Nagoya 2010: Un site web de l'ONU pour révolutionner l'écotourisme - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Nagoya 2010: Un site web de l'ONU pour révolutionner l'écotourisme

, 19 octobre 2010 – Aller des fjords de l'ouest de la Norvège aux volcans d'Australie, en passant par les 150.000 zones protégées de la planète, le tout en restant assis dans un fauteuil, c'est désormais possible grâce à un site internet lancé par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), à l'occasion de la 10ème Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, qui se déroule à Nagoya, au Japon.

Baptisé « protectedplanet.net », ce portail est un site interactif basé sur les nouveaux réseaux sociaux en ligne, qui fournit des informations détaillées sur des lieux emblématiques ou des joyaux moins connus que la planète abrite et qui font l'objet de mesure de conservation.

En utilisant les dernières images satellites transmises au site, les utilisateurs peuvent identifier en quelques clics les différentes zones protégées - comme les parcs nationaux ou les réserves marines- de la planète. En zoomant, ils peuvent ensuite obtenir des renseignements précis et détaillés sur les espèces menacées, le type de végétation et ses conditions de vie, ou encore les ressources de tels ou tels types de terrain ou d'écosystème.

Protectedplanet.net offre également aux visiteurs la possibilité de télécharger des photos de leurs voyages dans les zones protégées, d'écrire des récits de voyage publiés ensuite sur Wikipedia ou encore de recommander des lieux d'intérêt à proximité des sites, à partager ensuite via les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou Flickr. Les informations partagées peuvent ensuite inspirer d'autres internautes à faire le voyage, au profit des communautés de ces zones souvent pauvres et éloignées du reste du monde.

C'est l'une des facettes de l'écotourisme, dont l'industrie est en pleine croissance, avec actuellement 77 milliards de dollars du marché mondial du tourisme. Face aux inquiétudes liées au réchauffement climatique, de plus en plus de touristes optent désormais pour des vacances respectueuses de l'environnement, y compris dans des zones protégées. Selon le magazine hebdomadaire « Voyage », le tourisme durable –ou écotourisme- pourrait représenter dès 2012, 25% du marché mondiale du tourisme, soit environ 473 millions de dollars par an.

« Selon plusieurs estimations, le tourisme lié aux quelques 150.000 zones protégées sur Terre représente de 1 à 2 milliards de dollar de revenus par an. Ces parcs nationaux et zones protégées représentent donc une réponse efficace pour la conservation et la gestion des écosystèmes fragiles de la planète, tout en générant des revenus et des moyens de subsistance pour les communautés locales », a souligné le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

« Mais les avantages de ce type d'écotourisme sont actuellement inégalement répartis avec certains lieux extrêmement populaires, et d'autres moins connus et relativement peu fréquentés. Protectedplanet.org a le potentiel de changer cette situation, en mettant en lumière des zones mal connues, qui sont peut-être juste à côté de chez vous », a-t-il ajouté, avant d'inviter « tout ceux qui sont à la recherche d'un séjour unique dans une vie à aller cliquer sur protectedplanet.net pour une nouvelle aventure ».

Protectedplanet.net aidera à identifier et faire connaître la valeur de nombreuses zones protégées dans le monde, en élargissant les soutiens à la protection et la conservation de ces domaines », s'est réjouit de son côté le Président de la Commission mondiale des zones naturelles protégées, Nik Lopoukhine.

Un exemple de la disparité de fréquentation qui existe entre les sites protégés est celui de la zone de conservation de l'Annapurna au Népal ou du parc national de Monte Cristi en République dominicaine.

Abritant certains des plus hauts sommets du monde, l'Annapurna est la plus grande zone protégée du Népal. Sur Protectedplanet.net, les internautes peuvent découvrir ses sommets enneigés et ses lacs perchées au cœur de l'Himalaya.

Entre 2000 et 2004, l'Annapurna a reçu plus de 260.000 visiteurs, générant 7 millions de dollars de revenus, dont une bonne partie a permis de financer des projets de conservation avec des partenaires locaux.

Loin de l'Annapurna, et d'autres sites prestigieux comme le Serengeti en Tanzanie ou au le parc national de Yellowstone aux États-Unis, des milliers de sites moins connus attirent seulement quelques visiteurs en dépit de leur richesse, à l'instar du parc national de Monte Cristi en République dominicaine.

Une analyse rapide sur Protectedplanet.net révèle pourtant les trésors que cache le site, avec ses mangroves, ses plages de sable fin où les oiseaux comme les pélicans et les flamands roses abondent.

« Protectedplanet.net met en valeur la beauté des aires protégées et motive toute personne qui les découvre à partir les visiter », a souligné de son côté le responsable du projet de conservation de la Planète au PNUE, Craig Mills.

En plus d'être une mine d'informations pour les touristes, protectedplanet.net offrira également des informations téléchargeables sur les zones naturelles protégées pour les gouvernements, les scientifiques et les ONG travaillant dans le domaine de la conservation de la biodiversité et des écosystèmes.

Application innovante, offrant une nouvelle approche de la conservation, Protectedplanet.net est aussi, avec déjà un demi-million de photos en ligne, un outil très puissant pour surveiller l'évolution de la biodiversité dans ces sites protégés, fournir des informations à la communauté internationale et surtout sensibiliser les responsables politiques et économiques ainsi que le grand public sur le sens et l'intérêt des mesures de conservation.

 
Monte Cristi National Park in the Dominican Republic