Programme des Nations Unies pour l’environnement
l'environnement au service du développement
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Gestion des
écosystèmes

  [Le PNUE dans les régions ]

Le PNUE dans les régions

Asie Occidentale

Le Programme Ressources Naturelles comprend trois domaines principaux : les sols, la biodiversité et les questions relatives à l’eau. Le Bureau Régional pour l’Asie Occidentale (ROWA) est activement impliqué dans la recherche de réponses aux priorités environnementales dans ces domaines aux niveaux à la fois national et régional. Les interventions du PNUE dans ces domaines visent à apporter des conseils politiques et techniques ainsi qu’à renforcer les capacités et le savoir-faire technologique sur les dimensions environnementales dans le contexte de la gestion durable des ressources naturelles. En vertu du partenariat stratégique PNUE/ROWA avec le Conseil des ministres arabes responsables de l’environnement (CAMRE) et ses équipes techniques, un soutien a été apporté à l’équipe technique sur la biodiversité et la désertification du CAMRE en préparation du programme de travail de l’équipe. Dans le cadre de ce forum de coopération, le PNUE/ROWA coordonne aussi la préparation de propositions de projet pour l’initiative d’Abou Dhabi sur la dégradation des sols, la biodiversité et les questions relatives à l’eau.

Europe
 
A l’événement de haut niveau intitulé « Une grande victoire pour les Alpes Dinariques », qui s’est tenu durant la 9ème conférence des parties (COP 9) de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) en mai 2008 à Bonn, Allemagne et co-organisée par le PNUE, des représentants des Gouvernements d’Albanie, de Bosnie Herzégovine, de Croatie, du Monténégro, de Serbie et de Slovénie, en tant que parties de la CDB, ont signé une déclaration commune reconnaissant que « un effort conjoint et coordonné est nécessaire pour la réalisation efficace des engagements pris dans le Programme de Travail sur les Aires Protégées. Une coopération transfrontalière entre les pays des Alpes Dinariques dans la mise en œuvre du Programme de Travail sur les Aires Protégées, avec comme objectif la création d’un réseau d’aires protégées bien gérées et écologiquement représentatives, est essentiel pour sauvegarder les valeurs naturelles et culturelles exceptionnelles des écorégions des Alpes Dinariques ». La déclaration reconnaissait aussi «  l’importance de la coopération régionale pour réussir une gestion transfrontalière durable de la région sud-est de l’Europe, incluant la mer Adriatique, les Alpes Dinariques et le Bassin de la rivière Sava ».

Amérique du Nord

Projet conjoint avec la Banque Interaméricaine de Développement pour développer un Fonds régional des Caraïbes pour la gestion des eaux usées (CReW), résultant en l’élaboration d’une proposition de projet FEM de 20 millions de dollars, qui a été approuvée par le Conseil du FEM de novembre 2008. Le CReW mobilisera des financements additionnels pour des investissements en matière de traitement des eaux usées à un coût en capital abordable, en utilisant les ressources du FEM comme levier pour obtenir des accords de co-financement. Le soutien fourni à travers le CReW va aider les pays de la zone Caraïbe élargie à respecter les obligations découlant de la Convention de Cartagena et contribuer aux efforts mondiaux de réduction de la pollution des environnements côtiers et marins par le rejet d’eaux usées domestiques non traitées.

 

Asie et Pacifique


Le Programme pour les mers d’Asie Orientale

La « Nouvelle orientation stratégique de l’Organe de coordination pour les mers de l’Asie orientale (COBSEA) pour 2008-2012 – Un Document blanc » a été finalisée lors de la session intergouvernementale extraordinaire du COBSEA, les 5 et 6 septembre 2007 à Putrajaya, Malaisie. Elle a été adoptée par les pays membres du COBSEA lors de la 19ième réunion du COBSEA, les 22 et 23 janvier 2008, à Siem Reap au Cambodge. Trois thématiques ont alors été identifiées comme prioritaires selon le COBSEA, la pollution marine et d’origine terrestre ; la conservation des habitats côtiers et marins ; et la gestion et la réponse aux désastres côtiers. Ces thématiques seront abordées à travers quatre stratégies interconnectées sur la gestion de l’information, le renforcement des capacités nationales, les questions stratégiques et émergentes ainsi que la coopération régionale.

