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La population mondiale a augmenté, passant de 3,85
milliards environ en 1972 à 6,1 milliards au milieu de l'année 2000 (voir
chiffres) et augmente actuellement de 77 millions par an (FNUAP, 2001).
La croissance est concentrée surtout dans les pays en développement, et
pour deux tiers en Asie et dans le Pacifique. Six pays sont à l'origine
de 50 % de cette croissance annuelle de la population mondiale : l'Inde
(21,1 %), la Chine (13,6 %), le Pakistan (4,8 %), le Nigéria (3,9 %),
le Bangladesh (3,7 %) et l'Indonésie (3,6 %) (Nations Unies, 2001).
La population des régions industrialisées, soit actuellement 1,2 milliard,
devrait peu changer au cours des 50 prochaines années, alors que celle
des régions en développement passerait de 4,9 milliards en 2000 à 8,1
milliards en 2050 (Nations Unies, 2001). Cette différence s'explique surtout
par les niveaux de fécondité. Les pays moins développés ont une forte
fécondité, de 3,1 enfants par femme entre 1995 et 2000, tandis que dans
les pays développés, la fécondité constatée est de 1,57 enfant par femme
au cours de la même période - bien en dessous du niveau de remplacement,
qui est de 2,1 enfants par femme (FNUAP, 2001).
Les différences de l'espérance de vie entre les pays en développement
et les pays développés se sont réduites, puisqu'elles étaient de 22 ans
en 1960 et de moins de 12 ans en 2000. Entre 1995 et 2000, l'espérance
de vie dans les pays industrialisés était estimée à 75 ans, contre 63
ans dans les pays en développement (Nations Unies, 2001). Comme la fécondité
mondiale continue à diminuer et l'espérance de vie à s'élever, la population
mondiale vieillira plus vite au cours des 50 prochaines années que durant
le dernier demi-siècle (Nations Unies, 2001). Néanmoins, l'apparition
du sida durant les années 70 a réduit l'espérance de vie dans les pays
les plus touchés et la maladie est désormais la quatrième cause de décès
dans le monde. Plus de 60 millions de personnes ont été infectées par
le VIH depuis les années 70, et l'on compte 20 millions de morts. Sur
les 40 millions de personnes vivant avec le VIH ou le sida dans le monde,
70 % vivent en Afrique subsaharienne, où c'est la première cause de décès
(ONUSIDA, 2001). Comparé à l'Afrique, l'impact relatif de l'épidémie du
sida dans la plupart des autres régions du monde demeure faible.
Au cours des 30 dernières années, on a observé d'importants mouvements
de population, en raison de l'urbanisation rapide, des migrations internationales
et de l'augmentation du nombre des réfugiés et des personnes déplacées.
Le nombre de personnes vivant en dehors de leur pays est passé de 84 millions
en 1975 à, sans doute, 150 millions à la fin du XXe siècle (PNUD, 1999
; HCR, 2000). Le nombre des réfugiés est passé de 2,7 millions en 1972
à un maximum de 18,3 millions en 1992, et il était à la fin de 1999 de
11,7 millions (HCR, 2000). En 2001, on estimait que 22 millions de personnes
en situation préoccupante existaient dans le monde, parmi les réfugiés,
les personnes revenues chez elles et les personnes déplacées dans leur
pays (HCR, 2001). Le solde net des migrations internationales devrait
rester positif dans les régions développées, qui gagneraient ainsi environ
deux millions de personnes par an au cours des 50 prochaines années. En
raison de la faible fécondité des pays qui reçoivent les migrants, cette
migration aura un important impact sensible sur l'accroissement démographique
des pays développés (Nations Unies, 2001).
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