L'importance du secteur de l'agriculture biologique se renforce en Europe orientale et en Asie centrale - United Nations Environment Programme (UNEP)
Programme des Nations Unies pour l'environnement
l'environnement au service du développement Rechercher 
Salle de presse
 
 Accueil
 Contacts Médias
 Communiqués de  presse
 A la une
 Discours
 Photos
 Audiovisuels
 Films et Vidéos
 RSS / Baladodiffusion
 Affiches
 E-Cards

 

 

 Imprimer [English][中文]
 

L'importance du secteur de l'agriculture biologique se renforce en Europe orientale et en Asie centrale

, , , L'initiative « économie verte » du PNUE, analyse le rôle de l'agriculture durable dans la stimulation des exportations, la production de moyens de subsistance et la création d'emplois dans toute la région.

Genève, 12 avril 2010 - La possibilité de stimuler le secteur prometteur de l'agriculture biologique à travers l'Europe orientale, le Caucase et l'Asie centrale, sera l'objet d'une étude annoncée aujourd'hui par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

Le PNUE, en partenariat avec la Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique (IFOAM), examinera la situation économique, les moyens de réduire la pauvreté et d'augmenter l'emploi, ainsi que les avantages environnementaux qui pourraient être obtenus en investissant davantage dans l'agriculture durable en Europe orientale, dans le Caucase et en Asie centrale (EOCAC).

Ce dernier projet de l'initiative « économie verte », menée à la demande des ministres de l'environnement de la Commission économique des Nations Unies pour la région européenne, comprendra des analyses sous-régionales et des études nationales en Ukraine, en Arménie et en Moldavie.

Des ateliers nationaux seront notamment organisés dans les trois pays afin de consulter la majorité des parties prenantes. Le premier forum aura lieu aujourd'hui (13 avril), en Arménie.

L'étude, financée par le gouvernement suédois, s'appuiera sur les conclusions d'un rapport du PNUE et de l'Agence européenne pour l'environnement datant de 2007, sur la consommation durable. Ce rapport concluait que la région de l'EOCAC utilisait de très faibles quantités d'engrais synthétique et de pesticides, et que la disponibilité des travailleurs laissait entrevoir une bonne perspective pour la croissance et l'exportation de produits alimentaires biologiques en Europe occidentale.

Selon l'IFOAM, l'agriculture biologique est un secteur qui se développe rapidement dans le monde, avec 35 millions d'hectares de terres agricoles gérées de manière organique par environ 1,4 millions de producteurs dans plus de 150 pays. L'union européenne est l'un des plus grands marchés mondiaux en ce qui concerne les matières organiques, sa croissance est très rapide.

Pourtant, le pourcentage des terres agricoles organiques en Ukraine et en Moldavie est inférieur à 1%, tandis que l'agriculture durable ne fait que commencer en Arménie.

Achim Steiner, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE, a déclaré: "L'agriculture biologique peut déclencher des visions politiques fortement polarisée. Parfois présentée comme l'antidote des systèmes modernes d'agriculture intensive, elle est également souvent catégorisée comme un créneau de luxe, pour les rares personnes riches.

"Il y a cependant de plus en plus d'évidences, en provenance d'Afrique et d'ailleurs, que l'agriculture biologique puisse jouer un rôle important dans l'alimentation mondiale et dans la réalisation de divers objectifs de durabilité, allant de l'amélioration de la qualité de l'eau et des sols à l'augmentation du taux d'emplois et de conservation de la biodiversité", a-t-il déclaré.

"Plusieurs pays d'Europe de l'est, du Caucase et d'Asie centrale produisent déjà des produits biologiques et font partie de l'un des secteurs d'avenir dans le monde. Cette nouvelle initiative vise à entrainer davantage de pays à se lancer ou à augmenter le nombre d'hectares de production biologique, dans une région manifestement à la recherche de solutions durables, d'économie verte", a ajouté M. Steiner.

« Le projet a donc pour ambition d'accroître la sensibilisation aux avantages de l'agriculture biologique et à son potentiel de croissance dans la région, et de développer un soutien politique fort pour plus de programmes nationaux d'agriculture biologique », a précisé le directeur exécutif de l'IFOAM, Markus Arbenz.

"La politique de l'initiative « économie verte » de l'ONU s'aligne parfaitement sur les objectifs de l'IFOAM de travailler avec les gouvernements nationaux pour accroître la consommation et les prestations multifonctionnelles de la production biologique, des pratiques commerciales et des systèmes", a déclaré M. Arbenz.