Green Fins Programme
Le Programme « nageoires vertes » a établi un réseau d’opérateurs de plongée et de plongeurs qui pratiquent une plongée sous-marine libre et respectueuse de l’environnement pour la conservation des récifs coralliens. En 2007, ce programme, qui avait été initié aux Philippines et en Thaïlande, a été également mis en place en Indonésie et en Malaisie. Afin de garantir que les données collectées par les membres de nageoires vertes fournissent des informations utiles en vue d'une synthèse, une base de données nageoires vertes en ligne a aussi vu le jour. Ceci a également été appuyé par l’établissement d’une page Internet Nageoires Vertes (Green Fins) et d’un système d’évaluation en ligne qui donne accès au réseau et offre la possibilité de mettre à jour les informations en ligne ainsi que de disséminer les résultats des évaluations grâce au site Internet.

Renforcer le fonctionnement des écosystèmes pour la production de services par les écosystèmes dans les Philippines : bassin versant de Tigum Aganan
Aux Philippines, le principal défi causé par le changement climatique consiste principalement en l’accroissement du nombre de typhons, inondations et sécheresses qui ont augmenté en fréquence et en intensité depuis les années 90. Ceci a un impact énorme sur l’agriculture du pays, alors que la sécurité alimentaire a déjà été détériorée par la crise alimentaire actuelle.

Depuis 2007, le PNUE soutient le Comité de gestion de l’eau de la province d’Iloilo afin d’adapter aux impacts du changement climatique le bassin versant du Tigum Aganan. Le soutien inclut l'incorporation des eaux de pluie dans la Gestion Intégrée des Ressources en Eaux (GIRE) pour l’adaptation au changement climatique, la construction de dispositifs de récupération des eaux de pluie comme des bassins, des réservoirs et des terrasses en tant que mesures de gestion des inondations et des sécheresses. Les bassins et terrasses sont utilisés pour réguler les inondations et l’eau, réduisant ainsi les dommages causés dans les plantations et les propriétés. Dans le même temps, l’eau stockée est graduellement relâchée pour être utilisée par les agriculteurs pendant la saison sèche et les sécheresses.

Le résultat de cette intervention du PNUE a été mis en évidence en juillet 2008 lorsque le typhon Frank a frappé et tué 200 victimes. Dans le même temps, il a déplacé des milliers d’autres personnes et causé des glissements de terrain et des inondations majeures, tout en emportant  des champs de riz entiers. Il a ainsi été rapporté que les habitants de la zone du projet furent moins touchés par le typhon en raison d’une résilience améliorée grâce aux dispositifs de récupération des eaux de pluie. En conséquence, le Gouverneur de la province d’Iloilo a demandé davantage de soutien au PNUE pour étendre la couverture géographique du projet, améliorer la mise en œuvre des plans de GIRE développés en phase I et démontrer les bénéfices de la résilience et de la réhabilitation des écosystèmes. L'extension du projet a aussi pour objectif de promouvoir l’utilisation efficace de l’eau dans la production agricole à travers des politiques améliorées, et l’utilisation de technologies d’augmentation de l’eau et de pratiques de gestion durable des sols.

 

Afrique


Afrique : Atlas d’un environnement en mutation

Au cours de cette période le PNUE a préparé un Atlas du changement environnemental en Afrique qui fournit une présentation graphique du changement environnemental dans chacun des 53 pays d’Afrique, en utilisant des images satellites de sites sélectionnés, complétées par des photos au sol et du texte. Cet Atlas est une publication complémentaire à l’ « Avenir de l’Environnement en Afrique ». L’Atlas a été officiellement présenté au cours de la 12ème session de la Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement (CMAE) en juin 2008 en Afrique du Sud. Le lancement de l’Atlas a déjà permis de catalyser des actions au niveau national centrées sur la restauration d’écosystèmes

Lake Faguibine: Mali
A la demande du Gouvernement du Mali, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) met en œuvre un projet de réhabilitation du système du Lac Faguibine. Ce projet suit l’exemple du projet du PNUE de réhabilitation de l’écosystème des marais irakiens, les plus grands écosystèmes marécageux du monde.  Les marais a été réhabilité par inondation, résultant en une augmentation générale de la couverture végétale et une accessibilité améliorée à de l’eau propre et potable pour plus de 100 000 personnes vivant sur ou à proximité des marais.

