Journée Mondiale de l'Eau : des investissements judicieux sont nécessaires pour remédier à la crise de l'eau en RDC - United Nations Environment Programme (UNEP)
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Journée Mondiale de l'Eau : des investissements judicieux sont nécessaires pour remédier à la crise de l'eau en RDC

, , Une étude du PNUE recommande la diffusion de systèmes de distribution de l'eau gérés par les communautés, la récolte de l'eau de pluie et d'autres solutions à faible coût

Kinshasa/Nairobi, 22 mars 2011 – La République Démocratique du Congo (RDC) possède plus de la moitié des ressources hydriques d'Afrique et pourtant 74 pour cent de sa population, soit environ 51 millions de personnes, n'ont pas accès à une eau potable saine d'après une nouvelle étude du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).

Les années de conflit et leur legs, dégradation environnementale, urbanisation rapide et sous-investissement dans les infrastructures de l'eau, ont sérieusement affecté la disponibilité de l'eau potable en RDC. On observe cependant des signes positifs de reprise.

L'étendue de la crise de l'eau potable en RDC et les recommandations avancées pour y remédier ont été présentées à l'occasion de la Journée Mondiale de l'Eau qui s'est tenue à Kinshasa.

Le PNUE était un des participants d'un évènement organisé par le Comité d'Action National de l'Eau et de l'Assainissement qui a réuni des représentants du gouvernement, les partenaires au développement, les institutions financières, les ONG et les chercheurs pour débattre des actions nécessaires pour répondre aux défis du secteur.

S'adressant au forum, le gestionnaire du programme du PNUE en RDC, Hassan Partow, a déclaré que la nouvelle étude technique du PNUE confirme qu'en dépit des progrès récents, dont la réforme du secteur de l'eau fait partie, l'étendue du défi empêcherait la RDC d'atteindre les cibles des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) pour l'eau (réduire de moitié le pourcentage de la population qui n'a pas d'accès à un approvisionnement en eau potable ). De plus, pour atteindre les objectifs de développement nationaux, qui sont beaucoup plus modestes que la cible de l'OMD pour l'eau, il faudra fournir de l'eau potable à 20,3 millions de personnes supplémentaires d'ici 2015.

Selon lui, « depuis que la paix a été négociée en 2003, le gouvernement a progressivement réussi à inverser la tendance négative qui touchait la couverture en eau en RDC depuis les années de conflit et d'instabilité. C'est un succès important qui mérite d'être loué en tant que tel ».

« Cependant, la réalité est que la RDC a l'un des taux de croissance de l'urbanisation les plus élevés au monde et les prestations de services de l'eau et de l'assainissement n'ont pas crû à un rythme aussi soutenu », a-t-il ajouté.

Fondée sur un travail de terrain approfondi et la consultation des parties prenantes à travers le pays, l'étude du PNUE révèle que les services insuffisants en matière d'eau et d'assainissement dans les centres urbains de la RDC à forte croissance sont le fruit de réseaux trop rares, vétustes et surchargés. A cela s'ajoute la dégradation de sources d'eau et de bassins versants stratégiques, tels que les zones de captage de Lukunga et de N'Djili, qui fournissent de l'eau potable à des millions d'habitants de Kinshasa.

Ces bassins versants boisés périurbains sont défrichés, pour faire place aux nouvelles habitations, mais aussi pour l'aménagement de potagers et pour satisfaire aux besoins énergétiques des ménages. De telles dynamiques ont aussi un impact sur la disponibilité de l'eau dans les zones rurales, où plus de 90 pour cent de la population dépend de sources situées dans des forêts denses.

D'après l'étude du PNUE, intitulée « Problématiques de l'eau en République Démocratique du Congo – Défis et opportunités », en plus des améliorations envisagées sur les infrastructures majeures, un investissement d'environ 70 millions de dollars dans le secteur, étalé sur une période de cinq ans sera nécessaire. Cette somme devrait notamment cibler le développement de politiques et d'instruments de réglementation, la collecte de données, le renforcement des capacités, ainsi que des solutions technologiques à petite l'échelle.

Le PNUE recommande que les stratégies innovantes telles que les systèmes de distribution de l'eau gérés par les communautés dans les zones périurbaines, ou les solutions techniques à faible coût – bornes-fontaines, récolte de l'eau de pluie – soient diffusées et appliquées à plus grande échelle.

« Ces actions devraient permettre au secteur de l'eau de remplir son rôle dans l'accélération de la reprise économique du pays et contribuer à son développement durable à long terme », a déclaré M. Partow.

L'étude sur l'eau fait partie d'une évaluation environnementale post-conflit de la RDC en cours de réalisation, conduit par le PNUE à la demande du gouvernement. L'évaluation détaillée, dont la publication est prévue courant 2011, est menée de concert avec le Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, et un ensemble de partenaires nationaux et internationaux.

Le coordinateur du Programme National du PNUE, le Professeur Dieudonné Musibono, était également un des intervenants de l'évènement intitulé « Expansion urbaine anarchique des villes Congolaises et les défis pour la prestation des services d'eau et d'assainissement ».

Notes aux rédacteurs

La version française de l'étude est disponible sur: http://postconflict.unep.ch/publications/UNEP_DRC_water_FR.pdf

La version Anglaise de l'étude est disponible sur : http://postconflict.unep.ch/publications/UNEP_DRC_water.pdf

Pour plus de renseignements, veuillez contacter :

Mme Silja Halle, Chargée de Mission, Tél. : +41 (0) 22 917 8441, Courriel : silja.halle@unep.org

Service des Informations PNUE / Nairobi, Tél. : +254 20 7623088, Courriel : unepnewsdesk@unep.org

 
Some 90 per cent of the DRC's rural population is dependent on groundwater and springs for drinking water