«Dans les pays de l'EOCAC en particulier, l'agriculture biologique a souffert d'un manque de soutient politique de la part du gouvernement et de l'absence de systèmes certification, pourtant elle présente des potentialités importantes. Nous nous félicitons de la possibilité de développer ce secteur de manière stratégique dans la région et, à terme, d'offrir des avantages environnementaux et sociaux à la population locale, "a ajouté M. Arbenz.

Pour garantir la propriété nationale et renforcer les capacités dans la région de l'EOCAC, la recherche et les données de base seront établies par les institutions nationales et des experts en collaboration avec le PNUE et l'IFOAM.

Chaque projet national en Ukraine, en Arménie et en Moldavie aura pour objectif de développer un ensemble de réformes politiques, de projets d'investissements et des mesures de renforcement des capacités dans le but favoriser la transition vers une économie verte dominée par l'investissement dans la consommation de biens et services durables, issus du secteur agricole.

Un rapport final devrait être publié en fin 2010.

Notes aux rédacteurs:

Atelier des dates pour l'étude de cadrage suivants:

1. Ukraine - le 6 avril, l'Académie nationale des sciences d'Ukraine, Kiev

* Arménie - 13 avril, Hôtel Golden Tulip, Erevan

2. Moldova - 5 mai, Ministère de l'Agriculture et de l'industrie alimentaire, Chisinau

Perspectives pour l'agriculture biologique

Le rapport de 2007 publié par le PNUE et l'Agence européenne pour l'environnement s'intitulait : « Consommation et production durable en Europe du Sud Est et en Europe orientale, dans le Caucase et en Asie centrale ». Le rapport concluait, entre autre, qu'il existait de nombreuses opportunités prometteuses dans la région de l'EOCAC en matière de consommation et de production durables, mais qu'il fallait éviter quelques-uns des problèmes liés à la consommation courante en Europe occidentale.

Vous pouvez trouver ce rapport à cette adresse : http://www.eea.europa.eu/publications/eea_report_2007_3

Les données les plus récentes contenues dans la publication de l'IFOAM, « Le Monde de l'agriculture biologique 2010 », montre que la plus grande portion des terres agricoles consacrées à l'agriculture biologique en Europe se trouvent au Liechtenstein (29,82%), en Autriche (15,87%) et en Suisse (11,08%).

En comparaison, toujours selon l'IFOAM, la portion de terres agricoles organiques cultivée en Ukraine est de 0,65%, en Moldavie de 0,47%, et dans la Fédération de Russie de 0,02%.

Le rapport « Le monde de l'agriculture biologique: Statistiques et nouvelles tendances pour 2010 », présenté par l'Institut de recherche de l'agriculture biologique suisse et la Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique (IFOAM), évalue qu'en 2008, 35 millions d'hectares de terres agricoles ont été certifiés conformes aux normes biologiques, ce qui représente une hausse d'environ 32 millions d'hectares en 2007: soit une hausse de 9%.

On estime que 34% de ces terres se trouvent en Océanie, l'Australie comptant à elle seule 12 millions d'hectares. Elle est suivie par l'Europe et l'Amérique latine, avec une part respective de 23% de la superficie totale des terres d'agriculture biologique.

Huit pays dans le monde cultivent maintenant plus d'un million d'hectares de terres d'agriculture biologique : l'Australie, l'Argentine, la Chine, les États-Unis d'Amérique, le Brésil, l'Espagne, l'Inde et l'Italie?

Les six pays ou territoires ayant la plus forte augmentation de terres converties ou en cours de conversion vers une agriculture biologique entre 2007 et 2008 sont l'Argentine, avec une hausse de 1,2 millions d'hectares; les îles Falkland, avec une hausse de 414.000 hectares; l'Espagne, avec une hausse de 325.000 hectares; la Chine, avec une hausse de 300.000 hectares; les Etats-Unis, avec une hausse de 185.000; et enfin le Kazakhstan, avec une hausse de 85.000 hectares.

On recense environ 1,4 millions de producteurs biologiques dans le monde entier, en tête de ce classement on retrouve l'Inde (340.000), suivit de l'Ouganda (181.000), du Mexique (129.000), de l'Ethiopie (102.000), de la Tanzanie (85.000) et du Pérou (46.000).

Le rapport se penche également sur la croissance de la récolte d'aliments sauvages, notamment l'apiculture. On estime que, en 2008, plus de 31 millions d'hectares ont été consacrés à ces activités d'exploitation. La Finlande se classe en tête, avec près de huit millions d'hectares gérés de cette manière. Elle est suivie de près par le Brésil, avec un peu plus de six millions d'hectares; la Zambie, plus de cinq millions d'hectares; et enfin par l'Inde, près de trois millions d'hectares.

