Planète Urgence fait le point

Fondée en 2000 et tournée vers l’action de terrain, Planète Urgence est une des rares ONG Française à travailler simultanément sur les problématiques de développement et de protection de l’environnement dans les pays pauvres. Sa finalité est de lutter contre la destruction de la planète et les inégalités entre le Nord et le sud.

Pour mener à bien ses actions, Planète Urgence a développé un modèle innovant de solidarité : le congé solidaire, qui permet à tout citoyen, avec l’aide ou non de son entreprise, de partir en mission de solidarité internationale pendant ses congés.

Pour compléter ses actions, Planète Urgence développe des programmes spéciaux : Les « kits scolaires » pour les enfants défavorisés et le programme de reforestation baptisé Urgence Climat.

Le programme urgence climat
Les interventions de ce programme se font suivant deux axes : L’atténuation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère : par la séquestration de carbone dans la biomasse végétale en Indonésie. L’adaptation des populations et des écosystèmes les plus fragiles au réchauffement climatique : par le développement de l’agrosylviculture au Sahel.

La campagne pour un milliard d’arbres
Dès son lancement en décembre 2006, Planète Urgence soutient l’initiative du Programme des Nations Unies pour l’Environnement : la campagne pour un milliard d’arbres.

La campagne, sous le parrainage du Professeur Wangari Maathai et du Prince Albert II de Monaco,  représente un formidable élan de solidarité internationale. Outre la symbolique extrêmement puissante de l’arbre, les citoyens du Nord et du Sud ont un objectif commun : planter un arbre afin de pérenniser les ressources alimentaires et de garantir la diversité biologique pour le futur de toute l’humanité.

Programme de restauration de la mangrove en Indonésie
Atténuation de la concentration de gaz à effet de serre par stockage du carbone dans la biomasse.

La mangrove
Le taux de destruction des mangroves est encore plus élevé que celui des forêts tropicales. Ces écosystèmes, qui se développent dans les zones côtières des régions tropicales, ont en effet longtemps été négligés par les gouvernements ; considérées comme des terres inutiles, les mangroves n’ont, jusqu’à la dernière décennie, fait l’objet d’aucune forme de protection particulière. Pourtant, ces écosystèmes jouent un rôle de tampons en protégeant le littoral contre l’érosion, les tempêtes, les vagues et bien sûr les tsunamis.  
Naturellement résistantes, les mangroves font pourtant aujourd’hui partie des habitats les plus menacés du monde. Leur disparition est essentiellement due à des facteurs anthropiques : pollution marine, aménagement du littoral, aquaculture non-durable, industries du bois et du charbon entre autres. Cet ensemble de menaces impacte tout particulièrement les mangroves d’Indonésie où le taux de déforestation est très élevé. Et pourtant les mangroves d’Asie du Sud-est sont celles qui comptent la plus grande diversité d’espèces.

Localisation
Le projet concerne le district de Deli Serdang, localisé dans la province Nord-Sumatra, au nord-est de l’île de Sumatra, en Indonésie. Le district de Deli Serdang fait partie des plaines côtières de l’est de l’île. Situées sur le prolongement du socle secondaire de la péninsule malaise, ces plaines « amphibies » sont ouvertes sur le détroit de Malacca.

Le stockage de carbone

Par la photosynthèse l’arbre construit sa propre matière organique  en captant le dioxyde de carbone. Cette matière organique ou biomasse est constitué, pour moitié, de carbone.
Profitant de conditions hydrique et nutritionnelle optimales, les espèces végétales concernées par notre programme de reforestation ont des forts taux de croissance ainsi que des densités élevées, le stockage de carbone est alors important (exemple le taux de croissance est de 16m3/ha/an pour Rhizophora Apiculata (réf.Unasylva n°139, FAO)).

Le développement socio économique
Plusieurs développements économiques sont considérés : Tout d’abord, l’activité halieutique se verra croître du fait de la restauration des sites naturels d’alevinages et leur qualité physico chimique, promouvant ainsi une pêche plus respectueuse de l’environnement.
En complément de cette activité et dans un souci de diversification, l’apiculture se développera ainsi que la production artisanale de pâtes de fruits

Le « Corridor Carbone »
Le gouvernement indonésien soutient planète Urgence pour étendre la reforestation plus au nord de la province, englobant ainsi le district de Deli Serdang et celui voisin de Langkat.  D’ors et déjà, 1300 ha pourront être réhabilités à Sicanggang dans le district de Langkat.
Cette extension rend possible la constitution d’un couloir éco-écologique et de séquestration de carbone entre le district de Deli Serdang et Tibang, via Sigli et Lhokseumawe, et pourra ainsi constituer le « Corridor Indonésien du Carbone ». une extension de programme qui fera passer le foncier en zone protégé et renforçant ainsi la lutte contre la déforestation.

