|
Action 21 est un programme d'action. Il repose partiellement sur
une série de contributions spécialisées venant des gouvernements et des
organes internationaux, comme le rapport Prenons soin de la Terre
(UICN, PNUE et WWF, 1991). Action 21 est désormais l'instrument non contraignant
le plus important et le plus influent dans le domaine de l'environnement,
et il sert d'ensemble de directives pour la gestion environnementale dans
la plupart des régions du monde (voir encadré à gauche).
| Action 21 |
Action 21 pose solidement les bases de la notion de développement
durable en termes de progrès social, économique et environnemental.
Le programme comprend 40 chapitres et ses recommandations sont réparties
entre quatre grands domaines :
- Les questions sociales et économiques telles que la coopération
internationale pour accélérer le développement durable, lutter
contre la pauvreté, modifier les modes de consommation, la dynamique
démographique, améliorer la durabilité, et protéger et promouvoir
la santé publique ;
- La conservation et la gestion des ressources pour le développement,
telles que la protection de l'atmosphère, la lutte contre le déboisement,
la lutte contre la désertification et la sécheresse, une agriculture
et un développement rural durables, la conservation de la diversité
biologique, la protection des ressources des eaux douces et des
océans, et la bonne gestion des produits chimiques toxiques et
des déchets dangereux.
- Le renforcement du rôle des « grands groupes », notamment les
femmes, les enfants et les jeunes, les peuples autochtones et
leurs collectivités, les ONG, les initiatives des autorités locales
à l'appui d'Action 21, les travailleurs et leurs syndicats,
les entreprises et l'industrie, la communauté scientifique et
technologique, et les agriculteurs.
- Les moyens d'exécution, notamment les ressources et les mécanismes
financiers, le transfert des écotechnologies, la promotion de
l'éducation, d'une sensibilisation et d'une formation du public,
des dispositions internationales, des instruments et des mécanismes
juridiques internationaux, et une information pour la prise des
décisions.
|
Le coût de l'application d'Action 21 dans les pays en développement
a été estimé par le secrétariat du Sommet de la Terre à 625 milliards
de dollars par an, les pays en développement devant trouver 80 % de ce
montant, soit 500 milliards de dollars. Les pays développés étaient censés
fournir le reste, soit 20 %, ou encore 125 milliards de dollars par an,
en atteignant enfin l'objectif, fixé de longue date, de consacrer 0,7
% de leur produit national brut (PNB) à l'aide publique au développement
(APD).
La CNUED portait sur les perspectives mondiales, mais l'un de ses résultats
importants a été l'adoption de nombreux programmes Action 21 aux
niveaux national et régional pour le développement durable. Ainsi, les
pays de l'Afrique australe ont adopté la stratégie pour l'environnement
et le développement durable dans la région de la Communauté de développement
de l'Afrique australe (SADC) en 1996. L'Union européenne a de son côté
adopté le cinquième Plan d'action environnemental intitulé « Vers la durabilité
» (Union européenne, 1993).
|