About UNEP UNEP Offices News Centre Publications Events Awards Milestones UNEP Store
GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
UNEP Website GEO Home Page

La dégradation et la disparition des habitats

Nombre d'espèces de vertébrés menacées : Afrique

Note : Les espèces gravement menacées (risque extrêmement élevé d'extinction dans un proche avenir); les espèces menacées (risque très élevé d'extinction dans un proche avenir); les espèces vulnérables (risque élevé d'extinction à moyen terme).

Les données portent sur l'ensemble des espèces de vertébrés menacées à l'échelle mondiale pour lesquelles il existe des registres nationaux dans la base de données PNUE-CMSC (PNUECMSC, 2001a). Les espèces marines enregistrées par zone océanique ne sont pas incluses.

Au cours des 30 dernières années, de nombreux habitats ont été dégradés ou ont disparu. Dans son évaluation des ressources forestières mondiales (FAO, 2000), la FAO estime que le rythme de la déforestation en Afrique durant la période 1990-2000 atteignait l'équivalent de 0,78 % de la surface totale des forêts chaque année, ce qui correspond à la perte d'environ 5,2 millions d'hectares par an. La principale cause du recul des forêts est le défrichage à des fins agricoles, mais l'exploitation du bois d'ouvre et du bois de feu, les brûlis et le surpâturage ont aussi joué un rôle important. L'écobuage des herbages est largement pratiqué dans de nombreux pays africains, et chaque année les feux détruisent 25 à 50 % du couvert végétal dans la zone aride du Soudan et 60 à 80 % du couvert végétal dans les zones humides de Guinée (Menaut et autres, 1991).

Il est difficile d'évaluer l'impact de la disparition et de la dégradation des habitats sur la diversité biologique. Toutefois, on a observé une réduction inquiétante de la population de nombreuses espèces. Par exemple, sur l'ensemble du continent africain, la population d'éléphants est tombée d'environ 1 300 000 à 500 000 durant les années 80. Le déclin des populations d'animaux sauvages a été particulièrement fort dans les zones où il y a beaucoup de braconnage, des guerres civiles, et là où le taux de mise en culture des terres et d'augmentation de la densité de population humaine est élevé (Happold, 1995). En 1986, l'Afrique centrale avait perdu à peu près la moitié de ses habitats de faune et de flore sauvages (McNeely et autres, 1990). Le drainage des terres humides pour la mise en culture ou le développement urbain, la dégradation due au surpâturage et à la collecte de bois de feu et la pollution causée par des rejets d'effluents ont fait disparaître jusqu'à 50 % des terres humides d'Afrique australe (DEAT, 1999) et d'Afrique occidentale (Armah et Nyarko, 1998 ; Oteng-Yeboah, 1998), et quelque 80 % des forêts de Haute-Guinée ont déjà été défrichées (Conservation International, 1999).

De 1980 à 1995, le nombre de plantes qui ont disparu d'Afrique australe est passé de 39 à 58, et le nombre de plantes menacées a plus que doublé (Hilton-Taylor, 1996). D'après des estimations récentes, plus de 700 espèces de vertébrés (voir graphique), un millier environ d'espèces d'arbres (Hilton-Taylor 2000) et plusieurs centaines d'autres espèces de plantes (UICN, 1997) sont menacées d'extinction.