Programme de développement agro sylvicole au Mali
Adaptation des populations et des écosystèmes aux changement climatique et frein à la désertification.

Le sahel et la désertification
La sous région sahélienne correspond à une bande de terre qui borde l'extrême frange du Sahara. C'est un espace allant du Tchad au Cap-Vert et couvrant une superficie de 5,4 millions de Km2 pour une population supérieure à 50 milions d'habitants.
Le Sahel est une zone de transition entre le Nord aride et la forêt tropicale verdoyante qui longe le littoral. Le couvert végétal  y est composé de buissons, d'herbes et d'arbres qui deviennent de plus en plus denses au fur et à mesure qu'on descend vers le sud. Aujourd'hui, le terme ''Sahel'' s'applique autant à une zone agro climatique qu'à une entité géopolitique.
Pesant de manière majeure sur l’évolution du climat, de la végétation, du potentiel hydrique et donc sur l’avenir des ressources naturelles disponibles pour les populations des régions sahéliennes, la désertification est un phénomène déterminant pour cette région du monde. La désertification désigne la dégradation des terres dans des zones arides, semi-arides et arides semi-humides.

Localisation
Le Mali est l’un des pays les plus pauvres du monde. L’indice de développement humain, classant le pays au 175ème rang sur 177 pays (PNUD 2006), résume bien cette situation.

Le développement agro sylvicole
L’objectif prioritaire du programme de reforestation est de favoriser le développement économique local et d’améliorer le niveau et les conditions de vie des populations des zones concernées. Le projet est entrepris sur la base de l’échelle familiale. Le reboisement est envisagé dans le cadre d’une parcelle de 1 à 1,5 ha allouée à une famille qui sera en charge de la production agro forestière et du suivi des plantations sur ce terrain. Les espèces plantées sont complémentaires et permettront de répondre à différents besoins : production fourragère : élevage, fruitière et maraîchère 
Les haies vives entourant la parcelle empêcheront le bétail de pénétrer le terrain. La production doit permettre ainsi d’assurer l’autosuffisance alimentaire et économique de chaque famille, soit dix personnes en moyenne. Les productions fruitière et maraîchère permettront en outre aux familles de diversifier leur alimentation et de pallier les carences en vitamines et en fibres, souvent très importantes dans les zones sahéliennes.

Un frein à l’avancée du désert
Le second objectif de notre projet est d’accompagner l’adaptation des populations locales aux changements climatiques et de leur permettre de répondre concrètement au danger que représente la désertification pour l’avenir de leurs activités agricoles. En créant un cercle vertueux, le reboisement permettra non seulement de créer, et/ou d’améliorer, les revenus agricoles mais aussi de favoriser la protection et la structuration des sols ce qui accroîtra en retour les rendements agro-forestiers.
Les haies vives ainsi que les arbres fruitiers et fourragers que nous comptons planter participeront à la régulation hydrologique du biotope sahélien. De plus, les haies vives permettront de limiter le ruissellement, de stocker l’eau et de favoriser la recharge des nappes phréatiques.
La partie aérienne des arbres joue un rôle protecteur contre l’harmattan tandis que les racines des arbres structurent le sol augmentant sa résistance à l’érosion.

Les foyers améliorés
L’introduction des foyers améliorés dans les villages concernés par le projet de reforestation permettrait de réduire de façon notable la consommation de bois pour la cuisson des aliments. Cette technologie, extrêmement simple et peu coûteuse, consiste à minimiser la déperdition de chaleur.
Un autre avantage notable du foyer amélioré est la réduction des émissions de CO2 provenant de la combustion du bois pour la cuisine.  En réduisant la production de gaz à effet de serre, le projet de promotion des foyers améliorés dans cette région du Mali est en parfaite concordance avec l’objectif principal de notre programme « Urgence Climat » qui vise à lutter contre le réchauffement climatique.

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