Exemples de réussites

L'analyse économique du rapport sur l'économie verte met en lumière les signes encourageants et les résultats positifs des nombreuses initiatives environnementales mises en place à travers le monde. Un certain nombre d'entre elles ont été lancées dans les pays en développement et dans les économies émergentes. Elles illustrent les retombées positives des politiques et desinvestissements écologiques ciblés, qui élargis et intégrés dans une stratégie globale, pourraient offrir une voie de développement alternative favorisant la croissance verte, la création d’emplois et l’élimination de la pauvreté. Une sélection limitée d'exemples croissants d'expériences dans différents secteurs est résumée ci-dessous, l’objectif est de mettre en lumière les avantages économiques, sociaux et environnementaux de ces expériences. Certains projets sont issus de politiques et de programmes d'investissement établis et testés, d'autres sont des projets pilotes lancés il y a peu. En ce sens, cette collection d’histoire souligne que les stratégies favorisant une économie verte ont permis de fournir des exemples sur lesquels s'appuyer. Enfin, certains développements récents illustrent également l'intérêt croissant de différents secteurs pour saisir les opportunités de transition vers une économie verte.

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L'agriculture biologique à Cuba

À Cuba, la transition vers une agriculture biologique apparaît comme une réponse nécessaire à la crise alimentaire qui a frappé le pays dans le début des années 1990. Après l'effondrement de l'Union soviétique et un embargo commercial de longue date qui a sévèrement limité l’industrialisation des pratiques agricoles sur l'île, les producteurs cubains qui ne disposaient pas de pesticides, d'engrais ou de pétrole,se sont orientés vers une production biologique favorisant de nombreux gains environnementaux, sociaux et économiques.

L’énergie solaire à la Barbade

La dépendance excessive de la Barbade aux combustibles fossiles importés est devenue l'une des principales préoccupations environnementales de l’île. Le Plan national stratégique de la Barbade pour 2006-25 est conçu pour remédier à cette dépendance en augmentant l'approvisionnement du pays en énergie renouvelable, plus particulièrement en augmentant le nombre de chauffe-eau solaires domestiques de 50 pour cent d’ici 2025. Actuellement, les chauffe-eau solaires sont déjà largement utilisés à la Barbade, avec des installations dans près de la moitié des habitations de l'île.

La gestion des déchets en République de Corée

En République de Corée, la gestion des déchets et le recyclage n'a pas entrainé de réduction de la production de déchets, mais a encouragé la réutilisation des déchets pour produire des ressources énergétiques. Au cours des dernières années, des politiques ciblées ont augmenté de façon significative le taux de recyclage tout en créant des milliers d'emplois.

La gestion des forêts en Tanzanie

En Tanzanie, dans le district de Makete, les ressources forestières et les prairies sont essentielles à l'économie locale. Elles sont cruciales pour la protection des bassins versants, pour la conservation de l'environnement et pour l'agriculture et l'élevage. La gestion des petits lots boisés pour s’adapter au changement climatique a créé un nouveau flux de revenus pour les communautés locales et pour les villes, tout en améliorant la résilience du pays face au changement climatique.

La restauration des écosystèmes au Rwanda

La protection et la gestion durable de l'environnement est l'un des piliers de la « Vision 2020 » du Rwanda. Le «pays des mille collines» a donc entrepris de nombreuses initiatives pour protéger les écosystèmes, pour générer des revenus et des pratiques de bonne gouvernance. Plusieurs de ces projets, dont l'initiative pour préserver les gorilles de montagne du Rwanda et les efforts de restauration des zones humides dans le réseau de la Nyabarongo-Akagera et Rugezi, commencent déjà à rapporter des bénéfices environnementaux, économiques et au niveau du taux d'emploi.

