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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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Chapitre 2: État de l'environnement et politiques suivies de 1972 à 2002

L'arrière-plan socioéconomique
La terre
Les forêts
La diversité biologique
Les eaux douces
La mer et les côtes
L'atmosphère
Les zones urbaines
Les catastrophes
Conclusions

L'établissement de rapports sur l'état de l'environnement a commencé aux États-Unis en 1969 avec l'adoption de la National Environmental Policy Act (NEPA) ; c'est devenu ensuite un impératif mondial après la déclaration adoptée à la Conférence de Stockholm sur l'environnement en 1972. On a mis d'abord l'accent sur l'état de l'environnement biophysique - les terres, les eaux douces, les forêts, la flore et la faune sauvages par exemple. Généralement, l'homme était présenté comme une menace pour l'environnement. Puis ces rapports, au fil des ans, sont devenus plus intégrés et on prend désormais en compte les interactions complexes entre l'homme et la nature pour évaluer et analyser les changements intervenus dans l'état de l'environnement.

Depuis, des rapports sur l'état de l'environnement sont établis pratiquement à tous les niveaux fonctionnels : le cadre local, national, sous-régional, régional et mondial. Les démarches suivies sont diverses : certaines sont centrées sur un milieu physique tel que la terre et l'eau, certaines sont sectorielles, portant sur l'agriculture et la forêt par exemple, certaines sont des analyses de problèmes particuliers tels que la dégradation des terres et la pollution (certains rapports mêlent ces diverses démarches). D'autres fils directeurs sont suivis : pression-état-réponse, puis : forces motricespression- état-impact-réponse. Ces différentes méthodes ont bien rempli leur objet, mais leur faiblesse principale tient à la linéarité de la méthode suivie pour aborder des processus écologiques et des interactions entre l'homme et l'environnement qui sont complexes. Souvent, les rapports sur l'état de l'environnement méconnaissent en partie le fait que si l'homme a un certain impact sur l'environnement, l'environnement a également un impact sur l'homme.

Avec le temps, par conséquent, une conception de l'évaluation et de l'analyse environnementale plus intégrée est apparue ; elle vise à montrer la complexité des relations de causalité entre l'homme et la nature. Elle cherche à relier les causes (forces motrices et pressions) aux situations environnementales (état) jusqu'aux activités (politiques et décisions) qui ont déterminé l'état de l'environnement au cours des 30 dernières années, et les impacts que ces changements ont désormais sur l'homme.

L'analyse est d'abord thématique - tendances socioéconomiques, terre, forêts, diversité biologique, eaux douces, zones côtières et marines, atmosphère, zones urbaines, catastrophes - mais la nature globale de l'environnement est soulignée chaque fois que nécessaire. Ces questions thématiques sont analysées d'abord au niveau mondial, puis au niveau des régions retenues pour le GEO : Afrique, Asie et Pacifique, Europe, Amérique latine et Caraïbes, Amérique du Nord, Asie occidentale et régions polaires. Les parties portant sur la situation mondiale mettent en évidence un grand nombre des principaux problèmes qui se posent dans chaque secteur, en montrant les tendances constatées au cours des 30 dernières années. L'analyse retient comme base de référence la Conférence de Stockholm de 1972, examine l'évolution de chaque problème et montre comment la communauté internationale a tenté de le résoudre.

Au niveau régional, à la faveur de divers processus de consultation, chaque région a identifié elle-même les deux ou trois grandes questions qu'il importait d'analyser du point de vue de chaque secteur ou thème. Ces problèmes sont examinés dans les pages qui suivent ; leur liste est donnée dans le tableau en regard. Ce tableau fait apparaître des questions qui se posent à toutes les régions, montrant bien la nature mondiale de la problématique de l'environnement. En outre, on indique dans ce tableau certaines disparités régionales spécifiques, qui ont appelé des réponses régionales spécifiques. Dans l'ensemble du rapport, les sections et les graphiques portant sur les régions sont codées par couleur, pour être facilement reconnaissables (voir le tableau des couleurs régionales).

Note : Ce tableau indique, pour chaque région couverte dans le présent chapitre, les deux ou trois grandes questions thématiques retenues. En raison de la filière linéaire retenue : forces motricespression- état-impactréponse, un problème peut, dans cette analyse, être couvert par deux thèmes ou plus. Par exemple, la dégradation des forêts peut être la force principale de la perte de la diversité biologique dans une région alors que dans une autre elle peut être le principal sujet de préoccupation.

Une différenciation sous-régionale de l'analyse est également fournie le cas échéant. Des exemples pris au niveau national sont présentés pour souligner certaines évolutions frappantes. Le but de l'évaluation cohérente du bilan des politiques suivies, en fin de compte, est de dégager les succès et les échecs du développement et de l'application des politiques de l'environnement, pour guider les initiatives futures.

Les analyses sont étayées par des graphiques et autres illustrations conçus à l'aide des données spécifiquement établies pour GEO-3 durant la période de 30 ans retenue pour ce bilan. Les données ont été établies à partir de très nombreuses sources différentes puis, chaque fois que cela a été possible, agrégées à partir du niveau national, jusqu'aux niveaux sousrégional, régional et mondial, de façon à rendre possibles des comparaisons. La base de données GEO-3, dont certains éléments sont désormais disponibles sur le CDROM diffusé avec le présent rapport, a cherché à résoudre certains des problèmes concernant les données qui avaient d'abord été repérés dans le GEO-1 en 1997 : la nécessaire harmonisation des ensembles nationaux de données et l'obtention d'ensembles de données mondiales.

Le présent chapitre met en avant la notion d'intégration : entre les régions, entre l'état de l'environnement et les politiques suivies, entre le passé et l'avenir, entre les thèmes et entre les grands domaines sectoriel, environnemental, économique, social et culturel par exemple. On tente également d'analyser les politiques suivies (les réponses sociales) face à des problèmes environnementaux précis, en montrant les impacts positifs et négatifs des mesures prises sur l'environnement, et la façon dont l'environnement peut déterminer les politiques suivies, aussi bien rétrospectivement que prospectivement. Le chapitre examine les impacts des politiques publiques et des actions du secteur privé ; il examine aussi les politiques régionales et mondiales, en incluant les accords multilatéraux relatifs à l'environnement. L'analyse prend en considération non seulement les politiques environnementales mais aussi les impacts des politiques générales sur les questions environnementales telles que les politiques sociales et économiques générales pour autant qu'elles ont des répercussions sur l'environnement.

Un autre élément important traité dans ce chapitre est l'utilisation des images landsat pour illustrer les changements intervenus au cours des 30 dernières années dans l'environnement. Ces images sont produites par Landsat, lancé en 1972, année qui coïncide avec celle de la Conférence de Stockholm. Les images Landsat, que l'on trouve reproduites sur une page et parfois deux à la fin de chaque section, à la rubrique «Notre environnement en mutation », font apparaître les importants changements constatés dans différents endroits de différentes régions.