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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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Les forêts et le changement climatique

Les récentes négociations du Protocole de Kyoto de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ont appelé l'attention sur les forêts dans le cadre du changement climatique (IISD, 2001a et 2001b). Les forêts influencent le changement climatique et sont aussi influencées par lui : elles jouent un rôle important dans le cycle mondial du carbone et leur gestion ou leur destruction pourrait avoir une incidence significative sur le réchauffement de la planète au XXIe siècle.

Les forêts contiennent un peu plus de la moitié du carbone stocké dans les végétations terrestres et matières organiques du sol, et les forêts boréales représentent 26 % des stocks de carbone de la planète. Les forêts tropicales en contiennent 20 % et les forêts de zones tempérées 7 % (Dixon et autres, 1994). Les estimations de la quantité de carbone libérée par la déforestation sont entourées d'une très grande incertitude, mais il se pourrait que la destruction de la biomasse forestière apporte une contribution importante aux émissions nettes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Durant les années 80 et 90, on estimait que les émissions étaient de 1,6 à 1,7 gigatonne (109 tonnes) de carbone par an (Watson et autres, 2000). Si le changement climatique prévu se réalise, il aura probablement des effets différenciés sur les forêts selon les régions, mais ces effets devraient être considérables et durables et modifieraient tant la répartition que la composition des forêts (GIEC, 2001a ; FAO, 2001a).

Le Protocole de Kyoto pourrait avoir un effet profond sur le secteur forestier. Les parties à la Convention-cadre se sont récemment mises d'accord sur les règles et modalités de comptabilisation du carbone séquestré par les forêts. Cela pourrait ouvrir la voie à la mise en place d'un mécanisme pour un développement propre, ce qui permettrait aux pays développés d'investir dans la création ou la recréation de forêts dans les pays en développement en échange de permis d'émission de carbone, ce qui réduirait le coût de la mise en ouvre du Protocole (GIEC, 2001b).