Le PNUE s'engage à aider et appelle les donateurs à agir pour la restauration de la forêt de Mau. - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Le PNUE s'engage à aider et appelle les donateurs à agir pour la restauration de la forêt de Mau.

, Nairobi, le 5 mai 2010 - Les bailleurs de fonds se sont engagés, ce mercredi 05 mai, à donner environ 10 millions de dollars en réponse à l'appel du gouvernement kenyan pour sauver le complexe vital de la forêt de Mau, lors d'un Forum de partenaires organisé par le gouvernement kenyan et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

L'appel, lancé en septembre, visait à mobiliser des ressources pour la réhabilitation de la forêt de Mau, le plus grand écosystème de forêt à canopée fermée du Kenya, couvrant plus de 400 000 hectares - soit la taille du Mont Kenya et des Aberdares. Ces dernières années, plus de 25 pour cent de la couverture de cette forêt a été perdue à cause de l'empiétement des activités humaine sur les écosystèmes et sur le capital naturel de la forêt, ce qui menace la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés locales de la région, voire même de l'ensemble du territoire kenyan.

Selon le document de présentation du projet présenté par le gouvernement kenyan, plus de 99 millions de dollars sont nécessaires pour restaurer l'entièreté de l'écosystème tout entier Mau.

Un total de 7 millions de dollars ont déjà été promis par le gouvernement des États-Unis pour financer un projet pilote de conservation des bassins d'alimentation supérieurs de la rivière Mara. Ce projet a pour but d'aider à restaurer les écosystèmes forestiers et de créer des titres de propriété plus sûrs et donc de meilleurs moyens de subsistance pour les résidents de la région.

L'Union européenne devrait également contribuer en donnant plus de 2,3 millions d'euros (environ 3 millions de dollars). Cette somme sera versée sur une période de 36 mois pour assurer le suivit de la restauration la forêt de Mau et de ses écosystèmes. Le but est également de créer une base durable pour la conservation et la gestion de la forêt. Le projet de l'UE vise à renforcer les capacités clés et élaborer des approches novatrices en matière de support à la bonne gouvernance, de développement des moyens de subsistance et de réhabilitation des écosystèmes.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, a déclaré: «Je tiens à féliciter le gouvernement kenyan pour la sensibilité qu'il affiche par rapport à la question complexe du traitement des forêts, de leur réhabilitation et de la participation des populations tributaires de ces forêts dans le processus."

Il a ajouté, "Je tiens également à féliciter les donateurs pour avoir répondu cet appel à l'aide. Ensemble, nous avons évolué du stade ou les moyens scientifiques ont permis de mettre en lumière la dégradation de la forêt de Mau et de lancer l'alerte, en passant par celui ou nous avons pris conscience de ce que cette vaste étendue forestière représentait pour certain secteur clé et pour l'économie kényane dans son ensemble, pour arriver où nous débutons la mise en ?uvre de la restauration et de la réhabilitation. "

Le Premier ministre du Kenya, Mr. Raila Odinga, a déclaré: "Les Kenyans ont admis que la restauration de la forêt Mau et d'autres réserves d'eau était un impératif critique du développement durable. Il est communément admis que l'existence même de nombreuses collectivités et le bien-être du pays dépendra de l'harmonie avec laquelle nous vivons avec nos forêts et avec nos écosystèmes. Elle dépendra également de la façon d'aborder les principaux défis environnementaux de notre époque. "

Le Premier ministre a ajouté, "à l'heure où nous avançons pour réhabiliter la forêt de Mau, nous sommes conscients du fait qu'il nous faudra être sensible aux besoins humains et sociaux de ceux qui doivent quitter la forêt. C'est un élément essentiel. En effet, la durabilité de tous les efforts de réhabilitation fournis jusqu'à présent dépend de ces gens et de leur attitude future envers la forêt. Jusqu'à présent, les activités illégales ont été réduites de 60 à 70 pour cent dans le sud de la forêt Mau.

Le gouvernement kenyan a entrepris la réhabilitation de la région de Mau en cinq phases. Les deux premières phases ont été achevées. Dans une première phase, 4.530 hectares inoccupés de forêts ont été réquisitionnés. Dans le cadre de la deuxième phase, une surface supplémentaire de 19.000 hectares a reprise aux squatters illégaux en décembre 2009. Il s'agit d'une décision qui est conforme à la recommandation du rapport « Mau Task Force », approuvé par le Cabinet et le Parlement kenyan. Plus de 1.400 hectares de forêt ont été replantés et d'autres plans sont en phase de croissance. Ils devraient recouvrir quelques 5000 hectares supplémentaires de plus, au cours de la saison des pluies qui a lieu actuellement.

Le Premier ministre Odinga s'est félicité de la bonne volonté et de l'engagement des communautés locales face à ce projet de restauration de la forêt Mau. L'engagement des communautés locales a été crucial pour la réussite du projet. Il a également souligné que jusqu'ici, quelques 42 titres de propriété ont été remis au gouvernement sans demande d'indemnisation.

Ces bonnes nouvelles surviennent au moment où le PNUE et la Convention sur la diversité biologique lancent un rapport intitulé Global Biodiversity Outlook 3, dans lequel les défis et les possibilités d'améliorer la gestion forestière sont mises en lumière pour 2010 - l'Année internationale de la biodiversité.

Un rapport publié par le Secrétariat provisoire de coordination du projet de restauration de la forêt Mau en Septembre, stipulait que si l'empiètement et l'exploitation non durable de l'écosystème des forêts se poursuivaient de la sorte, ce ne sera qu'une question de temps avant que l'écosystème tout entier ne soit irrémédiablement endommagé, ce qui aurait d'importantes conséquences socio-économiques, sans parler des problèmes pour la sécurité intérieure et les conflits que cela engendrerait.

Au niveau mondial, on voit apparaître des préoccupations croissantes quant à la perte de biodiversité et l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone qu'une perte de couverture forestière et un appauvrissement des sols et des ressources en eau pourrait provoquer.

Pour plus de renseignements, veuillez contacter:

Shereen Zorba, Chef, le PNUE NewsDesk, Tél: 254-20-7625022, Mobile: 254 713601259, E-mail: shereen.zorba@unep.org

Bureau du Premier ministre kenyan:

Dennis Onyango, Directrice de la communication et porte-parole, Tél. 254 722 864 338, Courriel: dennis_onyango@hotmail.com