Les assureurs s'unissent pour une économie verte - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Les assureurs s'unissent pour une économie verte

, Genève/Nairobi 22 octobre 2009 - Les assureurs du monde entier, qui gèrent plusieurs milliards de dollars, ont participé avec d'éminents universitaires à une étude scientifique financée par les Nations Unies sur leur perception de la durabilité et des risques climatiques.

Le Directeur de l'environnement des Nations Unies et son altesse royale, le Prince Charles se sont réjouis de ce rapport qui paraît juste six semaines avant le Sommet mondial sur le climat à Copenhague, Danemark.

Cette toute première étude globale de ce puissant secteur, soutenue par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), montre que les assurances jouent un rôle fondamental dans la transition rapide vers une économie propre, verte et pauvre en carbone indispensable au développement durable et à la lutte contre le réchauffement climatique.

Ce rapport, qui doit paraître aujourd'hui (22 octobre) lors d'une importante réunion des sociétés de services financiers au Cap, Afrique du Sud (www.unepfi.org), révèle que les dirigeants des compagnies d'assurance sont convaincus que la santé économique à long terme de leurs entreprises passe par l'intégration systématique des principaux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs conditions générales et la recherche de nouveaux produits, ainsi que leurs autres activités de base comme la gestion des investissements et des sinistres, les ventes et la commercialisation.

Intitulé « The Global State of Sustainable Insurance - Understanding and integrating environmental, social and governance factors in insurance », ce document présente les principaux résultats de l'étude de l'Initiative Financière du Programme des Nations Unies pour l'Environnement réalisée cette année, la première de ce genre par sa nature et son objet (voir Notes aux éditeurs les principaux résultats et recommandations ci-dessous ).

Achim Steiner, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE a dit: « Depuis longtemps, le secteur des assurances cherche à connaître et à éviter les dommages et il sert de système d'alerte précoce en mettant en garde la société. En agissant en faveur de la prévention et l'atténuation des sinistres, le partage des risques sur de nombreuses épaules et en tant que gros investisseur, il a protégé la société, influencé les marchés et soutenu le développement économique. »

Il a ajouté : « Et voici un message fort et clair : les assureurs prévoient de grosses difficultés en raison de différents problèmes environnementaux, sociaux et de gouvernance : changement climatique, perte de la biodiversité, dégradation des écosystèmes, pénuries d'eau ainsi que pauvreté, risques sanitaires anthropiques, vieillissement des populations, travail des enfants et corruption. »

Dans son avant-propos, son altesse royale le Prince de Galle écrit : « Les compagnies d'assurance jouent un rôle majeur dans l'identification et l'évaluation de risques nouveaux ou émergents. Aucun autre secteur d'activités ne fait de prévisions aussi précises à aussi long terme. Leur approche de la durabilité est donc fondamentale, non seulement pour l'ensemble de la profession, mais aussi pour toute la société humaine. J'ai donc l'immense plaisir de présenter cette étude opportune et détaillée sur la durabilité du secteur des assurances faite par l'Initiative Financière du PNUE. »

Il conclut : « Le changement climatique constitue un défi mondial qui marquera notre génération. Mais il ne faut pas perdre de vue les autres périls qui nous menacent, comme la perte de biodiversité, la gestion des eaux, la croissance rapide de la population et l'urbanisation galopante et anarchique. Dans tous ces domaines comme dans bien d'autres, nous devons gérer nos économies de façon plus durable. Le secteur des assurances reconnaît l'importance de ces dangers et elle propose des réponses réellement adaptées. »

Cette analyse, qui compte une centaine de pages, se fonde sur une étude pilote effectuée cette année par le Groupe de travail sur les assurances et le Groupe de travail universitaire de l'Initiative financière du PNUE (PNUE FI), un partenariat stratégique entre le bras environnemental des Nations Unies et plus de 180 institutions financières et organisations partenaires.

Il en ressort que selon les assureurs la société ne se préoccupe pas assez des risques systémiques à long terme posés par différents facteurs ESG. Les rédacteurs préconisent la mise en ?uvre des « principes pour une assurance durable » sur le modèle des Principes pour des investissements responsables (PRI, www.unpri.org) des Nations Unies prévus par le PNUE FI entre 2003 et 2006 et lancés par des investisseurs institutionnels en avril 2006. Le PRI est maintenant financé par plus de 600 institutions brassant 18 milliards de dollars.

Paul Clemengs-Hunt, directeur de la recherche du PNUE FI explique : « Les assureurs et les réassureurs ont bataillé pendant quinze ans pour que la profession tienne compte des risques climatiques et maintenant ils tournent leur attention sur d'autres problèmes ESG, pour que changent radicalement les méthodes de gestion des défis mondiaux et des risques liés à l'appauvrissement des ressources. »

Toujours selon lui, : « l'élaboration des principes d'une assurance durable répondra à plusieurs objectifs, notamment la conception d'un cadre dynamique de meilleures pratiques ; le regroupement des informations et des ressources du secteur en matière d'ESG ; de mécanismes d'information des régulateurs et des décideurs politiques sur les activités de la profession ; la création d'un forum mondial sur la durabilité des assurances et des assureurs ; larecherche de solutions innovantes ; et l'accélération de l'action collective pour un monde durable. »

Cette recherche étudie en détail plusieurs facteurs ESG liés aux assurances et particulièrement le changement climatique, la perte de la biodiversité et la dégradation des écosystèmes, la gestion de l'eau, la pollution, les implications financières, les droits humains, les nouveaux risques sanitaires anthropiques, le vieillissement des populations, les règlements, la communication, l'éthique et les principes et l'alignement des intérêts.

Des correspondants répartis sur 60 pays d'Afrique, d'Asie-Pacifique, d'Europe, d'Amérique du Nord et latine et des Caraïbes, cumulant plus de 3 800 années d'expérience dans les assurances, ont fourni près de 2 700 pages de données.

Selon Butch Bacani, Responsable du programme Assurance et investissement de l'Initiative financière du PNUE et rédacteur en chef du rapport « cette étude est le résultat d'une collaboration mondiale. Elle donne une vue précise des dynamiques des facteurs ESG et du c?ur des activités de la profession, l'état de la pensée et de la pratique d'une assurance durable, des défis mondiaux en matière de durabilité et leurs solutions possibles et les nombreuses opportunités qui restent largement inexploitées. De même, elle atteste que ce secteur joue un rôle vital d'alerte précoce, en tant que catalyseur des finances et des investissements et pilier de la prospérité économique et du développement durable.

Puisque la profession a pour essence de comprendre et de gérer les risques, elle peut véritablement s'attaquer aux défis de la durabilité. Puisqu'elle a pour mission de gérer les risques et les produits d'assurances et en tant qu'investisseur important, elle a un positionnement unique qui lui permet d'identifier et atténuer les risques systémiques mondiaux et d'éviter les crises, notamment la très complexe et profonde « crise des ressources naturelles », née de l'utilisation non durable d'un grand nombre de biens tels que le climat, la biodiversité et les écosystèmes et l'eau. »