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Dans l'ensemble, l'Europe est une région où le développement humain a
atteint un niveau moyen ou élevé (PNUD, 2001). Cependant, si ce niveau
général continue à s'améliorer progressivement dans toute l'Europe et
dans certaines parties de l'Europe centrale, beaucoup de pays d'Europe
orientale ont connu de graves reculs à cet égard, notamment une progression
de la pauvreté monétaire depuis le début de la transition.
Traditionnellement, la région est fortement alphabétisée, puisque les
taux atteignent 95 % ou plus dans l'ensemble de l'Europe, même s'ils tendent
à être un peu inférieurs dans la partie méridionale de l'Europe de l'Ouest
(UNESCO, 1998).
Dans plusieurs pays d'Europe centrale et orientale (Fédération de Russie,
Moldova, Roumanie et Ukraine), la moitié ou plus de la population avait
un revenu inférieur au seuil officiel de pauvreté durant la période 1989-95
(PNUD, 1999a). Cette paupérisation se reflète dans la grave diminution
des salaires réels et du PIB par habitant, dans des taux d'inflation élevés
et dans l'aggravation des inégalités de revenu, notamment entre les hommes
et les femmes, celles-ci étant les premières à perdre leur emploi. Les
prix relatifs ont également changé, et les prix des biens et services
consommés par les pauvres augmentent souvent beaucoup plus vite que les
autres prix (Nations Unies, 2000a). Alors que la pauvreté monétaire est
manifestement étendue et grave en Europe orientale, elle n'est pas inconnue
non plus en Europe de l'Ouest, puisqu'on estime que 17 % de la population
de l'Union européenne (à l'exclusion de la Finlande et de la Suède) connaissent
encore la pauvreté. La vulnérabilité à une baisse du revenu entraînant
la pauvreté est plus répandue : 32 % des Européens ont connu au moins
un épisode annuel de faible revenu sur une période de trois ans, alors
que 7 % sont, durant cette période, dans une pauvreté persistante (CE,
2001).
| L'accès à l'information relative à l'environnement
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L'information, la participation et l'accès à la justice sont des
éléments essentiels d'une vraie démocratie. Ces thèmes sont ainsi
devenus des éléments importants, dans le processus dit « Un environnement
pour l'Europe » après l'adoption des principes de Sofia en 1995
et de la Convention sur l'accès à l'information, la participation
du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière
d'environnement, adoptée à Århus (Danemark) lors de la Conférence
ministérielle sur l'environnement pour l'Europe, en 1998.
La Convention d'Århus repose sur l'idée que la participation du
public au processus décisionnel, notamment celui des autorités publiques,
ne peut qu'améliorer la qualité et l'application des décisions.
Elle garantit le droit à l'information, la participation et la justice
dans le contexte de la protection des droits des générations actuelles
et futures de vivre dans un environnement propice à la bonne santé
et au bien-être.
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Les coûts humains de la transition ne se limitent pas à la faiblesse
des revenus. En Europe, en général, l'espérance de vie a augmenté, passant
de 70,3 ans en 1975-80 à 73,1 ans en 1995-2000 (pour les deux sexes, d'après
les chiffres de la Division de la population du Secrétariat de l'ONU,
2001). Cependant, dans certains pays d'Europe orientale l'espérance de
vie a diminué sur la même période, en particulier pour les hommes : elle
a baissé en Fédération de Russie de 62 ans à 58 ans et en Ukraine de 65
ans à 64 ans (PNUD, 1999b). En outre, dans beaucoup de pays d'Europe centrale
et orientale (Bélarus, Estonie, Fédération de Russie, Lettonie et Ukraine),
le rapport du nombre d'hommes au nombre de femmes est bien inférieur au
rapport normal. Les causes de ce problème des « hommes manquants » sont
multiples et complexes, mais découlent surtout de l'insécurité : conflit
militaire, mauvaise santé, chômage, perte des retraites, corruption, tous
ces facteurs entraînant une désintégration sociale et une mauvaise qualité
de vie (PNUD, 1999b).
Le démantèlement du système de protection sociale de l'époque communiste
a également entraîné une désintégration sociale et une inégalité face
aux services sociaux dans les pays d'Europe centrale et orientale. Cette
dégradation a été associée à une prolifération des fraudes, des entreprises
illégales, des crimes organisés (PNUD, 1999b). Selon un contraste frappant
par rapport à la situation d'avant la transition, les citoyens se trouvent
désormais privés de la sécurité et de la sûreté personnelle. Souvent ils
sont à la merci de la criminalité organisée apparue grâce à la collusion
de fonctionnaires corrompus. L'augmentation de la criminalité atteste
une faiblesse de l'autorité étatique et des autorités de police.
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