LA SCIENCE AU PNUE

A propos des rapports de politique climatique basés sur la science  

Depuis 2010, le Bureau du PNUE du chef scientifique a invité  la communauté scientifique à produire une série de rapports scientifiques de synthèse à l’attention des décideurs  politiques qui traitent des questions cruciales mentionnées dans l’agenda international sur le changement climatique. Ces rapports ont été coordonnés par le Bureau du Chef  scientifique en collaboration avec les divisions du PNUE, y compris la DTIE, DEWA et DELC et divers gouvernements et autres institutions.
Les  rapports comprennent:

A propos du rapport  2012 sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière d’émission
Deux des questions  les plus critiques lors des négociations sur le climat sont :
Les objectifs sur le climat seront elles atteints si les pays mettaient en œuvre leurs engagements pour réduire les émissions d’ici à 2020 ou il y aura-il un écart d’émissions.
Existe-il un écart et comment le combler?
Depuis 2010, le PNUE a réuni des  scientifiques et  des experts pour répondre à ces questions dans le rapport annuel  sur les « écarts d’émissions ». Le rapport 2012 donne une estimation mise à jour sur les écart d’émissions de 2020 qui est  de 8 à 12 gigatonnes d’équivalent de CO2 . Ces chiffres sont plus élevés  que les estimations antérieures en raison  d’une croissance économique plus importante que prévue. Les émissions mondiales actuelles sont d’environ 50 gigatonnes par an d'équivalent de CO2, ce qui est considérablement plus élevé que les niveau d'émissions prévu en 2020,  cohérents avec des objectifs de réchauffement de deux degrés. Le rapport conclut également que les actions politiques tels que les codes de construction, les normes des appareils et les systèmes de transport en commun réalisaient des réductions importantes des émissions de gaz à effet de serre qui sont facilitées et mises en œuvre  gâce aux priorités nationales et locales. Si intensifiées, ces politiques  ainsi que d’autres peuvent apporter une grande contribution pour réduire les écarts d’émissions.
Pour compiler le rapport, le bureau du chef scientifique a rassemblé des scientifiques provenant de 43 différents groupes dans 22 pays et a travaillé en étroite collaboration avec la Fondation européenne pour le climat et le Centre Riso du PNUE


A propos du rapport  2011 sur les écarts  d’émission

Le rapport  sur les écarts d'émission 2010  a confirmé qu'il pourrait y avoir un écart  important d’émissions en 2020 entre les objectifs de  température et les engagements de réduction des émissions. Dans le rapport sur combler les écarts d’émissions,  les scientifiques fournissent la preuve qu'il est économiquement et techniquement faisable de réduire l'écart  d’émission de 2020 par des actions concertées au niveau international et national. La plupart de ces actions  sont relatives  une mise en œuvre rapide  des énergies renouvelables et une  augmentation l'efficacité énergétique. Mais la gestion durable de l'agriculture, des forêts et des déchets jouent également un rôle important pour combler l’écart des émissions.
Ce rapport a été coordonné par le Bureau du chef scientifique et Ecofys, en collaboration avec la Fondation européenne pour le climat, le gouvernement sud-africain et la Division  d’alerte précoce et d’évaluation du PNUE


A propos du rapport sur l’écart des émissions 2010

Depuis 2009, beaucoup de pays se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ou à restreindre leur croissance jusqu'en 2020. La question demeure, cependant, de savoir si ces engagements suffisent pour atteindre les limites de température  de 2,0 et de 1,5 degré, ou s'il y aura un écart entre les besoins et les attentes suite aux engagements.

 Plusieurs groupes de scientifiques ont identifié les tendances mondiales des émissions qui soient conformes avec diverses limites de températures, tandis que d'autres ont évalué les émissions mondiales en 2020, fondé sur les engagements de l'Accord de Copenhague. Ce rapport compile et résume les estimations de vingt-cinq groupes de recherche et conclut qu'il est probable qu’il y ait un important écart entre les émissions globales  conformes aux objectifs de température et celles qui reposent sur les engagements des pays. La taille de cet écart dépendra de  la façon dont seront mis en œuvre les engagements. – Il a été constaté que 60 % de l'écart pourrait se réduire si les engagements étaient strictement appliqués.

Pour développer ce rapport, le Bureau du Chef scientifique a réuni plus de 30 scientifiques/experts et a travaillé en étroite collaboration avec la Fondation européenne sur le climat et l’institut national d’Ecologie au Mexique.


Avantages à court terme pour la protection du climat et la propreté de l'air : les actions visant la lutte contre les forceurs climatique de courte durée de vie
Bien qu'il  soit nécessaire de réduire le CO2 afin de combler l'écart des émissions et protéger le climat sur le long terme, une stratégie complémentaire gagne du terrain  celle de réduire "les polluants climatiques  de courte durée de vie " (SLCPs). Ces substances sont ainsi nommées car elles ont une durée de vie relativement courte dans l'atmosphère et en même temps provoquent le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique. Elles incluent le carbone noir, le méthane, l'ozone troposphérique et certains hydrofluorocarbures. La réduction des polluants climatiques de courte durée de vie ne remplacera pas les réductions  requises de CO2, mais aidera à ralentir le réchauffement  climatique à court terme, amoindrir les impacts du changement climatique au niveau régional et réduire les risques pour la santé publique et les dommages agricoles causés par la pollution atmosphérique. Réduire les risques de la pollution atmosphérique est particulièrement important car une action sur les polluants climatiques à courte durée de vie ferait baisser un obstacle sanitaire majeur face au développement durable. La science  montre maintenant la voie pour des mesures plus efficaces pour réduire ces polluants aux niveaux  national, régional, et global.

Pour préparer ce rapport, le Bureau du chef scientifique a réuni plus de 30 scientifiques/experts et a travaillé en étroite collaboration avec la Divisions des lois et conventions sur l’environnement et l’institut environnement de Stockholm.


A propos du rapport: HFCs: un lien critique entre la protection du climat et la couche d’ozone

Le message de ce rapport est «Résolvons un problème (les dommages sur la couche d’ozone) et n’en créons pas un autre (changement climatique) ». Les hydrofluorocarbures (HFC) sont prévus pour substituer les hydro chlorofluorocarbures qui appauvrissent la couche d'ozone mais sont de puissants gaz à effet de serre puissant qui rendent plus difficile la réduction de l'écart des émissions. En fait, les projections montrent que les HFC ont le potentiel de  devenir l'un des plus importants gaz à effet de serre. Mais ce rapport montre également qu'il est possible d'éviter cette tendance, car les substituts aux HFC sont disponibles et réalisables et sont effectivement utilisées dans de nombreux secteurs économiques.
Pour préparer le rapport, le bureau du chef scientifique a rassemblé des experts de haut niveau spécialisés sur les questions de gestion et de science des HFC et a travaillé avec la Division de technologie d’industrie et d’économie du PNUE.