|
Les questions d'environnement ont figuré en bonne place durant le Sommet
du millénaire organisé, aux Nations Unies, par le Secrétaire général,
M. Kofi Annan, à New York, en 2000 (voir encadré ci-dessous). Alors que
la reconnaissance de l'importance du problème de l'environnement durant
ce sommet a été encourageante, les progrès effectivement accomplis ne
le sont guère. Le Secrétaire général a dit nettement son sentiment en
ce qui concerne la gestion de l'environnement, affirmant que la communauté
internationale ne parvenait pas à assurer aux générations futures les
moyens d'existence sur cette planète. Au contraire, nous avons pillé le
futur héritage de nos enfants pour financer, dans le présent, des pratiques
qui ne sont pas écologiquement viables (Nations Unies, 2000).
| Principales propositions formulées par le Secrétaire
général de l'ONU durant le Sommet du Millénaire |
|
Etre à l'abri du besoin : l'Agenda pour le développement
Les chefs d'État ou de gouvernement sont appelés à prendre des décisions
dans les domaines suivants :
- Pauvreté : réduire de moitié, entre 1990 et 2015, le
pourcentage de la population mondiale dont le revenu est inférieur
à 1 dollar par jour.
- Eau : Réduire de moitié, d'ici à 2015, le pourcentage
de la population qui n'a pas accès à un approvisionnement en eau
salubre (actuellement 20 %).
- Éducation : Éliminer les disparités entre les sexes dans
les enseignements primaire et secondaire d'ici à 2005 ; et veiller
à ce que d'ici à 2015 tous les enfants terminent l'école primaire.
- VIH et sida : d'ici à 2015, avoir stoppé la propagation
du VIH/sida et commencé à inverser la tendance actuelle :
- En adoptant un objectif précis de réduction des taux d'infection
par le VIH chez les personnes âgées de 15 à 24 ans, de 25 % dans
les pays les plus touchés avant 2005 et de 25 % avant 2010 dans
le monde entier ;
- En fixant des objectifs de prévention précis : d'ici à 2005,
90 % au moins, et d'ici à 2010, 95 % au moins, des jeunes hommes
et femmes doivent avoir accès à des informations et des services
de prévention du VIH ;
- En exhortant instamment tous les pays gravement touchés à se
doter d'un plan national d'action moins d'un an après le Sommet.
- Éliminer les bidonvilles et les taudis : entériner le plan «
Villes sans taudis » lancé par la Banque mondiale et par les Nations
Unies et prendre à cet effet les décisions voulues pour améliorer
la vie des 100 millions d'habitants des taudis, d'ici à 2020.
Un avenir durable : l'Agenda pour l'environnement
Les chefs d'État ou de gouvernement sont invités à adopter une
nouvelle éthique de la conservation et, comme premières étapes :
- Changement climatique : Adopter et ratifier le Protocole
de Kyoto de façon qu'il entre en vigueur en 2002, et veiller à
ce que ses objectifs soient atteints, première étape vers une
réduction des émissions de gaz à effet de serre.
- Comptabilité verte : Envisager d'intégrer dans leurs
propres comptes nationaux le système de « comptabilité verte »
ou écologique des Nations Unies, afin d'intégrer les questions
environnementales dans la politique économique générale.
- Étude des écosystèmes : Apporter un appui financier à
l'évaluation de l'écosystème du millénaire, et participer activement
à cet effort international de coopération à l'examen de santé
de la planète.
- Sommet de la Terre + 10 : Préparer le terrain pour l'adoption
de mesures concrètes et authentiques, par les dirigeants mondiaux,
lors de l'examen décennal de la mise en ouvre du Sommet Planète
Terre, en 2002.
|
| Nations Unies, 2000 |
|