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En 2032, un climat de stabilité précaire a commencé à s'installer dans
ce monde profondément divisé. Il n'est pas sûr, cependant, qu'une telle
trêve puisse durer longtemps. Les forces jouant dans le sens d'un éclatement
plus poussé encore demeurent présentes. En même temps, on continue à rêver
d'un monde meilleur. Alors qu'un grand nombre des craintes des pessimistes
se sont vérifiées, de nouvelles possibilités de changement positif n'ont
pas cessé d'apparaître. En dehors des remparts, il existe des petits îlots
de calme et on y travaille à nouer des liens avec d'autres, et avec les
éléments progressistes existant encore dans les forteresses, offrant l'espoir
qu'un jour, comme le phénix renaissant de ses cendres, un monde meilleur
pour tous finisse enfin par apparaître.
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Durabilité d'abord |
| Un nouveau paradigme de l'environnement et du développement
apparaît en réponse au problème de la durabilité, et est soutenu par
des valeurs et institutions nouvelles et plus équitables. Une conception
plus visionnaire de l'avenir s'impose, où les changements radicaux
de la façon dont les gens communiquent les uns avec les autres et
avec le monde qui les entoure encouragent l'adoption de politiques
de développement durable et un comportement responsable des grandes
entreprises. Il existe une collaboration beaucoup plus riche entre
les gouvernements, les citoyens et les autres parties intéressées,
dans les décisions prises sur les questions d'intérêt commun. Un consensus
se dégage sur ce qu'il convient de faire pour satisfaire les besoins
fondamentaux et réaliser les objectifs individuels sans compromettre
le sort d'autrui ni les perspectives de la postérité. |
Durant les premières années du siècle, dans ce scénario, on constate
des indices d'un désir et d'une demande incontestables de beaucoup de
gens, partout, pour une action qui chercherait à résoudre les problèmes
sociaux, économiques et environnementaux affectant de nombreuses régions
du monde. Les attaques terroristes contre les États-Unis et la riposte
qui a suivi donnent une portée immédiate aux appels à une solution des
problèmes économiques, sociaux et environnementaux où l'on voit souvent
les causes profondes d'événements aussi extrêmes. La communauté des ONG,
connaissant une vigueur nouvelle, devient la filière d'élection par laquelle
les citoyens, partout, expriment leurs demandes. L'Internet amplifie ce
qui est devenu un débat mondial ou, plus précisément, une multitude de
débats sur la nécessité d'agir.
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