La réforme sur l'économie verte et la gouvernance environnementale soutenue par tous les ministres de l'environnement - United Nations Environment Programme (UNEP)
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La réforme sur l'économie verte et la gouvernance environnementale soutenue par tous les ministres de l'environnement

, Nairobi, le 24 février 2011 – L'importante conférence sur le développement durable qui aura lieu au Brésil, l'année prochaine, offre une occasion unique d'accélérer la transition à grande échelle vers une Economie verte, c'est-à-dire un système économique mondial qui ne rejette que de très faibles quantités de carbone et qui consomme peu de ressources naturelles. Cette réunion, qui rassemblera les ministres de l'environnement de tous les pays membres de l'Organisation des Nations Unies, est à signaler.

Les défis potentiels de cette transition, dont les nouveaux types d'obstacles au commerce qu'elle risque d'entraîner, doivent être évalués et gérés correctement. Le concept d'Economie verte propose de construire le développement durable au 21ème siècle en mettant en place des économies qui favorisent l'équité sociale et de bien-être humain, tout en réduisant les risques environnementaux.

Les ministres ont invité le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) à aider les pays désireux de concrétiser une telle transition. Le PNUE a également été prié de faire en sorte que la gestion des défis, des opportunités et des stratégies pour une économie verte, soit mise à l'ordre du jour lors de la réunion historique de l'an prochain.

La Conférence des Nations Unies pour le développement durable de 2012, également appelée Rio +20, doit aussi montrer au monde comment mieux gérer et administrer les ressources naturelles, notamment en renforçant la capacité des institutions responsables en la matière.

Les ministres de l'environnement, qui se sont réunis cette semaine au siège du PNUE, ont dit craindre que les efforts globaux de l'Organisation des Nations Unies concernant le "pilier environnemental" du développement durable sont restés faibles, sous-financés et fracturés.

Dans le résumé des débats, publié aujourd'hui lors de la cérémonie de clôture, plusieurs délégués ont déclaré que les pays devaient aller au-delà des obstacles, et se concentrer sur un programme de réelles réformes dans la perspective de Rio +20.

« Les efforts visant à renforcer la Gouvernance environnementale internationale (GEI) devrait avant tout donner la priorité à l'efficacité. On devrait ré-envisager ce qui est institutionnellement nécessaire pour l'environnement et pour la durabilité, et mettre cela en place», explique le résumé dont la rédaction a été présidée par Mme. Rosa Aguilar Rivero, Ministre de l'environnement espagnole et Présidente, nouvellement élue, du Conseil d'administration du PNUE.

Le résumé rassemblera tous les préceptes clés formulés par les ministres de l'environnement du monde entier, en vue de la préparation, tout au long de cette année, de la Conférence Rio +20 (qui est prévue pour le début juin 2012).

Près de 100 ministres de l'environnement et plus de 130 délégations officielles de différents pays ont participé au Conseil d'administration du PNUE/Forum ministériel mondial sur l'environnement de cette semaine. Ces derniers étaient réunis aux côtés de membres de la société civile, du secteur privé et d'autres organismes scientifiques.

L'économie verte et la gouvernance environnementale internationale (GEI)

Les deux thèmes - l'économie verte et de la gouvernance environnementale internationale (GEI) – reflètent les deux grands thèmes de la conférence de Rio +20, qui sont l'économie verte dans le contexte du développement durable et l'éradication de la pauvreté et le cadre institutionnel du développement durable.

Pour soutenir ces discussions, le PNUE a présenté un rapport crucial sur les différentes façons dont la transition vers une économie verte pourrait être accomplie.

Le rapport suggère qu'à l'aide de politiques publiques adaptées couplées avec un investissement de deux pour cent du PIB mondial dans dix secteurs clés; l'économie mondiale pourrait croître au cours des 40 prochaines années, de nombreux nouveaux emplois pourraient être crées et l'empreinte écologique de l'humanité resteraient dans des limites supportables.

Le rapport souligne que la transition vers une économie verte est aussi pertinente pour les pays en développement que pour les pays développés, mais que la complexité d'une telle transition doit refléter les circonstances particulières qu'affrontent certains pays.

Dans l'une des décisions finales prises aujourd'hui, les gouvernements ont également demandé au PNUE (avec l'aide d'autres agences des Nations Unies), de développer un «cadre de travail» sur un période de dix ans pour promouvoir les programmes visant à stimuler la consommation et la production durable au sein de la société dans son ensemble.

Cette initiative, qui reflète également les idées et les objectifs du concept d'Economie verte, sera une autre clé ouvrant les portes d'un succès potentiel lors de la réunion de Rio +20.

Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE, a déclaré: «Le monde est à nouveau sur la route de Rio, près de 20 ans après le Sommet de la Terre qui avait défini la réponse de l'humanité au développement durable au cours des années qui ont suivi."

« Cette semaine à Nairobi, tous les ministres de l'environnement de la planète ont souligné leur détermination à faire de Rio +20 un succès, en articulant un programme de travail tourné vers l'avenir, qui traduit la réalité d'un nouveau siècle et l'urgence de consolider les trois piliers du développement durable: le pilier économique, le pilier social et le pilier environnemental. Au cours de la semaine, les ministres se sont aussi engagés à répondre aux défis posés par la Gouvernance environnementale internationale: comment renforcer et simplifier le dédale de dispositions institutionnelles et financières relatives à l'environnement (au niveau mondial et national), afin de provoquer des changements réels, concrets et des transformations qui séparent la croissance de la dégradation environnementale? », a-t-il ajouté, Mr. Steiner.