Les énergies renouvelables en Chine

La Chine prend actuellement des mesures considérables pour effectuer une transition vers une stratégie de croissance sobre en carbone, basée sur le développement des sources d'énergie renouvelables. Le 11ème plan quinquennal (2006-2010) a alloué une part importante des investissements au profit des secteurs verts, en misant sur les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. En 2010, la consommation énergétique par unité du PIB devrait avoir diminué de 20 pour cent par rapport à 2005. En outre, le gouvernement chinois s'est engagé à produire 16% de son énergie primaire à partir de sources renouvelables d'ici 2020.

Les tarifs de rachat au Kenya

Le profil énergétique du Kenya se caractérise par une prédominance de l'énergie produite à partir de la biomasse traditionnelle pour satisfaire les besoins énergétiques des ménages ruraux, et par une forte dépendance du pétrole importé pour satisfaire aux besoins du secteur économique moderne. En conséquence, le pays doit relever les défis liés à l'utilisation non durable des formes traditionnelles de biomasse, et les défis liés à l’instabilité des prix de plus en plus élevés des importations de pétrole. En Mars 2008, le ministère kenyan de l'Energie a adopté un tarif de rachat de la production des énergies renouvelables pour favoriser leur production.

L'agriculture biologique en Ouganda

L'Ouganda a pris des mesures importantes pour transformer sa production agricole conventionnelle en un système d'agriculture biologique produisant des avantages importants pour son économie, pour la société et pour l'environnement. L'agriculture biologique est définie (par la Commission du Codex Alimentarius) comme étant un système de gestion holistique de la production, qui favorise la santé de l'écosystème, de la biodiversité, des cycles biologiques et de l'activité biologique des sols. Elle interdit l'utilisation d'intrants de synthèse comme les médicaments, les engrais et les pesticides.

La planification urbaine durable au Brésil

La croissance rapide des zones urbaines présente des défis environnementaux et socio-économiques pour les résidents, les entreprises et les municipalités brésilienne. La planification inadéquate et le peu de fonds disponibles pour accueillir les populations urbaines croissantes, entraînent souvent une expansion de l'habitat informel vers des endroits qui nécessitent une utilisation élevée et intensive des transports privés.

Les infrastructures écologiques rurales en Inde

La loi nationale de garantie de l'emploi rural en Inde de 2005 (NREGA) est un programme qui garanti l'emploi et les salaires, et qui améliore la sécurité alimentaire des ménages marginalisés des zones rurales indiennes. Mis en œuvre par le Ministère du Développement Rural, cette loi améliore directement la vie des pauvres, favorise la croissance inclusive, et contribue également à la restauration et l'entretien des infrastructures écologiques.

La gestion des forêts au Népal

La gestion communautaire des forêts a contribué à restaurer les ressources forestières du Népal. Les forêts représentent près de 40 pour cent de la surface terrestre du pays. Bien que cette surface couverte de forêts ait diminuée à un taux annuel de 1,9 pour cent dans les années 1990, cette baisse a été inversée. Entre l’année 2000 et 2005, on a constaté une augmentation annuelle du couvert forestier de 1,35%.

Les services écosystémiques en Équateur

La ville de Quito offre un exemple majeur du potentiel de développement des marchés de la demande en l'eau pour les zones en amont, à partir desquelles elle est fournie. Dans le cas de Quito, la disponibilité de l'eau pour environ 1,5 millions d'habitants (et pour les régions environnantes) dépend de la conservation des aires protégées en amont, 80 pour cent de l'approvisionnement en eau provenant de deux réserves écologiques, le Cayambe-Coca (400.000 ha) et l'Antisana (120.000 ha).

L'énergie solaire en Tunisie

Afin de réduire la dépendance du pays au pétrole et au gaz, le gouvernement de la Tunisie a entrepris des mesures pour promouvoir le développement et l'utilisation des énergies renouvelables. EN 2005, une loi instituant un «système de conservation de l'énergie» a été immédiatement suivie par la création d'un mécanisme de financement (le Fond national pour la gestion de l'énergie) pour soutenir une augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable et pour améliorer l'efficacité énergétique. La reconstitution de ce fond est basée sur une taxe prélevée sur la première immatriculation de véhicules privés, à essence et diesel.