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Services et Economie des Ecosystèmes (ESE

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Le travail du PNUE sur les services fournis par les écosystèmes et l’économie des écosystèmes (ESE) a pour but de soutenir les efforts en matière de renforcement des capacités des parties prenantes à générer des informations crédibles scientifiquement et requises pour intégrer une approche par services des écosystèmes dans l’économie nationale et les cadres de développement. Le travail sur les ESE est tourné vers le développement d’une base de connaissances ainsi que sur la promotion de la compréhension de la manière dont les écosystèmes et les services qu’ils fournissent sont liés au bien être des êtres humains et au développement. Les trois domaines principaux de réflexion sont les suivants :

  1. Valorisation économique et richesse naturelle
  2. Gestion des risques de catastrophes
  3. Équité dans la gestion des écosystème

Le travail du PNUE sur les ESE est en accord avec la stratégie mondiale pour le suivi de l’évaluation des écosystèmes pour le Millénaire (EM) de 2005. Le suivi de l’EM a été développé par un groupe d’organisations partenaires intéressées dans la réponse aux défis en suspens relevés par les évaluations indépendantes de l’EM.
   

Valorisation Economique et Richesse Naturell

Rapport sur la Richesse Mondiale

Fonds PNUD-Espagne pour la réalisation des OMD (Objectifs du Millénaire pour le développement)  au Sénégal

Projet Compte pour le Développement des Nations Unies (République Démocratique Populaire du Laos et Sud Soudan)

En 2005, l’évaluation des écosystèmes pour le millénaire (EM) a mis en lumière le fait que les écosystèmes offraient un large panel de services qui contribuaient significativement au bien être humain. Les décisions concernant l’utilisation des écosystèmes et de leurs services doivent reconnaître la multiplicité de leurs valeurs et doivent être cohérents avec leur préservation.

Les changements dans l’abondance des services fournis par les écosystèmes observés à travers un suivi permanent doivent aussi être reflétés dans les comptes-rendus sur la richesse naturelle d’un pays ou d’une région. En ayant cette information en tête, les décideurs politiques peuvent définir des stratégies d’intervention adéquates pour réduire et renverser le déclin actuel des services fournis par les écosystèmes.

Les indicateurs macroéconomiques de performance conventionnels ne calculent pas de manière effective la nature dynamique des services fournis par les écosystèmes et en conséquence échouent à fournir une image adéquate et complète de la richesse naturelle d’un pays. Étant donné que les écosystèmes et leurs services sont une composante intégrale de la richesse naturelle, les indicateurs macroéconomiques devraient incorporer, suivre leur statut, et également refléter leur valeur.

Gestion des risques de catastrophes         
Cette série de travaux explore le potentiel des écosystèmes à contribuer à la gestion des risques de catastrophes, en se focalisant sur le lien entre la gestion des risques et le concept de services des écosystèmess. L’ESE développe un portefeuille d’activités dans ce domaine, en collaboration avec divers partenaires.

En collaboration avec la Stratégie Internationale de Prévention des Catastrophes (SIPC), un article sur la gestion environnementale et l’approche par services des écosystèmess pour la gestion des risques de catastrophes a été développé en tant que contribution au Rapport Mondial d’Evaluation des Risques de la SIPC sur la Réduction des Risques de Catastrophe qui sera publié en 2009.

Équité dans la gestion des écosystèmes           
Dans la gestion des écosystèmes, des questions importantes d’équité et de justice émergent. Ceci est souvent dû à la séparation entre ceux qui tirent des bénéfices et ceux qui supportent les coûts et les risques de la gestion des écosystèmes. Récemment, cet aspect a acquis une importance croissante, en particulier depuis que les écosystèmes sont mieux compris et envisagés comme étant mondialement interconnectés.

Le processus d’imposition de restrictions sur l’usage d’une ressource ou d’un écosystème pour sa conservation peut avoir des conséquences sérieuses en matière de redistribution, en particulier lorsque ceux qui ont pendant longtemps exercé l’intendance sur une ressource sont soudain exclus de son usage.

Le rôle des institutions afin de faciliter et influencer l’accès des personnes aux services fournis par les écosystèmes est critique afin de résoudre ces problèmes de redistribution, et de s’assurer que les écosystèmes sont gérés de manière juste et équitable vis-à-vis de toutes les parties concernées.

Des mécanismes comme le Paiement pour les Services Ecosystémiques (PSE) sont considérés comme plus efficaces que les mécanismes de conservation traditionnels de commande et contrôle. Cependant, le PSE n’incorpore pas nécessairement les questions d’équité, et peuvent même potentiellement accentuer les écarts de pauvreté et d’équité en imposant un prix de rentabilité à des services qui étaient au préalable gratuits ou à très faible coût.

Pour cette raison, il existe un besoin pressant de s’assurer que cet aspect d’équité est pris en compte lorsque l’on met en œuvre les PSE afin que ces mécanismes soient au minimum neutres au niveau de l’équité et ne provoquent pas chez des individus ou des groupes une diminution de leur bien-être à travers la réduction ou la perte de l’accès à des services fournis par un écosystème.

Alors que de nombreuses organisations et initiatives travaillent sur des mécanismes comme le PSE, très peu d’entre elles s’intéressent à la question de l’équité de ces mécanismes. C’est pourquoi l’équité est le sujet principal de ces travaux.

Donner le rythme : interface science/politique pour la biodiversité
Le PNUE est en charge du suivi de l’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire (EM) afin de faciliter la mise en œuvre des conclusions et des recommandations de l’EM. En accord avec la stratégie mondiale de suivi de l’EM, le PNUE met en œuvre un projet financé par la Suède, conçu pour répondre aux objectifs de mise en place et d’entretien d’une base de connaissances sur les liens entre biodiversité, fonctionnement des écosystèmes, services fournis par les écosystèmes et bien-être humain ; le renforcement des capacités des pays à opérationnaliser les méthodes et outils pour intégrer l’approche de l’EM et ses conclusions et recommandations dans les politiques et plans de développement nationaux ; la dissémination des résultats de l’EM et de son cadre conceptuel, ses outils et méthodologies aux parties concernées.

En parallèle, le PNUE dirige une initiative mondiale pour renforcer l’interface science/politique en matière de biodiversité et de services fournis par les écosystèmes. Les communautés scientifiques et politiques reconnaissent aisément que les différentes interfaces existant actuellement entre la science et la politique ne fonctionnent pas aussi efficacement qu’elles le devraient. Les communautés scientifiques et politiques ont demandé au PNUE de faciliter un processus intergouvernemental afin d’explorer les options possibles pour renforcer l’interface science/politique, incluant ainsi la possibilité d’établir un nouveau mécanisme.

La première réunion organisée par le PNUE et hébergée par le Gouvernement de Malaisie s’est tenue à Putrajaya (10 – 12 novembre 2008) et a réuni 78 pays et 28 organisations. La Réunion intergouvernementale et multipartite spéciale concernant la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services des écosystèmes (IPBES) s’est penchée sur l’identification de dispositifs efficaces d’amélioration de l’interface sciences/politique sur les thèmes de la biodiversité et des services des écosystèmes. Celle-ci fournirait pour la première fois une plateforme scientifique commune pour faciliter une meilleure prise en compte politique des résultats et recommandations des évaluations par les pays membres. Elle soutiendra aussi le renforcement des capacités des pays en développement à réaliser des études scientifiques crédibles et robustes sur la biodiversité et les services des écosystèmes.