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Après la Conférence des Nations Unies sur l'environnement tenue à Stockholm
en 1972, la participation des populations autochtones aux forums d'ONG
et aux réunions scientifiques a démontré l'intérêt des différentes formes
de connaissance traditionnelle et de l'inclusion des connaissances écologiques
traditionnelles dans l'aménagement du territoire et la mise en valeur
des ressources. Bien souvent, les savants se félicitent de la participation
à leur recherche d'habitants de l'Arctique appartenant à des populations
autochtones et locales.
| L'importance de l'alimentation de subsistance |
| Dans l'Arctique, les habitants dépendent encore beaucoup du renne
domestique, du gibier, des oiseaux sauvages, des mammifères marins,
du poisson et de la végétation locale qui, au total, représentent
encore jusqu'à 50 % de l'alimentation autochtone et 25 % de l'alimentation
de l'ensemble de la population dans la région autonome Okrug des Chukotka
en Fédération de Russie (AMAP, 1997). Cette alimentation de subsistance
est essentielle pour les autochtones, et c'est une des raisons pour
lesquelles les organisations autochtones défendent farouchement la
conservation des ressources naturelles, le droit de chasser, de pêcher,
de poser des pièges et de ramasser des plantes, et de militer pour
une réduction de la pollution transportée vers l'Arctique depuis les
latitudes moyennes. |
L'accès à l'Internet, tout en étant inégalement réparti, a révolutionné
la communication dans cette région du monde. Cependant, alors que les
ordinateurs ainsi que la télévision, le cinéma, la vidéo et la radiodiffusion
se sont largement répandus dans l'ensemble de l'Arctique, nombreux sont
les établissements, dans l'Arctique russe, qui sont toujours mal desservis
par le téléphone ou ne le sont pas du tout.
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