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| Un tout nouveau projet visant à établir une carte des ressources éoliennes et solaires des pays
en développement dAmérique latine, dAfrique et dAsie, est en cours de réalisation. Ce projet, parrainé par le PNUE, prévoit didentifier les endroits précis où cellules solaires et éoliennes pourraient être déployées de manière rentable dans le cadre dune initiative internationale de lutte contre le réchauffement mondial et la pauvreté.
Les avantages de lénergie renouvelable sont manifestes : même si la fabrication des panneaux solaires et des éoliennes émet des gaz à effet de serre, ces appareils fonctionnent sans libérer dénormes quantités de gaz carbonique et dautres polluants dans latmosphère. Les coûts de lénergie renouvelable ont également beaucoup baissé ces dernières années et les énergies solaire et éolienne sont désormais rentables dans de nombreux endroits du monde, notamment dans les zones rurales non reliées au réseau électrique. Malgré des avantages au niveau de lenvironnement, de léconomie et du développement, les obstacles à la généralisation de ces énergies subsistent. Les investisseurs exigent des renseignements précis sur les quantitésdélectricité quun nouveau site permettrait de produire. Dans ce domaine, le projet dEvaluation des ressources en énergie solaire et éolienne (SWERA) peut être très utile. Le Fonds pour lenvironnement mondial investira 6,7 millions de dollars pour évaluer le potentiel solaire et éolien de 13 pays en développement de trois continents et pour lier ces données au système de cartographie SIG. Nous espérons que cet exercice réduira les incertitudes en permettant aux entreprises et investisseurs potentiels dassocier des sites possibles aux ressources solaires et éoliennes probables et quil fera la preuve que ces pays disposent de ressources renouvelables bien plus importantes que ce quon considère actuellement. Le moment est opportun. LEquipe spéciale sur lénergie renouvelable du G8 a fait des recommandations sur la façon dont des énergies alternatives pourraient être fournies à plus de 1 milliard de personnes dici à 2010. Dautre part, les accords signés à Bonn et à Marrakech dans le cadre des mesures de lutte contre le réchauffement mondial ont donné un nouvel élan à cette volonté.
Je fais bien entendu référence au Fonds spécial pour le changement climatique, au fonds spécial pour les pays les moins développés, aux nouveaux fonds dadaptation et au Mécanisme de développement non polluant, qui sont tous issus de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique et de son Protocole de Kyoto.
Je me félicite donc de la suggestion de lEquipe spéciale selon laquelle 200 millions de personnes sur le milliard qui devrait profiter des réseaux dénergie renouvelable appartiendront au monde industrialisé. Cela montre clairement que lénergie renouvelable a bien évolué et quelle est désormais prête à prendre la place importante qui lui revient et à fournir des formes plus durables de production délectricité. Le PNUE travaillera en étroite collaboration avec des ministres, des autorités et des communautés des nations en développement, et il est prêt à les conseiller sur la meilleure façon dexploiter les projets dénergie non polluante et les opportunités nées des accords de Bonn. Le nouveau fonds pour les pays les moins développés créé pour alléger la procédure de création de projets dénergie non polluante de moins de 15 mégawatts devrait également jouer un rôle crucial. Nous voyons déjà des formes plus propres de production dénergie à travers le monde. Le Conseil mondial de lénergie à Londres estimait récemment que les mesures prises volontairement par des sociétés, des organisations et des gouvernements devraient réduire les émissions de gaz carbonique de 1 milliard de tonnes dici 2005. Il considère même quen réalité, avec lentrée en vigeur de nouveaux programmes, les réductions pourraient être deux fois plus élevées. Ces perspectives si attrayantes résultent des accords sur le changement climatique. Et ces initiatives volontaires sont prises en partie parce que de nombreux pays industrialisés se trouvent confrontés au besoin de réduire leurs émissions dans leur propre pays ainsi que dans le cadre de programmes dans les pays en développement. Si Bonn et Marrakech navaient pas abouti, lenthousiasme serait peut-être retombé. On estime que 2 milliards de personnes ne disposent pas de lénergie nécessaire pour chauffer et éclairer leur logement, pomper de leau et réfrigérer des médicaments. Même si les ambitieuses recommandations de lEquipe spéciale se concrétisent, beaucoup resteront désespérément dans le besoin. Il faut donc également chercher sérieusement des versions moins polluantes des combustibles fossiles traditionnels. Il faut également redoubler deffort pour atténuer la pollution et le gaspillage des appareils électriques, des logements et des voitures. Lefficacité énergétique est trop souvent ignorée, nous devons laméliorer.
Nous sommes à laube dune nouvelle ère de gestion et de protection de notre planète. Tout comme lénergie que nous utilisons, ne gaspillons pas cette opportunité
Photo : B. Wahihia/UNEP |
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