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Les zones côtières de la région sont la base même de l'économie et du
développement durable des pays concernés : 60 des 77 plus grandes agglomérations
sont situées sur une côte, et 60 % de la population vit à moins de 100
km d'une côte (Cohen et autres, 1997). La construction de quartiers résidentiels
et d'équipements touristiques a profondément modifié les caractéristiques
des zones côtières de la région. Les modifications physiques du littoral
dues à l'urbanisation et à la construction de ports et d'équipements industriels
figurent parmi les principaux facteurs qui retentissent sur l'état des
écosystèmes côtiers et marins de la région.
Le tourisme assure 12 % environ du PIB de la région, et il se concentre
surtout le long des côtes. Ainsi, 100 millions de touristes se rendent
chaque année dans les Caraïbes, et cette activité assure 43 % du PIB et
un tiers des recettes d'exportation (WTTC, 1993). Les effets directs et
indirects du tourisme sur la mer et les côtes peuvent être mesurés à la
transformation toujours plus fréquente des habitats côtiers et à l'importance
des effets qui en résultent. Par exemple, une excessive extraction d'eaux
souterraines pour alimenter les équipements touristiques entraîne l'intrusion
d'eaux saumâtres et d'eaux salées dans les nappes aquifères côtières,
qui aboutit à une pollution des eaux souterraines et des sols côtiers.
| La gestion des principales
zones marines et côtières |
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| Conditions d'utilisation |
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Gestion et appui infrastructurel |
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Zones biogéographiques |
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| Zones côtières utilisées intensivement
et fortement peuplées. Forte pression sur les ressources halieutiques
résultant des populations côtières et de la pêche en haute mer. Forte
densité ou forte concentration des terminaux pétroliers, des ports
et des routes maritimes |
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Gestion intensive avec important appui infrastructurel
; efforts de réglementation, de conservation et d'éducation |
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Certaines zones de l'Atlantique tropical nord-ouest,
notamment Cancun (Mexique). Atlantique du Sud-Est : Brésil |
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Gestion modérée, tentative de réglementation avec contrôle limité
; efforts limités de conservation et d'éducation |
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La plupart des zones de l'Atlantique tropical nord-ouest telles
que Porto Rico, une partie des îles Vierges américaines, la Barbade,
la plupart des petites Antilles. Pacifique tempéré chaud du nord-est,
dont le Mexique. Îles Galapagos |
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Peu ou pas de gestion à l'échelle de la région |
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La plupart des zones du Pacifique tropical oriental, Atlantique
chaud tempéré du sud-ouest dont l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay.
Certaines zones du Pacifique tropical oriental |
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| Utilisation modérée des ressources côtières |
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Gestion intensive |
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Zones du Pacifique tempéré chaud du Sud-Est dont le
Pérou et le Chili - en particulier les zones de forte pêche côtière
sur le plateau continental |
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Gestion modérée |
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Amérique du Sud tempérée froide, dont le Chili et l'Argentine. |
| Gestion légère |
Atlantique tropical Sud-Ouest : Brésil. |
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| Utilisation légère des ressources côtières |
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Gestion intensive |
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Quelques exemples seulement de gestion intensive de
zones marines protégées légèrement utilisées ou présentant des ressources
de grande valeur. |
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Gestion modérée ou peu ou pas de gestion |
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Très peu de zones dans cette catégorie : même de vastes zones d'accès
difficile comme le delta de l'Orénoque sont affectées par les modifications
intervenant dans l'utilisation des sols dans le delta et dans les
zones situées en amont, alors même que l'utilisation des ressources
de l'estuaire reste très légère. L'archipel Juan Fernandez et îles
Desventuradas |
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