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GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
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Les mesures de protection de la diversité biologique

À l'heure actuelle, seuls 5 % de la superficie terrestre de l'Europe sont désignés zones protégées (voir graphique). Les principaux instruments qui régissent la protection des habitats sont Agenda 2000, Natura 2000, le réseau Émeraude et le Réseau écologique paneuropéen. Au moyen de ces instruments, on prévoit de créer un réseau écologique cohérent, à l'échelle européenne, d'habitats naturels et semi-naturels, et de mettre en place ou de rétablir des couloirs liant les zones protégées dans toute la région.

Zones protégées : Europe

Note : Le nombre de zones protégées se fonde sur les zones appartenant aux catégories I à VI de l'UICN.

Source : Graphique établi à partir des travaux du PNUECMSC, 2001b.

Agenda 2000 est un programme d'action conçu pour renforcer les politiques de l'UE. Il vise notamment à promouvoir de nouvelles interactions entre les zones rurales et la diversité biologique, au moyen de mesures agro-environnementales, de fonds structurels, de mesures d'aide aux zones défavorisées, de mesures de reforestation, etc.

Dans l'UE, le réseau Natura 2000 (Hoffmann, 2000) devrait devenir opérationnel d'ici quelques années et plus de 10 % du territoire de l'UE seraient désignés zones de conservation de la nature. Pour les pays non membres de l'UE, un programme moins contraignant (le réseau Émeraude) a été créé récemment dans le cadre de la Convention de Berne. Quelques pays d'Europe orientale ont déjà créé leurs propres réseaux Natura 2000.

Ces initiatives sont des éléments essentiels de la contribution de l'Europe à la mise en ouvre de la CDB. La stratégie de l'UE vise à compléter les initiatives de défense de la diversité biologique à l'échelon national par un ensemble de plans d'action visant à intégrer la préservation de la diversité biologique dans d'autres politiques et programmes sectoriels. De même, une grande partie des autres pays d'Europe sont en train d'élaborer des plans d'action nationaux pour préserver la diversité biologique.

Les pays d'Europe centrale et orientale possèdent encore de nombreux paysages et écosystèmes bien préservés, ainsi que des espèces qui sont rares ou ont déjà disparu en Europe occidentale. La plupart des zones protégées de ces pays ont été désignées à la fin des années 70 et sont souvent entourées d'importantes zones tampons et reliées par des couloirs d'habitats. Toutefois, la transition économique exerce des pressions sur le système de protection de la nature car les ressources financières des États ont diminué, et ce réseau est aujourd'hui menacé (voir encadré).

L'aide financière à l'appui de la diversité biologique en Europe centrale et orientale
La transition économique en Europe orientale a entraîné un assèchement des fonds destinés à la protection de la diversité biologique. En Bulgarie par exemple, les ressources nationales se sont effondrées au milieu des années 90 et aujourd'hui jusqu'à 90 % du financement de la diversité biologique proviennent de sources extérieures, soit de l'UE soit de donateurs bilatéraux, les Pays-Bas fournissant à eux seuls 4 à 6 millions d'euros ; l'Allemagne et la Suisse apportent aussi des contributions importantes. Toutefois, l'aide extérieure dépasse rarement 10 à 15 % des besoins. Certains parcs très fréquentés d'Europe centrale sont en partie financés par des droits d'entrée, mais ceux-ci ne peuvent jamais couvrir plus de 50 % des frais d'entretien (OCDE, 1999).