Climat: “l’accord post-Kyoto devra protéger les forêts” (Wangari Maathaï)
PARIS, 12 nov 2008 (AFP). Le prochain accord international contre le changement climatique “devra protéger les forêts”, a insisté mercredi le prix Nobel de la Paix Wangari Maathaï, à trois semaines de la conférence climat de l’ONU à Poznan.
“Il nous faut considérer les forêts comme faisant partie de la solution en particulier en Afrique: les Africains pourront ainsi agir pour atténuer (le changement climatique) et s’adapter en protégeant les forêts”, a-t-elle ajouté lors de son passage à Paris.
“Les pays africains doivent en faire leur priorité, les ministres africains de l’environnement travailler ensemble pour arriver à Copenhague, et même à Poznan, avec une position commune”, a-t-elle insisté.
Wangari Maathaï, qui s’exprimait à Paris en marge d’un colloque organisé par l’Agence française de développement (AFD) et le Réseau européen pour le Développement (EUDN), a annoncé qu’elle se rendrait à Poznan (Pologne) qui accueillera les négociations climat du 1er au 12 décembre.
“J’ai accepté d’être ambassadeur de bonne volonté pour les forêts du (bassin du) Congo, mais je n’oublie pas l’Amazonie ou les forêts du sud-est asiatique: ces trois ensembles sont extrêmement importants et j’espère que l’accord post-Kyoto intègrera la question de la forêt en particulièrement de ces trois-là”, a-t-elle poursuivi.
Le Protocole de Kyoto adopté en 1997 pour lutter contre l’effet de serre avait négligé les forêts alors que la déforestation est responsable de 20% des émissions dans le monde.
La communauté internationale s’est donnée jusqu’en décembre 2009 pour se doter d’un nouvel accord apte à succéder aux premiers engagements de ce traité, qui expirent fin 2012.
Mme Maathaï a salué les “gouvernements africains d’Afrique centrale qui se sont regroupés à dix pays au sein d’un partenariat régional et travaillent en étroite relation avec les pays développés, en particulier la France, afin de protéger ces forêts”, a poursuivi Mme Maathaï.
Elle s’est désolée de l’absence de moyens techniques adaptés qui permettraient une exploitation rationnelle du bois en Afrique, racontant sa récente visite au Congo: “j’ai été choquée quand j’ai compris que seuls 35% du bois coupé était utilisé: le reste est perdu, part en fumée ou en charbon de bois”.
Wangari Maathaï, 68 ans, a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2004 notamment pour son action en faveur de l’environnement et de la reforestation dans son pays, le Kenya.
Source:
http://www.ecolopop.info/climat-
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