Programme des Nations Unies pour l’environnement
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Désastres
et conflits

  [Liban ]

Liban

Le Service post-conflit entama le suivi des questions environnementales associées au conflit de la mi-juillet 2006 en recherchant les impacts potentiels sur l’environnement des deux côtés de la frontière. Il était dès lors connu, avant la fin du conflit, que le conflit de juillet-août 2006 avait causé des dommages significatifs au Liban et en Israël, y compris des dommages environnementaux.

Le 5 août 2006, le Directeur exécutif du PNUE reçu une requête du Ministère de l’environnement libanais pour une évaluation environnementale post-conflit au Liban.

Le Service post-conflit, en coopération avec le Groupe commun PNUE/BCAH de l’environnement, le Centre régional pour l’Asie de l’Ouest, le PNUD-Beyrouth, l’UICN et les homologues locaux, conduisit une évaluation environnementale post-conflit au Liban. Les travaux sur le terrain eurent lieu entre le 30 septembre et le 21 octobre 2006.

Lors de la phase sur le terrain, des experts internationaux, accompagnés par des membres du personnel du Ministère de l’environnement, visitèrent plus de 40 sites et enquêtèrent sur des questions liées aux déchets solides et dangereux, à la contamination industrielle, à la contamination côtière et marine, aux ressources en eau, à l’amiante et aux armes utilisées. Des échantillons furent collectés et analysés par des laboratoires au Royaume-Uni, en Suède et en Suisse.

Le bombardement de la centrale électrique de Jiyeh causa le déversement d’environ 10 à 15 mille tonnes de fuel lourd dans l’océan. Les biologistes marins du PNUE inspectèrent la côte de Tyr à Tripoli pour évaluer le degré de contamination aux hydrocarbures et examina les fonds marins jusqu’à une profondeur de 25 m sur environ 25 sites. Les experts du PNUE analysèrent aussi divers sites pour détecter d’éventuelles contaminations chimiques du sol et des sources d’eau à la suite du bombardement d’infrastructures industrielles.

Une des sous-équipes du PNUE se concentra sur les munitions utilisées pendant le conflit et enquêta plus spécifiquement sur la possible utilisation d’uranium appauvri (UA) et d’armes non-conventionnelles. Les travaux de laboratoires achevés en novembre 2006 découvrirent que les échantillons prélevés par les scientifiques du PNUE n’apportèrent aucune preuve d’usage de pénétrateurs ou de métal à base d’UA ou d’un quelconque autre matériau radioactif. En outre, aucun éclat d’UA ou autre résidu radioactif ne fut trouvé et les analyses ne détectèrent aucune présence d’uranium enrichi  ou aucun contenu d’uranium plus élevé que naturellement dans les échantillons. Veuillez voir le communiqué de presse et le résumé des résultats de laboratoire pour plus de détails.

Le nombre élevé de bombes à fragmentation avec un faible taux de détonation lachées par les forces armées israéliennes pendant les journées précédant le cessez-le-feu reste, cependant, une préoccupation importante.

Le rapport d’évaluation post-conflit, ainsi qu’un communiqué de presse relatif aux conclusions et les résultats de laboratoire complets sont maintenant disponibles sur les liens ci-dessus.