Messages du WED



Ban Ki-moon - Secrétaire Général de l’ONU

La biodiversité, l’incroyable variété de la vie sur Terre, notre planète nourricière, est en péril. Le taux d’extinction d’espèces a atteint un niveau record. Ces extinctions sont pour la plupart liées à des activités humaines qui polluent et épuisent les ressources en eau, perturbent et détériorent les habitats, et modifient le climat mondial. Des milliers d’espèces allant des grenouilles aux gorilles, de gigantesques plantes à de minuscules insectes, sont en danger.

Cette année, le thème de la Journée mondiale de l'environnement, « Des millions d’espèces. Une planète. Un avenir commun », fait écho à l’appel lancé à l’occasion de l’Année internationale de la biodiversité pour qu’il soit mis fin à cette hécatombe et qu’on prenne conscience de l’importance vitale des millions d’espèces qui peuplent nos sols, nos forêts, nos océans, nos récifs coralliens et nos montagnes. Notre santé, notre bien-être et notre survie à long terme dépendent de ce réseau complexe et délicat d’écosystèmes.

C’est au Rwanda que se tiendront en 2010 les principales manifestations organisées pour célébrer la Journée mondiale de l'environnement. Ce petit pays africain situé dans la région des Grands Lacs est rapidement en train de se forger une réputation de pionnier écologique. Abritant 52 espèces menacées, dont le rare gorille de montagne, il témoigne de la possibilité de marier la viabilité écologique à la croissance économique. En dépit des nombreuses difficultés auxquelles il fait face, en particulier la pauvreté de sa population et la dégradation des sols sur une grande partie de son territoire, le « pays des mille collines » s’attache à reboiser, utiliser des sources d’énergie renouvelables, pratiquer l’agriculture durable et mettre l’environnement au premier plan dans sa vision pour l’avenir.

Cette année, Kigali sera au cœur des célébrations mondiales, multiculturelles et intergénérationnelles de notre planète, de ses millions d’espèces et des myriades d’interconnexions qui existent entre les éléments de la vie sur Terre. À l’occasion de cette Journée mondiale de l'environnement, j’invite tout le monde, de Kigali à Canberra, de Kuala Lumpur à Quito, à nous aider à sonner l’alarme. Impliquez-vous, faites-vous entendre. Apprenez et partagez vos connaissances. Prenez des initiatives et participez aux opérations de nettoyage. Rétablissez le contact avec la nature, notre force vitale. Ensemble, nous pouvons mettre au point une nouvelle vision pour la biodiversité. Des millions d’espèces. Une planète. Un avenir commun.

haut de la page

 

 

 

Mohamed Nasheed, Président de la République des Maldives

“La destruction du monde naturel coûte à l'économie mondiale quelque $ 2 à $ 5 billions de dollars par an, paradoxalement les économistes remarquent à peine la perte. Il s'agit d'une défaillance fondamentale et profonde du marché au cœur même de notre système économique mondial. Les nations doivent travailler ensemble sur la valeur à accorder à la biodiversité, tout comme nous avons besoin de mettre un prix global sur les émissions de carbone. Ce n'est que lorsque nous comprendrons pleinement la valeur de notre environnement que nous le protégerons adéquatement. Nous avons besoin du monde naturel pour notre nourriture, notre eau potable, notre protection contre les inondations et les tempêtes et pour nous fournir un climat habitable. Si nous perdons la nature, nous serons perdus.”

haut de la page

 

Achim Steiner - Directeur Exécutif du PNUE

La nécessité urgente de mieux gérer les ressources naturelles de la planète est un des thèmes principaux de l’édition 2010 de la Journée mondiale de l'environnement qui arrive en plein milieu de l’Année internationale de la biodiversité de l’ONU. Il a été estimé que chaque année, la dégradation et la destruction des ressources naturelles font perdre quasiment sans qu’on le sache, ni qu'on en parle de 2 000 à 5 000 milliards de dollars à l’économie mondiale.

Le fait que la diversité biologique et les services économiquement importants rendus par les écosystèmes tels que les forêts et les eaux douces ne soient quasiment pas pris en considération dans les comptes nationaux lèse la planète et ses habitants.L’année 2010 est une année où nous nous devons de nous élever fermement et décisivement contre cet état de choses pour mettre fin à la disparition d’espèces et susciter une gestion beaucoup plus intelligente du monde naturel. Un des axes principaux de l’initiative Économie verte lancée par le PNUE en réponse aux multiples défis et opportunités qui se présentent, cette idée jouit d’une résonance et d’un soutien croissants de par le monde, parmi les dirigeants, les entreprises et le public, ainsi qu’au sein du système des Nations Unies.