« À l'issue de ce Conseil d'administration, une plus grande attention a été donnée à la direction que la réforme doit prendre. Nous assistons à un nouvel élan et à un renouveau du sentiment d'urgence qui définit les discussions, les débats, et donc, les résultats de Rio +20 », a conclu Mr. Steiner.

En conclusion à la réunion et en vertu de son nouveau rôle de Présidente de Conseil d'administration du PNUE, Rosa Aguilar Rivero, ministre espagnole de l'Environnement, et du Milieu rural et marin, a déclaré:

«Le PNUE est sorti renforcé de ce Conseil d'administration, grâce à des débats fructueux sur les deux principaux thèmes abordés lors des consultations ministérielles. Au cours de mon mandat, j'ai l'intention de favoriser la participation active et effective de tous les acteurs concernés, en particulier celle de la société civile, des ONG, des syndicats et des femmes."

Du renforcement de l'action sur les changements climatiques à l'amélioration de la qualité de l'air, en passant par un nouvel organe sur la biodiversité

Le Conseil d'administration a adopté quelques 17 décisions clés du Programme de travail du PNUE. Il s'agit notamment:

* L'évaluation des forceurs climatiques à court terme tels que le carbone noir (la suie), le méthane, les gaz fluorés et l'ozone troposphérique de "basse altitude".

Alors que les émissions de dioxyde de carbone restent l'enjeu central, la science a démontré que d'autres polluants (dits non-CO2) contribuent actuellement de manière significative au changement climatique.

Une action rapide pour les éliminer pourrait non seulement aider à réduire la hausse de la température mondiale au cours des cinquante prochaines années, mais cela permettrait d'offrir plusieurs avantages dans des domaines tels que l'agriculture et l'amélioration de la qualité de l'air.

* Les gouvernements ont approuvé un nouveau projet interactif en ligne, pour garder une vision claire de la situation environnementale mondiale à tout moment. « Le PNUE en direct », le nom provisoire du projet, promet d'être plus dynamique, interactif et apte à fournir aux gouvernements et au public des données sur les tendances de l'environnement en temps réel. La phase pilote du système devrait être achevée en 2012.

* Les gouvernements ont demandé au PNUE, en coopération avec l'UNESCO, la FAO et le PNUD, de convoquer la première session plénière de la Plate-forme scientifique intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

Le projet d'IPBES (dont le but est d'accélérer et de faciliter le transfert et la compilation des connaissances scientifiques sur l'état de l'environnement mondial pour que les décideurs puissent inverser la tendance en matière de perte de la biodiversité) a été approuvé par le Assemblée générale des Nations Unies et officiellement lancé en décembre 2010, lors d'une réunion à Busan, en République de Corée.

Une autre décision adoptée aujourd'hui devrait permettre une coopération améliorée en matière de diversité biologique entre les pays en voie de développement (coopération Sud/Sud), et ce dans le cadre d'une initiative qui existe depuis plus de dix ans.

* En vertu du Programme d'action mondial pour la protection du milieu marin contre la pollution due aux activités terrestres, les représentants des gouvernements ont demandé au PNUE d'organiser une grande réunion internationale pour discuter des différentes façons d'accélérer la réduction de la pollution qui touche actuellement les mers et les océans du monde.

Ils ont également demandé au PNUE de travailler plus étroitement avec des organismes comme l'Organisation maritime internationale, afin de catalyser l'action pour réduire la pollution marine provenant des navires.

* Les gouvernements souhaitent que le PNUE travaille avec le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, en vue de préparer un rapport sur la façon dont l'ONU peut améliorer sa réponse aux urgences environnementales (aux sécheresses, aux inondations, aux marées noires et autres désastres environnementaux).

Le Gouvernement suisse a annoncé qu'il accorderait 300 000 dollars afin de soutenir cette initiative et la préparation des travaux parallèles sur les interventions d'urgence liées à l'environnement.

Diverses décisions ont été prises concernant les produits chimiques et les déchets dangereux.

* Les gouvernements ont demandé au PNUE d'analyser les processus de collaboration national entre les différents traités (Conventions Bâle, de Rotterdam et de Stockholm) concernant les produits chimiques et les déchets dangereux.

Les nations ont également insisté pour que le PNUE renforce ses actions de sensibilisation du public et renforce l'aptitude des pays en voie de développement (en particulier en Afrique) en ce qui concerne le lutte contre la pollution au plomb, la pollution aux métaux lourds, et pour le recyclage des piles usagées.

* Les gouvernements ont également approuvé le budget du PNUE pour la période 2012-2013, soit un peu plus de 190 000 000 dollars.

Notes aux rédacteurs:

La liste complète des décisions prises lors du Conseil d'administration, le résumé de la Présidents et d'autres documents connexes sont disponibles à l'adresse: http://www.unep.org/french/gc/gc26/

Le sur l'économie verte du PNUE, «The Green Economy Report », est disponible à l'adresse: http://www.unep.org/greeneconomy/

Pour plus de renseignements, veuillez contacter:

Nick Nuttall, Porte-parole du PNUE/Responsable des relations médias, par E-mail: nick.nuttall@unep.org

Plus de 130 pays étaient représentés lors de la 26e session du Conseil d'administration du PNUE/Forum ministériel mondial sur l'environnement.

 
Over 130 countries were represented at the 26th UNEP Governing Council/Global Ministerial Environment Forum