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La création en décembre 1992 de la Commission du développement durable
(CDD) est le résultat direct du Sommet tenu à Rio. Alors que l'objectif
de développement durable avait déjà été fixé durant les années 80, ce
n'est qu'après la Conférence de Rio qu'un organe international a été créé
avec le mandat de superviser les travaux et d'aider la communauté internationale
à atteindre cet objectif (voir encadré). Il s'agit d'une étape majeure,
et pourtant la Commission a été critiquée comme réponse trop fragile aux
problèmes de la capacité institutionnelle, et elle s'est heurtée à l'apathie
des ministres des États Membres (Long, 2000). L'intégration des politiques
économiques, sociales et environnementales - une exigence découlant de
la notion de développement durable, déjà énoncée par la Commission Brundtland
- continue de faire problème pour les institutions à tous les niveaux.
| Mandat de la Commission du développement durable |
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La CDD, créée en décembre 1992, est un organe subsidiaire du Conseil
économique et social ; elle comprend 53 membres élus pour trois
ans. Depuis juin 1993, elle se réunit chaque année pendant deux
ou trois semaines. De façon générale son rôle est le suivant:
- Examiner les progrès accomplis aux niveaux international, régional
et national dans l'application des recommandations et des engagements
consignés dans les documents finals de la CNUED - Action 21,
la Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement,
et les Principes de gestion des forêts ;
- Élaborer des directives et des options pour de futures activités
devant donner suite à la CNUED et pour réaliser le développement
durable ;
- Promouvoir le dialogue et mettre en place des partenariats pour
le développement durable avec les gouvernements, la communauté
internationale et les grands groupes recensés dans Action 21
comme acteurs principaux, en dehors des administrations centrales
qui ont un rôle majeur à jouer dans la transition à un mode durable
de développement.
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| Nations Unies, 2001 |
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