Tourisme
L’industrie du tourisme n’est pas étrangère au changement climatique. Elle comporte des déplacements de personnes qui partent de leur foyer pour visiter des endroits éloignés, l’hébergement de ceux-ci et les services qu’ils reçoivent à destination. Plusieurs aspects de cette activité économique ont un lourd bilan carbone et, comme davantage de temps et d’argent sont consacrés aux loisirs, la contribution de l’industrie touristique aux gaz à effet de serre s’accentue.
Le dioxyde de carbone (CO2) émis directement par le secteur du tourisme totalise cinq pour cent des émissions mondiales de CO2, mais cette contribution serait vraisemblablement plus élevée (jusqu’à 14 pour cent) si on la calculait sur la base du forçage radiatif (le réchauffement dû au CO2 et aux autres gaz à effet de serre). Pour bien comprendre l’ampleur de la situation, ajoutons que la contribution du tourisme aux émissions nationales en fait le 5e pollueur mondial en importance.
En fait, les émissions produites par le tourisme, une activité qui occupe chaque individu quatre ou cinq semaines par année tout au plus, sont plus élevées que celles qui émanent de milliards de personnes qui vivent et travaillent pendant un an dans les grands pays industrialisés ou dans ceux dotés d’une économie émergente.
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