L'avenir a déjà commencé
Rôle de l'information
Modifier les politiques et renforcer leur application
L'année 2002 marque le début de la quatrième
décennie depuis que la communauté internationale a jeté les fondements
- c'était en 1972 - d'une action collective à l'échelon mondial visant
à remédier aux atteintes à l'environnement. En 2002, la situation d'un
des trois piliers du développement durable, à savoir l'environnement,
est des plus précaires en raison des pressions qu'exerce sur lui une population
qui compte aujourd'hui plus de 6 milliards d'individus. On sousestime
souvent l'importance de l'environnement, alors qu'il est la base même
de la survie et du développement des hommes. Ce troisième pilier pourrait
très bien s'écrouler si l'on n'entreprend pas d'urgence de remédier aux
conséquences dévastatrices de l'action exercée par l'homme, à savoir :
- La présence toujours plus envahissante de polluants dans l'atmosphère
;
- La détérioration des sols sur une grande échelle ;
- La destruction de la forêt et son dépérissement ;
- Les menaces qui pèsent sur la diversité biologique ;
- La diminution constante de l'approvisionnement en eau douce et la
détérioration de la qualité de celle-ci ; et
- L'épuisement des ressources marines.
L'environnement se trouve assiégé. Faute d'amorcer de profonds changements,
à court et à long terme, le développement durable demeurera une chimère
perdue dans la brume d'un horizon lointain. Le développement durable appelle
une démarche équilibrée. Les trois piliers sur lesquels il repose - le
pilier social, le pilier économique et le pilier environnemental - sont
interdépendants et essentiels au même titre. Si l'on en néglige un, et
c'est trop souvent le cas du pilier environnemental, non seulement on
pèche par courte vue, mais on se retrouve dans une impasse. Dans sa chute,
le pilier environnemental entraînera les deux autres piliers du développement
durable, deux piliers d'aspect plus charismatique auxquels les décideurs
partout dans le monde sont particulièrement attentifs.
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