L'anniversaire du traité sur l'Ozone donne de l'essor à la protection de la santé et de l'environnement. - United Nations Environment Programme (UNEP)
Programme des Nations Unies pour l'environnement
l'environnement au service du développement Rechercher 
Salle de presse
 
 Accueil
 Contacts Médias
 Communiqués de  presse
 A la une
 Discours
 Photos
 Audiovisuels
 Films et Vidéos
 RSS / Baladodiffusion
 Affiches
 E-Cards

 

 

 Imprimer [English][中文]
 

L'anniversaire du traité sur l'Ozone donne de l'essor à la protection de la santé et de l'environnement.

, , Le Timor Oriental fait du protocole de Montréal le premier accord environnemental à être ratifié dans le monde entier

Nairobi, le 16 Septembre 2009 - Un traité pour la protection de la couche d'ozone, la protection de toute vie sur la terre contre les rayons ultra-violets mortels, a atteint une première dans l'histoire des traités mondiaux sur l'environnement.

Aujourd'hui Xanana Gusmão, le premier ministre du jeune Timor Oriental dans le pacifique, a annoncé qu'il avait ratifié le protocole de Montréal, en faisant ainsi le premier accord environnemental ayant été signé par 196 pays.

"Le Timor Oriental est fier de rejoindre le reste du monde dans la lutte contre la dégradation de la couche d'ozone et les efforts fournis pour qu'elle se renouvelle. Nous sommes fier, de faire part de ce processus important de protection de la couche d'ozone et nous nous engageons à mettre en place et à respecter le protocole de Montréal comme tous les autres pays qui nous ont précédés dans cette dynamique" annonça Gusmão.

L'annonce historique, faite pendant la journée internationale des Nations Unies pour la protection de la couche d'ozone, est l'une des plus récentes dans la liste des réussites du traité sur l'ozone qui évolue rapidement.

Le protocole de Montréal, conçu pour abandonner progressivement les polluants qui détruisaient le bouclier protecteur de la planète, aura en l'espace de trois mois retiré du commerce près de 100 produits chimiques liés à la destruction de la couche d'ozone.

Aujourd'hui, alors que le soleil se lève progressivement sur l'Australie puis sur le Timor Oriental pour enfin se coucher sur Hawaï aux Etats-Unis (un des premiers pays à avoir ratifié le traité), ces pays ne marqueront pas seulement le renouvellement de la couche d'ozone. Ils fêteront également la contribution unique du protocole de Montréal dans le combat contre d'autres défis majeurs comme les changements climatiques.

Achim Steiner, Secrétaire Général adjoint des Nations Unies et directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), a dit : « La ratification du Timor Oriental fait de ce jour un jour encore plus spécial que d'habitude car il prouve que lorsque le monde entier s'unit autour d'une cause environnementale il peut y avoir de nombreuses transformations »

Il ajouta : « Sans le protocole de Montréal et la convention de Vienne, les niveaux atmosphériques de réduction de la couche d'ozone auraient décuplés d'ici 2050, ce qui aurait pu causer 20 millions de cas de cancer de la peau supplémentaires et 130 millions de cas de cataracte des yeux supplémentaires, sans parler des dommages causés au système immunitaire, à la faune et à l'agriculture »

Selon Steiner : « Aujourd'hui, nous savons en plus que certains gaz contribuent aux changements climatiques. Selon certaines estimations, l'abandon progressif des substances qui étaient responsables de la réduction de la couche d'ozone a depuis 1990 contribué à un ralentissement de 7 à 12 ans du réchauffement climatique, en soulignant que, un dollar dépensé dans la couche d'ozone se répercute dans les autres causes environnementales »

Marco González, du secrétariat de l'ozone du PNUE, affirma que l'objectif était maintenant de passer de gaz comme le chlorofluorocarbone (CFC) à leur substituts que sont les HCFC et les HFC dans l'usage des réfrigérateurs, des mousses et des extincteurs.

En 2007, les gouvernements se sont mis d'accord pour accélérer le processus de blocage de la production et d'abandon progressif des hydro chlorofluorocarbones ou des HCFC (principalement pour leurs impacts sur les changements climatiques).

Les bénéfices maximum de ces mesures pourront seulement être constatés si elles vont de paire avec l'introduction d'équipements plus économiques en énergies qui pourront fonctionner avec des substances ayant moins voire aucun potentiel de réchauffement climatique.

L'objectif est maintenant de passer rapidement aux Hydrofluorocarbures (HFC). Les scientifiques ont déclaré cette année dans les débats de la "National Academy of Science" que s'ils devenaient la substance de remplacement de choix, les impacts sur les changements climatiques pourraient être importants.

