbone localisée dans les écosystèmes tropicaux.

Les cartes de l'atlas se concentrent sur les régions tropicales, utilisant des données qui fournissent une image globalement cohérente du stockage de carbone.

Les Andes tropicales, par exemple, sont le 'point chaud' de biodiversité le plus riche et varié du monde alors que la forêt vierge de l'Amazone, la zone continue de forêt pluviale la plus vaste du monde, héberge environ un quart des espèces terrestres du monde. Les zones riches en biodiversité des Andes tropicales et de l'Amazone représentent 11 pour cent du stock total de carbone dans les Néotropiques.

En Afrique tropicale, plus de 60 pour cent des régions riches en biodiversité sont dans des zones riches en carbone, qui contiennent un total de 18 milliards de tonnes de carbone. L'utilisation des mêmes techniques que celles utilisées dans l'atlas permettrait d'identifier les endroits où les zones à haute densité de carbone chevauchent celles à haute densité de grands singes afin d'identifier les zones où les investissements REDD pourraient aussi bénéficier à la conservation des grands singes.

Les cartes nationales illustrent les différentes manières d'identifier les zones d'importance pour la biodiversité et les endroits où elles coïncident avec des zones riches en carbone. En Tanzanie, les zones clés pour la biodiversité contiennent 17 pour cent des stocks nationaux de carbone.

Les zones protégées du Vietnam couvrent 32 pour cent des terres identifiées comme ayant des valeurs élevées tant pour le carbone que pour la biodiversité, démontrant la valeur potentielle du système de zones protégées pour atteindre les objectifs tant en matière de carbone que de biodiversité.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la carte montre que le centre du pays, riche en biodiversité, contient également des zones étendues de stocks élevés de carbone. Elle montre également que les zones protégées existantes chevauchent seulement 14 pour cent des zones riches en carbone.

Le développement de l'atlas du PNUE est une réponse à la réunion de l'année passée des négociateurs sur le climat à Bali, Indonésie, où les gouvernements se sont accordés à considérer REDD comme faisant partie de l'accord sur le climat devant être atteint à Copenhague en 2009.

« La nature a passé des millions d'années à perfectionner la capture et le stockage de carbone dans les forêts, les terres de tourbe, les sols et les océans tout en faisant évoluer la biodiversité, centrale pour des écosystèmes sains et économiquement productifs. Les méthodes technologiques pour la capture et le stockage auront leur rôle à jouer, mais les retours les plus importants et étendus reviendront sur des investissements dans les systèmes naturels de capture et de stockage de carbone et leur optimisation» dit M. Steiner.

« Ce faisant, les pays vont sceller une partie du New Deal Écologique Mondial dans lequel l''infrastructure' des écosystèmes économiquement importants est renouvelée et rénovée tout en soutenant les moyens d'existence et des centaines de milliers de nouveaux emplois verts dans la sylviculture et la conservation dans les pays en développement », ajouta-t-il.

Barney Dickson, le chef du Programme sur le changement climatique et la biodiversité au PNUE-WCMC, a dit que les nouvelles cartes ne sont qu'un premier pas vers la démonstration que la combinaison de différents types de données, avec des techniques relativement simples, peut aider à identifier des zones où les opportunités et les bénéfices pour le stockage du carbone et la protection de la biodiversité coïncident.

Pour cet atlas de démonstration, son équipe a utilisé des ensembles de données globales et des priorités en matière de biodiversité mondiales. Celles-ci pourraient être améliorées en utilisant des données et priorités au niveau national : « Les décisions de réduire les émissions au niveau national doivent être prises en tenant compte des priorités nationales et avec les meilleures données nationales sur les stocks de carbone et la biodiversité.»

De telles décisions devront aussi tenir compte des différentes pressions qui peuvent mener à des changements destructeurs pour l'environnement dans l'utilisation des sols, tels que l'abattage de forêts pour les pâturages ou la culture de récoltes pour les biocarburants, ajouta-t-il.

Un nouvel atlas détaillé et publié sur le web est attendu en 2009 avant la réunion de l'ONU sur le climat à Copenhague. L'atlas couvrira plus de pays avec des données nationales plus précises sur le carbone et la biodiversité, lorsque celles-ci sont disponibles, et examinera les options pour inclure les services d'écosystèmes et les impacts sur les moyens d'existence locaux.

Les grands singes et le carbone

Le Partenariat pour la survie des grands singes (GRASP, une initiative coordonnée par le PNUE et l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture - UNESCO) est sur le point de lancer un projet pilote pour tester les multiples bénéfices de REDD en Afrique de l'ouest.

Les experts étudient la façon dont les investissements dans la conservation du carbone dans les forêts à la frontière entre le Nigéria et le Cameroun pourraient aussi aider à conserver l'habitat du gorille de Cross River, gravement menacé d'extinction et dont il ne subsiste que 250 à 300 individus.

L'annonce du projet pilote a été faite cette semaine à l'occasion du lancement de l'initiative 2009 Année du Gorille coordonnée par la Convention du PNUE sur la conservation des espèces migratrices.

Le programme UN REDD aide neuf pays pilotes en Amérique Latine, Afrique et Asie et va aussi soutenir le développement d'une initiative REDD globale, en partenariat avec entre autres le Partenariat Forets Carbone de la Banque Mondiale.


Notes aux éditeurs:

Une version électronique de l'atlas sera disponible des le 5 décembre à  www.unep.org/pdf/carbon_biodiversity.pdf et www.unep-wcmc.org


Pour plus d'information veuillez contacter

Nick Nuttall, Porte-Parole du PNUE au tel: +41 795 96 57 37, E-mail: nick.nuttall@unep.org

Ou Barney Dickson +44 7590 655 975 (barney.dickson@unep-wcmc.org)

www.unep.org/grasp

 
@treehugger


 

 

Autres Liens

Site du PNUE sur l'initiative pour une économie verte

 

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