Le rapport indique que de plus en plus de pays et de territoires récoltent et fournissent des données sur l'agriculture biologique. De nouveaux pays s'ajoutent constamment à cette liste, comme par exemple le Burundi, les Comores, la Guyane française, le Lesotho, Oman, la Sierra Leone, le Tadjikistan et le Zimbabwe.

Un rapport indépendant de l'organisation « Organic Monitor » basée au Royaume-Uni, également publié cette année, a estimé que le marché de l'alimentation et des boissons organique valait près de 51 milliards de dollars en 2008, celui-ci ayant augmenté de 235% depuis 1999.

Actuellement, les principaux marchés porteurs en ce qui concerne les produits biologiques sont l'Europe et les États-Unis, où, dit-on, les consommateurs sont de plus en plus intéressés par les «produits chimiques propres » et l'impact environnemental des aliments et des boissons.

Voir aussi un tableau préparé par le PNUE / GRID Arendal représentant la surface par pays de terres consacrées à l'agriculture biologique en Europe (celui-ci comprend certains pays analysés dans la nouvelle étude) sur base des données de 2007de l'IFOAM:

http://maps.grida.no/go/graphic/organic-farming-in-europe-surface-area-by-country

Un rapport de 2008 publié par le PNUE et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement a analysé 114 fermes à petite échelle, dans 24 pays africains. Elle a constaté que les rendements ont presque doublé lorsque des méthodes de production biologique, ou quasi-biologiques ont été utilisées. Cette augmentation de rendement a bondi de128% en Afrique de l'Est.

L'étude a révélé que les pratiques biologiques obtenaient de meilleurs résultats que les méthodes traditionnelles et chimiques utilisées dans l'agriculture conventionnelle. On constate également que ces pratiques biologiques ont de nombreux avantages environnementaux tels que l'amélioration de la fertilité des sols, une meilleure rétention de l'eau et un meilleure résistance à la sécheresse.

L'Initiative « économie verte »

Dirigé par le PNUE, l'Initiative « économie verte » (GEI) de l'ONU a été conçue pour aider les gouvernements à rendre leurs économies plus respectueuses de l'environnement, en remodelant et en recentrant les politiques, les investissements et les dépenses autours d'une série de secteurs clés, tels que les technologies propres, les énergies renouvelables, les services d'eau , les transports écologiques, la gestion des déchets, l'agriculture durable et la gestion des forêts.

Alors que les gouvernements du monde entier essayent d'élaborer des solutions aux défis posés par les crises financière, économique, alimentaire, énergétique et climatique, le GEI offre des solutions macroéconomiques convaincante et des conseils techniques pour la mise au point des politiques et des programmes d'investissement dans les principaux secteurs économiques comme moyen de stimuler le développement économique, créer des emplois et lutter contre la pauvreté, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en limitant l'extraction et l'utilisation de ressources naturelles ainsi que la production de déchets.

Voir: www.unep.org / greeneconomy

La Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique (IFOAM)

L'IFOAM est une organisation ombrelle du mouvement bio international. L'objectif de l'IFOAM est l'adoption dans le monde de systèmes basés sur les principes de l'agriculture biologique et de systèmes de production écologiquement, socialement et économiquement viables.

L'agriculture biologique est un système de production qui entretient la santé des sols, des écosystèmes et des individus. Elle s'appuie sur les processus écologiques, la biodiversité et les cycles adaptés aux conditions locales, plutôt que l'utilisation intensives des ressources qui entraine des effets nocifs. L'agriculture biologique allie la tradition, l'innovation et la science au profit de l'environnement et encourage les relations équitables ainsi qu'une bonne qualité de vie pour toutes les parties concernées.

Les nouveaux systèmes agricoles durables offrent des rendements économiques compétitifs et apportent des éléments essentiels pour la survie des écosystèmes, le maintien de la vie, la création d'emplois et des moyens de subsistance, une plus petite empreinte écologique, une augmentation de la résistance au changement climatique et enfin une amélioration de la sécurité alimentaire.

Voir: www.ifoam.org

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

PNUE

Nick Nuttall, Porte-parole et responsable des médias, +41 795 965 737 ou 254 733632755 ou nick.nuttall@unep.org

Julie Marks, Bureau régional du PNUE pour l'Europe, +41 22 917 84 04 ou julie.marks@unep.org

IFOAM

Markus Arbenz, directeur exécutif, +49 160 804 15 57 ou m.arbenz@ifoam.org

 
Healthy potato field