De nombreux pays investissent dans des plans de relance économique incorporant des investissements environnementaux. - United Nations Environment Programme (UNEP)
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De nombreux pays investissent dans des plans de relance économique incorporant des investissements environnementaux.

, Cependant la taille totale des investissements du Nouveau Pacte Vert Mondial n'est que la moitié de ce qui serait nécessaire, déclare un rapport du PNUE lors de la réunion du G20 à Pittsburgh.

Pittsburgh/Nairobi, 24 Septembre 2009 - Les pays asiatiques que sont la Chine et la Corée du Sud sont en passe de devenir des meneurs mondiaux en termes de parts de leurs plans de relance consacrées à des investissements environnementaux dans le cadre du Nouveau Pacte Vert Mondial.

Un Nouveau Pacte Vert Mondial mis à jour par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et lancé lors du sommet du G20 à Pittsburgh, en Pennsylvanie, montre que environ un tiers des dépenses de reconstruction sont ciblés sur des domaines allant des chemins de fer, aux infrastructures d'eau en passant par les énergies renouvelables et économes comme le vent et le soleil.

La Corée du Sud va même plus loin en accélérant la transition vers une Economie Verte peu consommatrice d'énergie et émettant peu de carbone.

Environ 80% de ses plans de relance, soit environ 31 milliards de dollars américains, sont basés sur la promotion de bâtiments à haut rendement énergétiques et à la gestion de l'eau et des déchets, mais aussi à la promotion de secteurs comme les énergies renouvelables, les véhicules à faible émissions de carbone et les chemins de fer.

D'autres pays, comme l'Australie, les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne, l'Afrique du Sud et la France, ont profités de la crise économique afin de se lancer dans de nouvelles formes de développements.

Pour le moment, le PNUE et les économistes mettent en garde sur le fait que les embuches majeures persistent à cause de la taille importante de la partie environnementale du plan de relance mondial. Celui-ci est loin d'atteindre les 750 milliards de dollars, soit 1% du PIB mondial, qui est recommandé pour la réduction de la dépendance au carbone et le lancement du processus de transition.

En outre, il existe des blocages dans de nombreux pays en fonction de la vitesse à laquelle les fonds sont dépensés et de la bureaucratie qui gère l'accès à l'argent du Nouveau Pacte Vert Mondial, ce qui entrave le rythme des transformations attendues.

Achim Steiner, Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies et Directeur Exécutif du PNUE, a déclaré: "Ce rapport d'étape, publié 12 mois après la crise économique et qui est apparu moins de 80 jours avant l'importante conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague, est à la fois source d'optimisme et sujet de préoccupation ».

«On estime à 15% des 3,1 milliards de dollars évalués en plans de relance mondiaux, le montant investi en projets environnementaux, ce qui souligne un développement positif et le signe que certains gouvernements en particulier, ont vu une occasion de faire en sorte que leurs stratégies de rétablissement fassent partie d'une logique de développement nouvelle, plus durable et sur un plus long terme» a-t-il ajouté.

"Mais cette transition est inégale, loin d'être implantée, et dans de nombreux cas bien inférieur au 1% recommandé du PIB mondial, somme que les économistes recommandent afin de contribuer à un changement mondial réel et durable», a déclaré Steiner.

"La réunion du G20 à Pittsburgh est un moment où les nations qui représente près de 70 pour cent de la population mondiale et 90 pour cent du PIB mondial, reconfirment leurs engagements et revoient leurs options pour que les parts des investissements réalisés pour contrer les crises du présent soient doublées, triplées voire quadruplées pour la lutte contre les changements climatiques, la rareté des ressources naturelles et permettent de fournir des emplois décent pour près de deux milliards de personnes » a-t-il ajouté.

La mise à jour contient une série de recommandations visant à approfondir les investissements «verts» et à les intégrer dans une transition plus large incluant:

- La réduction des subventions à effets pervers dans des domaines tels que les combustibles fossiles et l'agriculture. Environ 250 milliards de dollars de subventions sur les combustibles fossiles sont versés parmi les pays du G20

- Seulement 3% des investissements verts mondiaux du G20 annoncés ont été dépensées au cours du premier semestre de 2009, la vitesse et le rythme des décaissements doivent être accélérés en 2009 et en 2010.

- Les mécanismes et processus sont nécessaires pour atténuer les impacts environnementaux et sociaux négatifs de nouvelles dépenses, y compris les investissements prévus dans les chemins de fer, et de veiller à ce qu'elles soient vraiment « vertes »

- Afin de fixer le maximum d'émissions de C02 et limiter la hausse de la température mondiale à moins de deux degrés C, les investissements dans les besoins énergétiques durable doivent plus que doubler afin d'atteindre 500 milliards de dollars par an, les plans de relance mondiaux doivent faire transparaitre cette réalité.

- Les programmes de relance verte ont besoin d'être mis «à l'épreuve » pour s'assurer qu'ils ne portent pas par inadvertance atteinte à la compétitivité du commerce et des exportations des pays en développement.

- Les plans de relance doivent être complétés par des réformes politiques plus globales, notamment une plus grande utilisation ou bien la mise en place de mesures incitatives telles que les prélèvements d'émissions de gaz.

- Les gouvernements ont besoin de Sceller l'Accord à la réunion cruciale de l'ONU lors de la Convention sur le climat à Copenhague en Décembre, c'est un moyen important de faire des Nouveaux Pactes Verts nationaux en un phénomène mondial d'économie verte.

- Grâce à son nombre important de membres, le G20 offre une chance de s'engager à travailler étroitement avec les pays en développement et fournir des mécanismes de financement internationaux qui permettraient à ces pays de renforcer et de développer leurs propres plans de relance verte.