Textile et habillement
Le secteur du textile et de l’habillement représente environ 7 pour cent des exportations mondiales. On estime que 1 million de tonnes de textile est jeté chaque année. Le rendement du secteur augmente en volume, mais les prix chutent, ainsi que l’emploi, étant donné que les nouvelles technologies et les structures intégrées verticalement engendrent une meilleure productivité. Les principaux impacts du secteur du textile sur l’environnement proviennent de l’utilisation d’énergie et de produits chimiques toxiques. La participation de ce secteur au changement climatique est dominée par le besoin de brûler du combustible fossile pour créer l’électricité destinée au chauffage de l’eau et de l’air en blanchisserie. D’autres importantes utilisations d’énergie résultent de la fourniture de combustible aux machines agricoles et d’électricité pour la production. Les produits chimiques toxiques sont largement utilisés dans l’agriculture du coton et à de nombreuses étapes de fabrication, notamment le prétraitement, la teinture et l’impression. Les volumes gaspillés provenant de ce secteur sont importants et augmentent avec l’avènement de la « mode rapide ». La consommation d’eau (en particulier, l’utilisation importante d’eau dans la culture du coton) peut également représenter un problème environnemental majeur, comme on le constate malheureusement dans la région de la mer d’Aral.
En outre, il est courant d’être confronté, de par le monde, au dépassement d’heures, aux heures supplémentaires forcées, à l’absence de sécurité d’emploi, aux salaires extrêmement faibles, aux droits syndicaux bafoués, à la mauvaise santé, à l’épuisement, au harcèlement sexuel et au stress mental. Un changement dans ce secteur pour réduire les impacts environnementaux et promouvoir les égalités sociales se produira lorsqu’il sera principalement dicté par le choix des consommateurs.