About UNEP UNEP Offices News Centre Publications Events Awards Milestones UNEP Store
GEO-3: GLOBAL ENVIRONMENT OUTLOOK  
UNEP Website GEO Home Page

La pêche et l'aquaculture

Prises annuelles de poissons par habitant (kg) : Asie er Pacifique
Production annuelle de l'aquaculture par habitant (kg) : Asie et Pacifique

Alors que les prises de poissons, dans la région, n'ont pratiquement pas changé au cours des 30 dernières années, la production de l'aquaculture a fortement augmenté

Note : Ces chiffres comprennent les poissons de mer et d'eau douce, mais non les crustacés et les mollusques

Source : Données établies d'après Fishstat, 2001, et des travaux de la Division de la population du Secrétariat de l'ONU, 2001

La production de poisson et l'aquaculture sont très largement pratiquées dans la région. La surexploitation des stocks de poissons et des pratiques d'aquaculture défectueuses est un sujet de préoccupation au Bangladesh (Département de l'environnement, SACEP et PNUE, 2001), en Inde (CESAP et BAsD, 2000), au Pakistan (CESAP, 1996), à Sri Lanka, dans beaucoup de pays insulaires du Pacifique et dans certains autres pays. La surexploitation des crustacés dans les zones côtières a amenuisé les possibilités d'exportation des espèces capturées, et encouragé l'aquaculture dans presque tous les pays de la région.

L'abattage des forêts de palétuviers pour l'organisation d'une culture des crevettes est devenu, ces dernières années, une question majeure. On estime que plus de 60 % des zones de mangrove de l'Asie ont ainsi été converties en exploitations d'aquaculture (CESAP, 2000). En dehors de la réduction progressive des superficies de mangrove, l'aquaculture a entraîné le rejet de nutriments, d'agents pathogènes et de produits chimiques dangereux dans les eaux de la mer. En Inde, ces élevages de crustacés ont été aménagés dans des zones côtières basses, et cela a eu pour effet de priver de terres agricoles les agriculteurs déjà pauvres, entraînant la salinisation des eaux souterraines dans les villages proches de la côte et la pollution des cours d'eau, par une charge excessive en nutriments (Subramaniam, 1994, dans CESAP et BAsD, 2000).

Un certain nombre de pays, parmi lesquels l'Australie, l'Inde, les Maldives, la Nouvelle-Zélande, les Philippines et Sri Lanka ont adopté une législation qui vise à résoudre les problèmes posés par la pollution et par la surexploitation des stocks de poissons. Les gouvernements ont également pris de premières mesures pour mieux gérer la pêche en réduisant les subventions accordées à cette activité et en réglementant les droits d'accès aux zones de pêche. La pêche au thon dans le Pacifique Sud offre un excellent exemple de coopération internationale pour la protection de la pêche en haute mer, qui pourrait se révéler être le premier modèle d'une organisation multinationale, durable, de la pêche en haute mer, dans le monde. En dépit des initiatives positives de cette nature, les ressources halieutiques pélagiques et côtières demeurent surexploitées par les sociétés multinationales, et des négociations sont nécessaires pour garantir que les avantages d'une exploitation viable à terme vont bien aux habitants du Pacifique.