Célébration de la Journée internationale de la diversité biologique - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Célébration de la Journée internationale de la diversité biologique

, Montréal, le 22 mai 2009 - Les espèces exotiques envahissantes (EEE) - une des plus grandes menaces à la biodiversité, à l'écologie et au bien-être économique de la société et de la planète- est le thème de cette année pour la Journée internationale de la diversité biologique (JIB). Cette année, l'événement est celebré par un nombre record de pays, un reflet de la reconnaissance croissante de la menace à la diversité biologique et son impact sur le bien-être humain.

Dans son message de la JIB, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Ban Ki-moon a déclaré: « La méthode de contrôle la plus efficace et réalisable est la prévention. Pour réussir, cette stratégie exige une collaboration entre les gouvernements, les secteurs économiques et non-gouvernementaux et des organisations internationales. Un pays ne peut empêcher les invasions que si elle sait quelles espèces pourraient l'envahir, d'où elles pourraient provenir et les meilleures options de gestion pour les confronter. » Il a ajouté:« Les individus, eux aussi, ont une responsabilité. Le respect des quarantaines locales et internationales et de la réglementation douanière permettra d'éviter la propagation d'insectes nuisibles, de mauvaises herbes et de maladies. Une règle simple: laissez les organismes vivants dans leur habitat naturel et ramenez à la maison seulement des souvenirs. »

Les espèces exotiques envahissantes sont des espèces dont l'introduction et / ou la dissémination en dehors de leurs habitats naturels menacent la diversité biologique. Bien que seul un faible pourcentage d'organismes transportés à de nouveaux environnements devienne envahissant, leurs effets négatifs sur la sécurité alimentaire, les plantes, la santé animale et humaine et le développement économique peuvent être catastrophiques.

M. Achim Steiner, Sous-secrétaire général des Nations Unies et Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), a déclaré « les espèces exotiques envahissantes l'ont eu facile trop longtemps, la sensibilisation des décideurs politiques et du public et l'accélération d'une réponse sont attendues depuis longtemps. »

Le problème des espèces exotiques envahissantes continue de croître, essentiellement à cause du commerce mondial, des voyages et du transport, y compris le tourisme, à un coût énorme pour la santé humaine et animale et le bien-être socio-économique et écologique de la planète. Les pertes environnementales annuelles causées par des parasites agricoles introduits aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Afrique du Sud, en Inde et au Brésil ont été estimées à plus de 100 billions de dollars. Selon une étude, le coût mondial peut atteindre 1.4 trillion de dollars américains, ce qui représente 5% du PIB mondial.

Un sous-produit indésirable de la mondialisation, des espèces non-indigènes nuisent aux services écosystémiques, aux moyens de subsistance et aux économies à travers le monde. Par exemple, le gouvernement de l'Afrique du Sud consacre environ 60 millions de dollars par an dans une tentative d'éradiquer des plantes, telles que les acacias, qui envahissent des terres agricoles, les systèmes fluviaux et des sites touristiques économiquement importants tels que le Cape Floral Kingdom.

En Amérique du Nord, dans de la région des Grands lacs, la moule zébrée a des répercussions sur le transport maritime, la pêche et la production d'énergie électrique. Tout au long des îles de l'océan Pacifique, des rats provenant des navires étrangers exterminent des oiseaux indigènes. Dans de nombreux pays d'Afrique, la jacinthe d'eau encombre des lacs et des rivières, au détriment de la flore aquatique locale et des communautés et industries qui en tirent un profit.

Dans son message pour la Journée internationale, M. Miguel d'Escoto Brockmann, président de l'actuelle session de l'Assemblée générale des Nations Unies, a déclaré: « Il n'est pas trop tard pour prendre des mesures individuelles et collectives, pour répondre à la perte de biodiversité en vue de répondre à nos besoins quotidiens et de maintenir nos moyens de subsistance. » Il a ajouté que la perte continue de la précieuse diversité biologique ne peut plus être considérée simplement comme un problème environnemental, mais a souligné que la biodiversité ne doit pas être considérée uniquement comme la base de la vie sur Terre, mais aussi celle de notre économie.

Le Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), M. Luc Gnacadja, a salué les efforts déployés dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique pour accroître la sensibilisation et la compréhension de l'importance des espèces exotiques envahissantes pour la diversité biologique, l'économie mondiale et les moyens de subsistance des individus et des communautés, en précisant que: « Ceci est louable, une très importante leçon que nous avons tirée des récentes crises mondiales de la santé telles que le SRAS, la grippe aviaire, et plus récemment, la grippe porcine est la suivante: c'est seulement grâce à la diffusion rapide d'informations, la prise de conscience mondiale et la coopération que nous pouvons résoudre les problèmes associés aux espèces et agents pathogènes envahissants.