Le PNUE travaille avec des partenaires locaux pour sensibiliser les communautés en amont et en aval sur le besoin de réguler et préserver le flux d’eau du Fleuve Niger et de ses canaux. Le plan de gestion participative du projet vise à concilier les usages compétitifs de l’eau en amont et en aval, pour un bien-être humain équitable.


Eau de pluie pour la résilience des écosystèmes : Kenya
Dans le district du Kajiado au Kenya, dans la Province de la Vallée du Rift, où le PNUE a initié un projet en 2005, les populations locales Masai sont désormais capables de récupérer l’eau de pluie pour les usages domestiques, la protection environnementale et d’autres objectifs productifs. La majeure partie des habitants de la zone, soit un demi- million de personnes, a pu bénéficier de cette technologie simple.

Forêt Mau
Le complexe Mau forme le plus large écosystème forestier à canopée fermée du Kenya, aussi grand que les forêts du Mont Kenya et des Aberdares réunies. C’est le plus important bassin versant de la Vallée du Rift et de l’Ouest Kenyan. À travers les services écologiques fournis par sa forêt, le complexe Mau est un atout naturel d’importance nationale qui soutient des secteurs économiques clés dans la Vallée du Rift et l’Ouest Kenyan, comme l’énergie, le tourisme, l’agriculture (cultures de rente comme le thé et le riz, cultures vivrières et élevage) et l’approvisionnement en eau.

Forêt du bassin du Congo, l’Ambassadrice de Bonne volonté Professeur Wangari Maathai
La forêt du bassin du Congo s’étend à travers différents pays: le Cameroun, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo (RDC), la Guinée Equatoriale, le Gabon et la République du Congo. Quelques 60 millions de personnes habitant dans ces pays en dépendent  pour leur survie. La forêt du bassin du Congo est une mosaïque naturelle de 400 espèces de mammifères, 280 espèces de reptiles, 900 espèces de papillons et 10 000 espèces de plantes. Couvrant une superficie de 2 millions de kilomètres carrés, c’est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, précédée

seulement par la forêt Amazonienne en Amérique Latine.

Cependant, la forêt est sérieusement menacée par une combinaison de facteurs comme l’exploitation illégale du bois et les installations humaines illégales, les cultures itinérantes, l’augmentation de la population, les industries pétrolières et minières. La forêt perd 1,5 million d’hectares – la moitié du territoire du Lesotho – chaque année. Pour endiguer cette perte, le PNUE travaille avec le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) afin de conserver 29 aires protégées et de promouvoir une foresterie durable et des systèmes de conservation communautaires dans 11 paysages traditionnels répartis dans tout le bassin du Congo.

Le PNUE soutient l’Ambassadeur de Bonne Volonté pour les Ecosystèmes Forestiers du Bassin du Congo, lauréate du Prix Nobel, le Professeur Wanagari Maathai dans ses efforts. Son rôle est d’impliquer les bailleurs de fonds en effectuant un lobbying de haut niveau en faveur des écosystèmes forestiers du bassin du Congo. Elle occupe aussi la place de co-présidente du Fonds Forestier du Bassin du Congo (FFBC). Jusqu’ici, les Gouvernements Norvégien et Britannique ont contribué à hauteur de 200 millions de dollars au Fonds.

Le Fonds est conçu pour développer des alternatives viables à l’exploitation du bois, à l’exploitation minière et au ramassage de bois pour les usages domestiques ainsi qu’à l’agriculture de subsistance. Les activités financées suivront des lignes directrices établies par le Plan de Convergence de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), qui présente une vision commune pour la gestion durable et conjointe des ressources forestières de la sous-région.

