Les gouvernements du monde ne sont pas parvenus à respecter l'objectif biodiversité de 2010 - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Les gouvernements du monde ne sont pas parvenus à respecter l'objectif biodiversité de 2010

, , , Cambridge (Royaume-Uni), le 29 avril 2010 - Les dirigeants mondiaux n'ont pas réussi à tenir les engagements qu'ils avaient pris en 2002 pour réduire le taux global de perte de biodiversité d'ici 2010, ils ont plutôt supervisé le déclin alarmant de la biodiversité. Ces conclusions sont le résultat d'un nouveau document publié dans la très sérieuse revue Science. Il s'agit de la première évaluation sur la façon dont les objectifs pris en 2002 par la Convention sur la diversité biologique (CDB) n'ont pas pu être réalisés.

La compilation de plus de 30 indicateurs - de mesures des différents aspects de la biodiversité, dont les changements dans les populations des espèces, le risque d'extinction, l'étendue de l'habitat et la composition des communautés - l'étude n'a trouvé aucune preuve d'une réduction significative du taux de déclin de la biodiversité, bien au contraire il semblerait que les pressions face à la biodiversité continuent d'augmenter. La synthèse apporte la preuve accablante que l'objectif de 2010 n'a pas été atteint.

"Notre analyse montre que les gouvernements n'ont pas réussi à concrétiser les engagements qu'ils ont pris en 2002: la biodiversité continue de disparaître plus vite que jamais, et nous avons fait très peu de progrès en ce qui concerne la réduction des pressions sur les espèces, les habitats et les écosystèmes", a déclaré le Dr Stuart Butchart, l'auteur de l'article et chercheur au Centre Mondial de Surveillance de la Conservation de la Nature (WCMC) du Programme des Nations Unies pour l'environnement.

"Nos données montrent que 2010 ne sera pas la date clé à laquelle l'humanité a réussi à stopper les dommages environnementaux, à défaut d'être l'année qui marque l'arrêt de la perte de la biodiversité, elle doit absolument être l'année où nous prendrons le problème au sérieux et où nous feront des efforts considérables pour prendre soin de ce qui reste de notre planète," a-t-il ajouté.

Les indicateurs qui figurent dans l'étude ont été élaborés et synthétisés par l'intermédiaire du Partenariat pour les indicateurs sur la biodiversité 2010 - une collaboration de plus de 40 organisations et agences de développement internationales qui développe des indicateurs sur la biodiversité mondiale. C'est la principale source d'information sur les tendances de la biodiversité mondiale.

« Depuis 1970, et par notre faute les populations d'animaux ont été réduite de 30%, la zone de mangroves et les herbiers marins de 20%, et enfin la couverture de coraux vivants de 40%, » a déclaré le Professeur Joseph Alcamo, scientifique en chef du Programmes des Nations Unies pour l'environnement. "Ces pertes sont clairement insoutenables, car la diversité biologique apporte une contribution essentielle au bien-être et au développement durable des communautés humaines, ce qui a été reconnu et officialisé lors du Sommet des Objectifs du Millénaire pour le développement."

Les résultats de cette étude alimentent le rapport Global Biodiversity Outlook 3, la publication phare de la CDB, qui sera officiellement lancé à Nairobi le 10 mai, lorsque les représentants du gouvernement du monde entier se réuniront pour discuter de l'objectif de 2010 et de la façon d'aborder la crise de la biodiversité.

"Bien que les nations aient mis en place certaines politiques importantes pour ralentir déclin de la biodiversité, celles-ci ne sont pas suffisantes, et l'écart entre les pressions sur la biodiversité et les réponses mises en place est toujours plus large, » a déclaré le Dr Butchart.

L'étude a toutesfois reconnu qu'il ya eu quelques succès importants dans la lutte contre la perte de biodiversité au niveau local et national, notamment la désignation de nombreuses aires protégées (par exemple les 20.000 km2 du Parc national de Juruena au Brésil), le rétablissement d'espèces spécifiques (par exemple, le bisons d'Europe) et la prévention de l'extinction de certaines espèces (les échasses noires de Nouvelle-Zélande).

Mais malgré ces résultats encourageants, les efforts visant à remédier à la perte de la biodiversité doivent être considérablement renforcés. Des investissements soutenus dans la gestion cohérente de la biodiversité mondiale et dans le suivit des indicateurs est essentielle pour surveiller et améliorer l'efficacité de ces réponses.

«Bien que de nombreuses réponses aillent dans la bonne direction, les politiques pertinentes n'ont pas été ciblées, mises en ouvre et financés de manière adéquates. La question de biodiversité doit être intégrée dans toutes les couches du gouvernement et des entreprises, et la valeur économique de la biodiversité doit être prise en compte de manière spécifique dans les processus de décision. Ce n'est qu'à ce moment là que nous pourrons faire face aux problèmes», a déclaré M. Ahmed Djoghlaf, Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique.

Notes aux rédacteurs :

Article de revue: Butchart S et al (2010) «Global Biodiversity: Indicators of Recent Declines" Science Vol XXX Pages XXX.

Des exemplaires du document de la revue Science peut être reçu à l'Office des programmes publics de l'AAAS. Tél.: +1-202-326-6440, E-mail: scipak@aaas.org

Les co-auteurs sont les institutions suivantes : United Nations Environment Programme World Conservation Monitoring Centre, BirdLife International, Institute of Zoology (Zoological Society of London), Statistics Netherlands, The University of North Carolina, IUCN, Conservation International, United Nations Environment Programme Global Environment Monitoring System, IUCN Species Survival Commission, IUCN SSC Invasive Species Specialist Group, Food and Agriculture Organization of the United Nations, Secretariat of the Ramsar Convention on Wetlands, European Commission Joint Research Centre, Center for Applied Biodiversity Science, Global Footprint Network, University of Virginia, Institute for Environmental Protection and Research Environment - ISPRA, Royal Society for the Protection of Birds, European Bird Census Council, University of Queensland, University of Cambridge, National Center for Atmospheric Research, WWF International, Centre for Invasion Biology and Cape Research Centre (South African National Parks), UNESCO, TRAFFIC International, University of British Columbia, National Centre for Biological Sciences (Tata Institute of Fundamental Research), The Nature Conservancy, USGS Patuxent Wildlife Research Center, American Bird Conservancy, Stellenbosch University, University of Bath, and the Al Ain Wildlife Park & Resort.

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

Pour toute demande d'entrevue avec Martin Fowlie au BirdLife International, à Cambridge, Royaume-Uni: tél. +44 (0) 1223 279813, martin.fowlie@birdlife.org

Pour des images et des informations supplémentaires, veuillez communiquer avec Anna Chenery au PNUE-WCMC à Cambridge, Royaume-Uni: tél +44 (0) 1223 814664, Anna.Chenery@unep-wcmc.org

 
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