Au Colloque de la JIB qui s'est tenu le 22 mai à l'Université des Nations Unies (UNU) à Tokyo, M. Masayoshi Yoshino, Vice-ministre de l'Environnement du Japon, a déclaré: «Les mesures contre les espèces exotiques envahissantes nécessite des approches à long terme. Par conséquent, le gouvernement doit assurer la coordination avec les diverses parties prenantes, y compris les instituts de recherche et les entreprises privées pour prendre des mesures efficaces », il a également déclaré que la dixième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique qui se tiendra à Nagoya, Préfecture d'Aichi, au Japon en 2010, sera une excellente occasion d'informer le public de la façon dont la biodiversité est reliée à notre vie quotidienne et de renforcer notre volonté de la transmettre à la prochaine génération.

Le Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique, M. Ahmed Djoghlaf a déclaré que: «La question des espèces exotiques envahissantes est pertinente à tous les types d'écosystème et est primordiale à la réalisation des trois objectifs de la Convention sur la diversité biologique- la conservation de la diversité biologique, son utilisation durable et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques. »

Il a ajouté que: «Comme nous ne sommes qu'à quelques mois de 2010, l'Année internationale de la biodiversité, et la date cible pour l'objectif de la biodiversité de 2010, l'urgence de s'attaquer aux défis liés à la perte de biodiversité et une croissance économique maintenue et durable n'est plus une option mais une nécessité incontournable. Je suis donc très heureux d'annoncer que le thème de la célébration de la Journée internationale de 2010 pour la diversité biologique, laquelle coïncidera avec la célébration de l'Année internationale de la biodiversité, est : Diversité biologique pour le développement et la réduction de la pauvreté. J'invite tous les partenaires à contribuer aux objectifs de ces célébrations. »

La Journée internationale de la diversité biologique fournit aux Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB) et ceux qui confrontent les EEE, une occasion de sensibiliser le public au problème et d'accroître des actions pratiques pour s'attaquer au problème.

Voici des exemples de la façon dont les pays célèbrent la JIB cette année:

-La ville de Montréal célèbrera la JIB à la Biosphère de Montréal, où il y aura une déclaration conjointe de la Ville de Montréal, du gouvernement du Québec et du gouvernement du Canada sur les espèces exotiques envahissantes et il y aura une présentation sur l'exposition de la biosphère sur les espèces exotiques envahissantes

-Le gouvernement japonais organise un colloque et une exposition sur les espèces exotiques envahissantes

-La ville de Francfort, par l'intermédiaire de son Initiative de Bio-Francfort, a contribué à la célébration en invitant toutes les parties prenantes

-En Irlande, le ministère de l'Environnement, du Patrimoine et des Gouvernements locaux (les parcs nationaux et le service de la faune et de la flore) et des ONG environnementales organisent une série d'activités au niveau national au cours de la Semaine nationale de la diversité biologique, du 17 au 24 mai

-Le Pérou a déclaré cette semaine, la semaine de la biodiversité

-En Éthiopie, l'Institut de la conservation de la biodiversité célèbre la journée grâce à un certain nombre d'événements. Il s'agit notamment d'un atelier d'une journée et de la visite des sites où les espèces envahissantes représentent une grave menace pour la biodiversité, la distribution de brochures, de livrets, d'affiches, etc. à des institutions travaillant avec les EEE, et la sensibilisation en utilisant des médias de masse tels que la télévision, la radio et les journaux

-Au Bénin, un certain nombre d'activités sont prévues, notamment un atelier pour évaluer le niveau de connaissance sur l'invasion des espèces exotiques au Bénin, une visite guidée avec la presse de l'un des sites colonisés par l'invasion d'espèces exotiques, et, la conception et la distribution d'affiches pour sensibiliser à l'invasion d'espèces exotiques et à la gestion durable de la biodiversité en général.

Pour de plus amples informations: www.cbd.int/idb/2009/

La Convention sur la diversité biologique (CDB)

Ouverte à la signature au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, la Convention sur la diversité biologique est un traité international pour la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité et le partage équitable des avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques. Avec 191 Parties, la CDB a une participation quasi-universelle parmi les pays déterminés à préserver la vie sur Terre. La CDB vise à aborder toutes les menaces à la biodiversité et aux services écosystémiques, y compris la menace des changements climatiques, à travers des évaluations scientifiques, le développement d'outils, des incitations et des processus, le transfert de technologies et de bonnes pratiques et la participation pleine et active des parties prenantes, y compris les autochtones et les communautés locales, les jeunes, les ONG, les femmes et les milieux d'affaires. Le siège du Secrétariat de la Convention est situé à Montréal, au Candada.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter

Marie Aminata Khan au +1 514 287 8701, email: marie.khan@cbd.int

Johan Hedlund + 1 514 287-6670, email: johan.hedlund@cbd.int.