Programme des Nations Unies pour l’environnement
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Désastres
et conflits

  [Côte d'Ivoire ]

Côte d'Ivoire

L’incident du déversement de déchets dangereux depuis le bateau « Probo Koala » à Abidjan en août 2006 a mis l’accent sur le besoin de renforcer les systèmes nationaux et municipaux de gestion des déchets en Côte d’Ivoire, y compris les systèmes pour le traitement des déchets dangereux.

 

Le projet, fondé par le Ministère néerlandais de la coopération pour le développement, le Gouvernement de la Suède et le Gouvernement du Danemark, est conçu pour renforcer les capacités du Gouvernement de la Côte d’Ivoire et d’autres pays de la région en matière de gestion des déchets dangereux, y compris dans le domaine des mouvements transfrontières de déchets dangereux dans la région. Ayant débuté au printemps 2008, ce projet conjoint du PNUE et du Secrétariat de la Convention de Bâle comprend 4 éléments :

 

1.       Préparation de plans de gestion des déchets dangereux pour le District d’Abidjan

Afin de concevoir un plan de gestion des déchets dangereux adapté aux circonstances locales, un inventaire sera compilé pour le District d’Abidjan documentant les types, quantités et localisations des déchets dangereux stockés et générés dans le District, ainsi que les sources, types et quantités de déchets dangereux entrant et sortant du District, et les pratiques et aménagements existants pour le transport, l’entreposage et le traitement de déchets dangereux. Sur la base de cet inventaire et du cadre légal existant, un plan de gestion des déchets dangereux sera conçu pour le District d’Abidjan en consultation avec les parties prenantes. Ces dernières comprennent les ministères de la santé environnementale, des affaires urbaines et de l’industrie, ainsi que des représentants du secteur privé et des ONG environnementales locales.

 

2.       Édification des compétences pour la gestion des déchets dangereux dans le Port d’Abidjan

En coopération avec l’Organisation maritime internationale, une évaluation du Port d’Abidjan sera effectuée afin de faire des recommandations sur des questions telles que le système de gestion des déchets dangereux dans le Port, les techniques d’analyse et les standards actuels selon lesquelles les déchets reçus de bateaux doivent être suivis, et l’amélioration des protocoles et infrastructures. Diverses agences gouvernementales jouent un rôle dans la gestion des déchets dangereux qui entrent dans le port, et seront ciblées dans le cadre des activités de formation et d’édification des capacités. Ces dernières incluent le Centre ivoirien antipollution, l’Autorité portuaire autonome d’Abidjan, le Directoire des douanes, et le Directoire des affaires maritimes.

 

3.       Édification régionale des capacités pour le suivi et le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de substances chimiques

 

Pour renforcer la capacité de la région d’Afrique de l’ouest de faire face aux mouvements transfrontières de déchets dangereux et de substances chimiques, un model au niveau national sera développé pour promouvoir l’application coordonnée d’accords multilatéraux sur l’environnement relatifs à cette problématique et sera ensuite appliqué à la Côte d’Ivoire. Le modèle sera ensuite répliqué, avec les ajustements nécessaires, à trois autres pays francophones de la région d’Afrique de l’ouest. L’élément sera peut-être étendu à quatre pays anglophones de cette région.

 

4.       Évaluation en vue du développement d’un système régional d’alerte précoce

En coopération avec l’Organisation maritime internationale, des travaux préliminaires seront effectués pour l’établissement d’un réseau entre les autorités portuaires européennes et africaines, dans le cadre duquel les informations relatives aux mouvements de déchets dangereux vers l’Afrique seront transmises aux autorités compétentes à temps pour permettre des actions préventives ou préparatoires.
Les travaux commenceront par un examen des aménagements existants pour l’alerte précoce et l’échange d’informations dans la région de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que des meilleures pratiques internationales pour les systèmes d’alerte précoce. Une évaluation des questions structurelles pour la mise en œuvre d’un système d’alerte précoce en Afrique de l’ouest sera effectuée, et des recommandations seront finalement faites aux états d’Afrique de l’Ouest au sujet du développement et de la mise en œuvre d’un système d’alerte précoce.