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Les marchés du carbone se développent en Afrique

, , , , , Mais la croissance des énergies renouvelables reste modeste par rapport à l'énorme potentiel du continent

Nairobi, 3 Mars 2010 - L'Afrique a plus de 120 projets en cours ou en préparation dans le marché du carbone, et ce dans des secteurs s'étendant de l'énergie éolienne à l'aménagement des forêts, révèle une nouvelle étude publiée aujourd'hui.

Cependant en comparaison avec le reste du monde, le continent reste à la traine avec un potentiel d'énergies propres et vertes largement sous-exploité.

En même temps la croissance des projets issus des Mécanisme de Développement Propre (MDP) du protocole de Kyoto reste inégale.

Les plus grandes économies telles que celles de l'Egypte et de l'Afrique du Sud se taillent toujours la plus grande part du lion avec respectivement 32 et 13 projets.

On note toutefois deux exceptions, le Kenya et l'Ouganda. Le nombre de projets en cours ou en préparation y a explosé, passant de 2 en 2007 à respectivement 15 et 12 actuellement.

En comparaison, de nombreux pays du continent africain tels que la Zambie, Madagascar, le Cameroun et le Mali n'ont seulement qu'un ou deux projets. La Guinée Equatoriale est l'un des quelques pays qui n'en a aucun.

Ces informations sont publiées par le Centre Risoe du PNUE à l'occasion de l'ouverture du 2e forum africain du carbone.

Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE a déclaré : " La croissance du marché du carbone en Afrique est une source d'optimisme mais également un sujet d'inquiétude. D'une part, les travaux du PNUE et d'une myriade d'autres partenaire sur la capacité de construction, de catalysassions de la finance et sur d'autres initiatives ont réussis dans une série de pays qui s'agrandit sans cesse».

" Mais pour réaliser seulement un infime pourcentage des points dans l'énorme potentiel éolien, solaire, de la biomasse et de gaspillage d'énergie, de l'aménagement des forêts, les actions doivent être intensifiées dans toute une série de défis", a-t-il ajouté.

Mr. Steiner a soutenu que c'était en partie la responsabilité de l'Organisation des Nations Unies, des Banques de développement régionales, des fonds internationaux et des Organes donateurs de fonds.

"Cependant, il y a également beaucoup d'affaires que les banques privées nationales, transnationales et les différents gouvernements peuvent conclure pour rendre l'investissement dans des énergie propres plus attrayants, notamment au travers de prêts innovateurs, de politiques progressistes et de mécanismes de marchés ingénieux ", a-t-il ajouté.

Mr Steiner a cité le cas du Kenya, où l'introduction d'un tarif d'entrée a rapidement attiré l'intérêt d'un consortium pour l'installation de la plus grande ferme éolienne en Afrique ? d'une capacité de production de 300MW dans la région du Turkana au Nord du pays.

"La fondation a été crée pour que l'Afrique pour augmenter sa participation dans le marché du carbone, qui devient un bien de plus en plus important au niveau mondial," a dit John Kilani, membre de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique.

Les MDP issus du protocole de Kyoto permettent aux projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre de gagner des crédits valables et revendables.

" Vous êtes obligé à faire des affaires quand vous réunissez tous les acteurs principaux du marché : les investisseurs, les acheteurs et les vendeurs. Ce forum est pour but d'augmenter le nombre de projets de compensation carbone en Afrique, "a dit M. Kilani.

Une nouvelle étude estime qu'il y a environ 4.900 projets de MDP en cours ou en préparation, à travers le monde, dont la plus grande partie se trouve dans les grandes économies émergentes telles que le Brésil, la Chine et l'Inde.

Au niveau de l'Afrique

? Les projets les plus populaires sont ceux qui permettent de transformer le méthane présent dans les décharges en carburant pouvant servir à la production d'électricité, ils représentent environ 20% de tous les projets du continent.

? Ceux-ci sont suivit par les projets dans le domaine de l'énergie de biomasse (bioénergie) qui représentent 15% des projets ; de l'électricité hydraulique et l'aménagement des rivières, 10% ; de la reforestation, 14% ; dans la substitution aux combustibles fossiles. 8% ; et enfin dans l'énergie éolienne, 7%

? Actuellement, on estime que le nombre de projets de CDM en Afrique serait environ 245 d'ici 2012.

? On estime également qu'avec le prix du carbone dépassant 13 $ par tonne, ceux-ci pourraient valoir plus de 475 million de dollars d'ici 2012.