Liberia : politique de l’eau
Quatorze années de guerre civile au Liberia, qui ont pris fin en 2003, ont  mené à une catastrophe humanitaire. La guerre a provoqué de nombreux déplacements internes concernant des centaines de milliers de personnes, une interruption des services sociaux de base, une augmentation de la vulnérabilité des femmes et des enfants en situation de pauvreté extrême, de la faim, des maladies, et a pratiquement détruit toutes les infrastructures. Des installations comme l’usine de traitement de l’eau de Mount Coffee, chargée de l’approvisionnement en eau potable de 600 000 personnes à Monrovia et dans de nombreuses villes aux alentours, ont été détruites. En conséquence, le taux de décès dus aux maladies hydriques est resté élevé. En outre, cette situation pourrait se détériorer davantage en raison de l’augmentation prévue du nombre de personnes retournant dans ces zones. Ce phénomène va  provoquer une pression supplémentaire sur les infrastructures de santé et sociales qui fonctionnent déjà partiellement ou de manière défaillante.

En 2005, le Liberia a demandé l’assistance du PNUE pour développer une politique de gestion de l’eau durable et à long terme afin de garantir une eau potable et à usage industriel de bonne qualité et en quantité suffisante. L'objectif est également de protéger

tous les autres usages de l’eau qui vont servir l’intérêt public.

Le PNUE a organisé un comité multipartite composé de représentants des agences gouvernementales concernées, des ONG, des agences des Nations Unies, de l’Union Européenne et du secteur privé afin de superviser le développement de la politique de l’eau. L’UNICEF ainsi que le PNUD ont soutenu le travail de ce comité à travers un appui technique et financier.

Afin d’améliorer la capacité nationale du Libéria à développer et mettre en œuvre cette politique de l’eau, le PNUE a facilité des ateliers de formation aux niveaux national et régional pour les experts en eau du pays et des fonctionnaires du gouvernement. Les ateliers régionaux ont offert au Liberia une opportunité de bénéficier de l’expérience d’autres pays ouest- africains en matière de politique de l’eau.

Les efforts du PNUE ont permis de faire de la politique nationale de gestion de l’eau du Liberia une réalité. Cette politique a été soumise à une revue participative lors de réunions de parties concernées au niveau national.

Amérique Latine et Caraïbes 


Projets pauvreté, genre et environnement (Nicaragua et Guatemala)

L’objectif de ce projet est de former les populations des communautés rurales et en particulier les femmes indigènes aux techniques de récupération de l’eau de pluie et de réaliser les installations nécessaires comme moyen alternatif et durable de fournir de l’eau. Cela constitue également une alternative potentielle de revenus pour ces communautés. Les zones couvertes comprennent Santa Rosa del Peñon, département du Leon (Nicaragua) et la communauté El Ingeniero de Chiquimula (Guatemala). Les résultats attendus incluent notamment les éléments suivants: sensibilisation et éducation accrues du public; qualité de vie améliorée pour les résidents de la région; minimisation et/ou fin de l’extraction d’eau des nappes phréatiques dans la zone, qui sont contaminées à l’arsenic; installation de systèmes de récupération de l’eau de pluie.

Grâce au succès du projet dans la région, des propositions ont été soumises pour mettre en place des initiatives similaires dans d'autres communautés à travers la région.

Eau de pluie pour la résilience des écosystèmes : Antigua et Barbuda
À Antigua et Barbuda, le PNUE a organisé des projets sur le terrain pour faire des démonstrations de l'utilisation de l'eau de pluie pour recharger les nappes phréatiques et pour un usage durable à la fois dans les domaines commerciaux et domestiques. L’information qui a été partagée et générée au cours des projets de terrain a été compilée en un guide de la récupération de l’eau de pluie, qui est utilisé par les praticiens de l’eau de la région. En outre, le PNUE a aussi facilité la production d’un système cartographique d’informations géographiques pour améliorer la planification par les fonctionnaires du gouvernement dans le pays.

Eau de pluie pour la résilience des écosystèmes : Nicaragua et Guatemala

Au Nicaragua et au Guatemala, les projets de récupération de l’eau de pluie se sont concentrés sur le renforcement des capacités des femmes rurales et indigènes et sur la préservation de l’approvisionnement en eau, l’amélioration de l’agriculture et la réduction de la pauvreté.