Les scientifiques ont soutenus que l'utilisation du HFC pourrait augmenter de manière significative dans les prochaines années à venir comme alternative pour des produits tels que les mousses d'isolation, les climatiseurs et les réfrigérateurs.

D'un autre coté, une action rapide pour ralentir et stopper les émissions annuelles en utilisant des solutions de remplacement déjà existantes pourrait permettre de réduire les émissions de HFC en dessous d'une gigatonne d'ici 2050.

« Les gouvernements ont réclamés de manière importante que le secrétariat du protocole de Montréal et que les structures des Nations Unies concernant la convention sur les changements climatiques coopèrent de manière proche sur ces sujets et cela a été préparé en 2009 dans l'esprit d'une seule Nation Unie » ajouta Gonzalez.

Les gouvernements vont se rencontrer en Novembre à Port Ghalib, en Egypte, sous le signe du protocole de Montréal afin de discuter des futures directions à prendre pour le traité et son implication dans la lutte contre les changements climatiques.

Gonzalez souligna que "Cette rencontre historique, accueilli par le gouvernement égyptien, sera la première à réunir un aussi grand nombre d'Etats participants pour prendre des décisions concernant un traité international"

Ces discussions auront lieu quelques jours avant l'importante réunion sur le climat à Copenhague où les nations seront sollicitées pour sceller un accord sur des réductions significatives des émissions de gaz, ayant aussi de l'aide pour les pays et communautés vulnérables

L'histoire de la couche d'ozone a aussi montré que gérer l'environnement de manière durable coûte moins cher et prend moins de temps que réparer les dommages déjà faits. Même avec les mesures rapides et décisives prises par les gouvernements avec le protocole de Montréal, le bouclier protecteur de la terre mettra probablement 40 à 50 ans pour s'en remettre entièrement.

A propos du protocole de Montréal

Le protocole de Montréal est principalement basé sur la protection de la couche d'ozone. Ce traité a permis aussi bien aux pays développés et aux pays en développements de réussir à se débarrasser progressivement de la production et de l'utilisation des substances nocives pour la couche d'ozone.

La majorité des substances nocives pour la couche d'ozone contribuant aussi au réchauffement climatique, les actions prises grâce au protocole de Montréal ont aussi contribués de manière significative à l'effort pour réduire les changements climatiques.

Quelques faits intéressants à propos du protocole de Montréal

Le protocole de Montréal a atteint une participation jamais atteinte auparavant par aucun traité, actuellement le nombre de signataires du protocole est de 196.

Les scientifiques estiment que sans le traité la réduction de la couche d'ozone aurait augmenté de 50% dans l'hémisphère nord et de 70% dans l'hémisphère sud d'ici 2050. A peu près 10 fois pires que les niveaux actuels.

On estime que le protocole de Montréal à élité:

- 19 millions de cas de cancers non lié aux mélanomes

- 1.5 million de cas de cancers liés aux mélanomes

- 130 millions de cataractes des yeux

97% de toutes les substances qui causaient la réduction de la couche d'ozone recensé par le protocole de Montréal on été progressivement abandonnées, mais les 3% qu'il reste sont toujours un défi à éliminer.

Les observations montrent que les taux atmosphériques de substance qui réduisent la couche d'ozone sont en diminution et l'on croit qu'avec la mise en place du protocole, la couche d'ozone devrait revenir à son niveau d'avant les années 1980 d'ici 2050 à 2075.

En 2003, le Secrétaire Général des Nations Unies, Koffi Annan, désigna le protocole de Montréal grâce à sa réussite comme « Peut-être le seul traité environnemental international couronné de succès jusque là »

La couche d'ozone

La couche d'ozone protège les habitants de la terre des radiations UV et est essentielle pour la vie sur terre en tant que protection contre les radiations UV-B. L'augmentation des UV-B due à la réduction de la couche d'ozone peut conduire à :

- Plus de cancers du mélanome et d'autres cancers

- Plus de cataractes des yeux

- Une diminution du système immunitaire qui peut conduire à une moindre efficacité des vaccins

- Une agriculture réduite et des difformités dans les types et formes de plantes

- Des dommages sur l'écosystème sous-marin et une pêche réduite

- Des dommages aux bois et aux plastiques

Pour plus d'information veuillez contacter le secrétariat à l'ozone du PNUE (ozone.unep.org) ou bien:

Nick Nuttall: Off. +254 20 7623084 Cell. + 254 733632755 E-mail: nick.nuttall@unep.org

Maria Saldanha: Off. +254 20 7625129 Cell. +254 713601240 E-mail: maria.saldanha@unep.org