Le Rwanda, pays hôte de la Journée mondiale de l'environnement 2010, constitue un exemple enthousiasmant de la manière dont non seulement les pays développés mais aussi ceux du Tiers-Monde qui ont le regard tourné vers l’avenir peuvent embrasser le changement.Son Président, M. Paul Kagame, a donné le ton d’un nouveau discours politique africain sur l'environnement et le développement en Afrique et au-delà en lançant, lors de la troisième Conférence ministérielle africaine sur le financement du développement qui s’est tenue récemment à Kigali, un appel en faveur d’une économie verte à faible intensité de carbone et peu gourmande en ressources. À cette occasion, il a souligné les avantages aux plans économique et social, ainsi qu’à celui de l’emploi, procurés par les investissements dans l’infrastructure écologique, à savoir les forêts, les terres et les ressources en eau du pays. Le Rwanda a défini une nouvelle orientation pour les mesures d’atténuation de la pauvreté en mettant l’avenir économique de l’Afrique en relation avec l’investissement dans la durabilité écologique.

La Journée mondiale de l'environnement est, pour les habitants de la planète, une occasion de mettre ces questions en avant et d’amener les communautés locales à agir. Les sites internet de cet événement et de l’initiative sur l’économie des écosystèmes et de la biodiversité, qui sont hébergés par le PNUE, offrent à cet égard une profusion d’idées. Jumelez un cours d’eau de votre ville avec un autre d’un continent différent ou demandez à votre supermarché local d’afficher des informations tournant autour des produits alimentaires qu’il vend comme, par exemple, la relation entre le miel et les extraordinaires services d’une valeur se montant à plusieurs milliards de dollars rendus par les insectes pollinisateurs tels que les abeilles. Vous pouvez également télécharger du matériel sur la richesse et la valeur du monde vivant et monter une exposition à ce sujet dans votre école, votre club sportif, votre banque ou la mairie de votre ville ou faire un film montrant la manière dont le café que vous buvez le matin dépend de la durabilité des services fournis par les forêts, par exemple au Costa Rica ou au Kenya.

Le temps est venu de galvaniser les autorités, notamment en renforçant la sensibilisation communautaire et l’action publique à partir de la base, si on veut que l’économie verte prenne racine partout dans le monde.

Le thème de la Journée mondiale de l'environnement 2010 est « Des millions d’espèces. Une planète. Un avenir commun ». Il est grand temps que la seule espèce dotée du pouvoir de provoquer des changements positifs reconnaisse ces vérités fondamentales.

Regarder le message vidéo enregistré par Mr. Steiner's pour le WED

haut de la page

 

Dr Hussein Bagirov, Ministre de l'écologie et des ressources naturelles de la République d'Azerbaijan

Aujourd'hui, en Azerbaïdjan, nous observons des exemples prometteurs d'actions globales visant à protéger l'environnement. A partir de maintenant, nous devons tous être impliqués dans un processus actif de protection de la nature, et ce dans tous les secteurs de la société: que ce soit les entreprises, les collectivités, les écoles ou encoré les comportements humains.

2010 a été déclarée “Année de l'environnement” par notre président en Azerbaïdjan dans le cadre de l’initiative Green Earth. C'est une grande responsabilité pour tout le monde. Au cours des dernières années nous avons obtenu de bons résultats en ce qui concerne la protection de l'environnement, cependant il reste énormement à faire.

Notre planète est confrontée à de gigantesques menaces pour l'environnement. Nous, les citoyens du monde, devons unir nos efforts pour relever les défis de notre temps. Nous ne devrions pas attendre que la crise nous réveille dans le cauchemard de la réalité. Nous lançons un appel à l'action individuelle et collective. Par exemple organiser un nettoyage du quartier, cesser d'utiliser des sacs en plastique, organiser des plantation d'arbres collectives, aller au travail à pied ... Les possibilités sont infinies.

Joignez-vous à la Journée mondiale de l'environnement de 2010 et diffuser ce message partout pour la planète! Nous devrions devenir sa voix et son espoir. Nous sommes impatients de participer à cette célébration du WED, la plus grande jamais organisée, et nous comptons sur vous pour y arriver!

L'Azerbaïdjan sera un pôle principal du WED 2010 en Europe.

haut de la page

 

MESSAGES DU WED

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU


Mohamed Nasheed, Président de la République des Maldives


Achim Steiner, Directeur exécutif du PNUE et Secrétaire adjoint de l'ONU


Dr Hussein Bagirov, Ministre de l'écologie et des ressources naturelles de la République d'Azerbaidjan