 |
| « Un ensemble de changements profonds a progressivement lieu.
Partout, de plus en plus de gens adoptent 'un nouveau paradigme de
la durabilité'. » |
 |
Certains de ces échanges ont lieu dans des enceintes officielles. D'autres,
en partie suscités par les pressions exercées par les actionnaires, les
salariés et les clients, ont lieu dans l'industrie, c'est-à-dire dans
les entreprises et entre elles. De même, les ONG (dont beaucoup ont désormais
une présence multinationale) réfléchissent sur leur rôle et sur leur mission.
On constate aussi des tentatives nouvelles de collaborer entre les différents
secteurs de l'État, de l'industrie et des ONG. Au total, cependant, ces
efforts restent modestes par rapport aux innombrables dialogues qui se
nouent entre les individus et de petits groupes de citoyens intéressés,
dans les régions et entre les régions du monde.
Une grande partie de ce désir d'agir s'exprime dans les coulisses des
réunions internationales, ou au voisinage immédiat, et notamment lors
du Sommet mondial pour le développement durable et d'autres grandes conférences
des Nations Unies, autour des réunions du Groupe du G7/G8 de pays industrialisés,
lors des négociations de l'OMC et des accords multilatéraux sur l'environnement
ou encore durant les réunions portant sur des questions sociales ou environnementales
précises comme le changement climatique et la lutte contre le sida.
Parfois, les réunions parallèles font de l'ombre aux manifestations officielles.
Pour l'essentiel, le climat de ces grandes réunions est paisible, et rappelle
celui qui régnait au Forum mondial organisé parallèlement au Sommet de
la Terre en 1992. Moins visibles sont les protestations antimondialisation,
que l'on a vues aux réunions de l'OMC à Seattle en 1999 et à celles du
G8 à Gênes en 2001. Le but des réunions parallèles est d'éclairer les
progrès qui ont été réalisés et d'influencer le choix de l'ordre du jour
des grandes réunions gouvernementales. On met de plus en plus l'accent
sur la présentation des aspects positifs d'une transformation de la société
plutôt que sur les conséquences négatives de l'inaction. Avec le temps,
un nombre grandissant de représentants de l'industrie et des gouvernements
participent à ces rencontres, leur donnant ainsi de plus grandes chances
de réussir à atteindre cet objectif.
|