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L'Arctique abrite de nombreuses populations autochtones.
Ainsi, les Inuit constituent plus de 80 % de la population du Groenland
et 85 % de celle du Nunavut au Canada. À ces quelques exceptions près,
les populations autochtones sont des minorités dans la région où elles
vivent, en raison de l'immigration.
La population de l'Arctique est très jeune ; un quart de la population
a moins de 15 ans au Groenland et en Islande, tandis que 41 % ont moins
de 16 ans au Nunavut (Conference Board of Canada, 2002, CIA, 1998a
et b). On constate une augmentation spectaculaire de 32 % de la population
du Nunavut entre 1986 et 1996 grâce à des taux de natalité élevés et à
une élévation de l'espérance de vie (voir graphiques à gauche).
Les possibilités d'emploi et la construction de logements ont pris du
retard par rapport à l'accroissement de la population, d'où, dans de nombreuses
collectivités, du chômage et une grave crise du logement (AMAP, 1997).
Les taux élevés d'alcoolisme, de suicide, de meurtre et de décès accidentels
dans la population arctique sont peut-être aussi liés à l'absence de perspectives
et à un sentiment d'impuissance (Bjerregaard et Young, 1998). À la fin
des années 90, le chômage dans le nord de la Russie avait atteint 25 à
30 % (AMAP, 1997) et un demi-million d'habitants de cette région l'avaient
quittée (Weir, 2001).
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